Herbert von Karajan(1908 — 1989)
Herbert von Karajan
Autriche, Troisième Reich, Cisleithanie
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Herbert von Karajan (1908-1989) est un chef d'orchestre autrichien, l'un des plus célèbres du XXe siècle. Directeur musical de l'Orchestre philharmonique de Berlin pendant plus de trente ans, il a marqué l'histoire de la direction d'orchestre et du disque classique.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né le 5 avril 1908 à Salzbourg, en Autriche
- Adhère au parti nazi en 1933, ce qui suscitera des controverses après-guerre
- Nommé directeur musical à vie de l'Orchestre philharmonique de Berlin en 1955, poste qu'il occupe jusqu'en 1989
- Réalise plus de 900 enregistrements, devenant une figure majeure de l'industrie du disque classique
- Mort le 16 juillet 1989 à Anif, près de Salzbourg
Œuvres & réalisations
Plusieurs intégrales enregistrées, parmi les versions les plus célèbres et les plus vendues du XXe siècle.
Plus de trois décennies à la tête de l'un des plus grands orchestres du monde, qu'il modela à son idéal sonore.
Festival lyrique et symphonique haut de gamme qu'il créa et anima, notamment autour des opéras de Wagner.
Pionnier de la captation audiovisuelle, il fonda sa société de production pour filmer ses interprétations.
Son influence accéléra l'adoption du CD ; la Neuvième de Beethoven sous sa direction servit de référence à ce nouveau format.
Interprétations marquantes à Vienne, Salzbourg et Berlin, alliant rigueur orchestrale et grand sens du spectacle.
Anecdotes
Karajan était passionné de vitesse et de machines : il pilotait des avions privés, possédait une collection de voitures de sport et naviguait sur son propre yacht. Cette fascination pour la technologie l'a poussé à s'intéresser très tôt aux nouvelles façons d'enregistrer et de filmer la musique.
Surnommé « le directeur musical de l'Europe » dans les années 1950, il cumulait simultanément la direction de l'Orchestre philharmonique de Berlin, de l'Opéra de Vienne, du Festival de Salzbourg et de nombreux enregistrements. Peu de musiciens ont jamais concentré autant de pouvoir artistique.
Karajan dirigeait presque toujours les yeux fermés et de mémoire, sans partition. Il affirmait que diriger se faisait avec l'oreille intérieure et que le geste devait suggérer la musique plutôt que de simplement battre la mesure.
Convaincu que le son et l'image allaient ensemble, il fonda sa propre société de production audiovisuelle pour filmer ses concerts. Il fut aussi l'un des premiers grands chefs à soutenir le disque compact (CD), affirmant que « tout le reste, c'est du gaz d'éclairage ».
Son adhésion au parti nazi en 1933, alors qu'il faisait carrière en Allemagne, lui valut après la guerre une interdiction temporaire de diriger et reste une part controversée de sa biographie, discutée encore aujourd'hui.
Sources primaires
Je veux que l'auditeur, chez lui, ait exactement l'impression d'être à la meilleure place de la salle de concert.
Tout le reste n'est que du gaz d'éclairage.
La pire chose que l'on puisse faire à un orchestre, c'est de lui donner un ordre clair, car il cesse alors d'écouter.
Lieux clés
Ville natale de Karajan et patrie de Mozart, où il dirigea longtemps le Festival et fonda le Festival de Pâques.
Salle moderne inaugurée en 1963, siège de l'Orchestre philharmonique de Berlin qu'il dirigea plus de trente ans.
Théâtre lyrique prestigieux dont Karajan assura la direction artistique à partir de 1956.
Village autrichien où Karajan résidait et où il mourut le 16 juillet 1989.
Ville allemande où, jeune chef, Karajan obtint l'un de ses premiers postes importants dans les années 1930.
