
Hilma af Klint
Hilma af Klint
1862 — 1944
Suède
peintre suédoise, théosophe et pionnière dans l'art abstrait (1862–1944)
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Faits marquants
Œuvres & réalisations
Série de 193 peintures sur toile, organisée en sous-groupes thématiques (Les Dix Plus Grands, Les Cygnes, L'Évolution…), qui constitue l'œuvre majeure d'af Klint et l'une des premières expressions de l'art abstrait dans l'histoire de l'art mondiale.
Sous-série de dix toiles monumentales (certaines de 3,28 m de haut) représentant les étapes de la vie humaine — enfance, jeunesse, maturité, vieillesse — à travers des formes organiques et des couleurs symboliques intenses.
Série de peintures explorant la dualité et l'union des opposés (masculin/féminin, lumière/ombre) à travers des formes biomorphiques fluides, souvent en noir et blanc, d'une grande modernité formelle.
Série de petits formats explorant de manière symbolique la croissance spirituelle et la structure de la vie, mêlant formes végétales et géométrie sacrée dans une composition d'une grande délicatesse.
Petites peintures abstraites inspirées des découvertes de la physique atomique naissante, témoignant de l'intérêt d'af Klint pour la science contemporaine qu'elle mêlait à ses intuitions spirituelles.
Parmi les premières peintures pleinement abstraites de la série, représentant les principes opposés et complémentaires de l'existence à travers des formes en spirale et des couleurs contrastées, sans aucune référence au monde visible.
Anecdotes
Hilma af Klint a peint sa série monumentale 'Les Peintures pour le Temple' entre 1906 et 1915, soit plusieurs années avant que Kandinsky, Mondrian ou Malevitch ne soient reconnus comme les pères de l'art abstrait. Elle était convaincue que ses œuvres étaient guidées par des esprits supérieurs qu'elle appelait les 'Maîtres', et elle ne les montra quasiment jamais de son vivant.
Hilma af Klint faisait partie d'un groupe secret de cinq femmes artistes et médiums appelé 'De Fem' (Les Cinq), qui se réunissaient à Stockholm pour des séances spirites. C'est lors de l'une de ces séances, en 1906, qu'elle aurait reçu la mission de peindre une série de grandes toiles symbolisant l'évolution de l'humanité.
Dans son testament, Hilma af Klint stipula que ses quelque 1 200 œuvres et 150 cahiers de notes ne devaient pas être montrés au public avant vingt ans après sa mort, car elle craignait que le monde ne soit pas encore 'prêt' à les comprendre. Ce n'est qu'à partir des années 1980 que ses œuvres commencèrent à être vraiment exposées.
Hilma af Klint mesurait ses grandes toiles en fonction de l'espace qu'elle imaginait pour un temple idéal. Certaines peintures de la série 'Les Cygnes' ou 'Les Dix Plus Grands' atteignent plus de trois mètres de hauteur. Elle travaillait souvent seule dans son atelier, en silence, comme en état de transe méditative.
Bien que suédoise, Hilma af Klint séjourna plusieurs fois sur l'île de Munsö sur le lac Mälaren, où elle peignit et méditait. À la fin de sa vie, elle rejoignit la communauté anthroposophique fondée par Rudolf Steiner, dont les idées spirituelles sur l'évolution de l'humanité influencèrent profondément son œuvre.
Sources primaires
Les Maîtres m'ont demandé de peindre ce qui ne peut être vu, ce qui est au-delà du voile du monde visible. Je dois être le canal, pas l'auteur.
Ces peintures appartiennent à un monde futur. Je ne cherche pas la gloire de mon vivant ; ce qui importe, c'est que l'œuvre existe et soit transmise.
Je lègue l'ensemble de mes œuvres, carnets et documents à la Fondation Hilma af Klint. Ces peintures ne devront pas être exposées au public avant vingt ans après ma mort.
Hilma af Klint a développé un vocabulaire visuel entièrement autonome, fondé sur la théosophie et le spiritisme, bien avant les grandes figures masculines de l'abstraction européenne.
Lieux clés
C'est ici qu'af Klint reçut sa formation artistique classique entre 1882 et 1888, maîtrisant le portrait et le dessin naturaliste avant de s'aventurer dans l'abstraction.
Son atelier personnel à Stockholm était le lieu de création de la quasi-totalité de ses œuvres abstraites. C'est là qu'elle peignit les immenses toiles des 'Peintures pour le Temple', souvent dans un état de concentration méditative.
Hilma af Klint possédait une maison de retraite sur cette île tranquille à l'ouest de Stockholm, où elle se ressourçait, méditait et poursuivait ses recherches spirituelles et picturales loin de l'agitation de la ville.
Siège mondial de la Société anthroposophique fondée par Rudolf Steiner, que Hilma af Klint visita. Le Goetheanum, avec ses formes organiques et sa conception spirituelle de l'architecture, résonait avec sa propre vision d'un 'temple' pour ses peintures.
Ce musée accueillit en 1986 la première grande rétrospective posthume de l'artiste, marquant le début de la reconnaissance internationale de son œuvre pionnière.
Objets typiques
Pour ses peintures monumentales, af Klint utilisait de larges toiles non apprêtées, parfois fixées directement au sol ou au mur de son atelier. Ces supports imposants lui permettaient de travailler à l'échelle architecturale qu'elle imaginait pour son 'temple'.
Hilma af Klint a rempli plus de 150 carnets de croquis, symboles, formules et réflexions spirituelles qui constituent une véritable clé de lecture de son œuvre picturale. Ces carnets sont aujourd'hui conservés par la Fondation Hilma af Klint à Stockholm.
