Harriet Smithson(1800 — 1854)
Harriet Smithson
France
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Actrice irlandaise célèbre pour ses rôles shakespeariens, elle triompha à Paris en 1827. Hector Berlioz, fou d'elle, lui dédia sa Symphonie fantastique avant de l'épouser en 1833.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Née en 1800 à Ennis, en Irlande
- Triomphe à Paris en 1827 dans des pièces de Shakespeare (Ophélie, Juliette) avec une troupe anglaise
- Inspire à Hector Berlioz sa Symphonie fantastique (1830), où elle devient l'« idée fixe »
- Épouse Hector Berlioz en 1833, mariage qui se dégrade ensuite
- Morte en 1854 à Paris après des années de maladie
Œuvres & réalisations
Rôle qui la rendit célèbre à Paris : sa scène de folie bouleversa le public et marqua durablement le théâtre romantique français.
Interprétation acclamée qui fit d'elle l'incarnation de l'héroïne shakespearienne pour le public parisien.
Autre grand rôle shakespearien de son répertoire présenté lors de la saison anglaise à Paris.
Engagements dans les grands théâtres anglais qui forgèrent sa réputation avant son succès français.
Sans en être l'autrice, elle est la muse de cette œuvre fondatrice du romantisme musical signée Berlioz.
Anecdotes
En septembre 1827, une troupe anglaise débarque à Paris pour jouer Shakespeare en version originale. Quand Harriet Smithson incarne Ophélie puis Juliette à l'Odéon, le public français découvre un théâtre violent et passionné qui rompt avec les règles classiques. Le jeune Hector Berlioz, assis dans la salle, tombe éperdument amoureux d'elle sans même lui avoir parlé.
Berlioz fut tellement obsédé par Harriet qu'il transforma sa passion en musique : la Symphonie fantastique (1830) raconte les rêveries d'un artiste hanté par une femme aimée, représentée par une mélodie récurrente appelée « idée fixe ». Pourtant, à cette époque, Harriet ignorait presque tout de l'existence de ce compositeur.
Le couple ne parlait quasiment pas la langue de l'autre quand ils se rencontrèrent enfin : Berlioz baragouinait l'anglais, Harriet à peine le français. Ils se marièrent malgré tout en octobre 1833, avec le poète Heinrich Heine et le pianiste Franz Liszt parmi les témoins.
Une grave chute lui brisa la jambe vers 1833, mettant fin à sa carrière d'actrice. Endettée et incapable de remonter sur scène, elle vit son mariage avec Berlioz se dégrader peu à peu, jusqu'à une séparation, même si le compositeur continua de subvenir à ses besoins.
Quand Harriet jouait Ophélie devenue folle, des spectateurs parisiens, peu habitués à une telle intensité dramatique, fondaient en larmes ou poussaient des cris dans la salle. Sa façon de mourir sur scène en Juliette devint un modèle pour toute une génération d'acteurs romantiques.
Sources primaires
Je tombai tout à coup, ce fut un coup de foudre, dans un amour dont je ne puis donner aucune idée. Shakespeare, en m'apparaissant ainsi à l'improviste, me foudroya.
Miss Smithson me bouleverse ; je l'ai vue dans Juliette, je l'ai vue dans Ophélie, et je ne puis plus penser à autre chose.
Miss Smithson a porté dans le rôle d'Ophélie une vérité de douleur et une grâce de folie qui ont remué la salle entière.
Lieux clés
Ville d'Irlande associée à la naissance et aux origines familiales de Harriet Smithson, fille de comédiens.
Scène parisienne où la troupe anglaise joua Shakespeare en 1827, consacrant le triomphe de Harriet en Ophélie et Juliette.
Capitale où Harriet débuta sa carrière théâtrale, notamment au Drury Lane et au Covent Garden, avant de partir pour Paris.
Ville de sa gloire, de son mariage avec Berlioz et de sa mort. Elle y vécut ses dernières années, malade et endettée.
Quartier où Harriet fut inhumée ; ses restes furent plus tard transférés au cimetière où repose aussi Berlioz.