Ses compositions abstraites reposent sur des formes géométriques précises — spirales, cercles, ovales — tracées avec rigueur. Le compas et la règle étaient des outils essentiels dans son atelier, témoignant d'une approche à la fois intuitive et mathématique.
Af Klint préparait elle-même certains de ses mélanges de couleurs, cherchant des teintes vibrantes — roses, bleus électriques, jaunes lumineux — qui n'existaient pas dans les gammes commerciales de l'époque.
Dans les réunions des 'De Fem', une table ronde servait de support pour les séances de communication automatique et d'écriture médiumnique. C'est autour de cette table que les premières impulsions des grandes séries picturales auraient été transmises.
Hilma af Klint travaillait comme illustratrice scientifique pour l'Institut vétérinaire de Stockholm. Ses planches de botanique et d'anatomie animale témoignent d'une maîtrise du dessin naturaliste qui nourrit paradoxalement son vocabulaire abstrait (formes organiques, spirales végétales).
Programmes scolaires
Vie quotidienne
Matin
Hilma af Klint se levait tôt, selon la discipline des communautés anthroposophiques qu'elle fréquentait. Elle commençait sa journée par une période de méditation ou de lecture des écrits de Rudolf Steiner ou de Madame Blavatsky, cherchant à se mettre dans un état de réceptivité spirituelle avant d'entrer dans son atelier.
Après-midi
L'après-midi était consacré au travail pictural, souvent pendant de longues heures de concentration silencieuse. Sur ses grandes toiles posées au sol ou accrochées au mur, elle travaillait avec des pinceaux fins et larges, mêlant intuition et rigueur géométrique. Elle interrompait parfois sa séance pour noter dans ses carnets des symboles ou des phrases inspirées.
Soir
Le soir, Hilma af Klint se retrouvait parfois avec le groupe 'De Fem' pour des séances spirites ou des lectures communes. Elle consignait dans ses carnets les 'messages' reçus pendant la journée et planifiait les prochaines étapes de ses grandes séries. Elle menait une vie simple, peu mondaine, tournée vers la recherche intérieure.
Alimentation
Conformément aux pratiques anthroposophiques qu'elle adopta progressivement, af Klint privilégiait une alimentation simple et peu carnée — pain noir, légumes nordiques, poisson, lait et fromages suédois. Elle mangeait sobrement, considérant la frugalité comme une vertu spirituelle.
VĂŞtements
Hilma af Klint s'habillait avec la sobriété bourgeoise typique des femmes suédoises cultivées de son époque : robes sombres à col haut, tablier de travail dans l'atelier, parfois un châle de laine lors des séances de méditation en groupe. Elle ne cherchait pas à attirer l'attention par sa mise.
Habitat
Elle vivait dans un appartement-atelier à Stockholm, fonctionnel et dépouillé, où les toiles occupaient l'essentiel de l'espace. Les murs étaient couverts de ses propres œuvres et de schémas symboliques. Elle disposait également d'une retraite à la campagne sur l'île de Munsö, qu'elle considérait comme un lieu de ressourcement et de recueillement.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Galerie
Hilma af Klint - Self-portrait
Portraitlabel QS:Len,"Portrait"
Portraitlabel QS:Lsv,"Porträtt"label QS:Len,"Portrait"label QS:Lse,"Bröstbild av matros"
Hilma af Klint - The Ten Largest no. 10 - Old Age. Tempera painting from 1907
John Schamyl Björling
Hilma af Klint, portrait photograph published in 1901
Hilma af Klint - exhibition view at Guggenheim
Hilma-af-Klint-uncropped
Danish: Evas skabelse. Komposition. Opus IIÂ The Creation of Eve. Composition. Opus IItitle QS:P1476,da:"Evas skabelse. Komposition. Opus IIÂ "label QS:Lda,"Evas skabelse. Komposition. Opus IIÂ "label
Um outro acervo do MAC USP
Style visuel
Formes organiques monumentales aux contours fluides, aplats de couleurs vives et symbolisme théosophique : un style abstrait unique, entre géométrie sacrée et sensibilité Art Nouveau.
Prompt IA
Early 20th century Swedish spiritual abstract painting, large-format canvas with organic biomorphic forms, spirals and nested circles, bold flat color fields in pink, yellow, orange, turquoise and deep blue. Theosophical symbolism, yin-yang dualities, stylized floral and cellular motifs. No perspective, no figures, no landscape. Soft contours blending into each other, watercolor-like washes combined with precise geometric lines. Sacred geometry meets Art Nouveau organic sensitivity. Meditative, transcendent, ahead of its time. References: Hilma af Klint's The Ten Largest, The Swan series.
Ambiance sonore
Ambiance d'un atelier suédois silencieux du début du XXe siècle, entre méditation spirite et travail pictural concentré, avec les sons discrets d'une ville nordique hivernale en arrière-plan.
Prompt IA
Quiet wooden studio in early 20th century Stockholm, soft crackling of a wood stove in winter, distant muffled sounds of a Nordic city — horse hooves on cobblestones, church bells, wind through birch trees. The scratch of a fine brush on canvas, the clink of glass jars filled with pigments, pages of a notebook turning slowly. Silence punctuated by low murmurs of a small group of women in meditation, a faint humming as if in trance, occasional deep breathing. Distant sound of ice cracking on a frozen lake.
Source du portrait
Wikimedia Commons
Aller plus loin
Références
Ĺ’uvres
Les Dix Plus Grands (De tio största)
1907
L'Arbre de la Connaissance (Kunskapsträdet)
1913–1915




