
Jean-François de La Pérouse
Jean-François de La Pérouse
1741 — 1788
France
Officier de marine et explorateur français du XVIIIe siècle, La Pérouse a dirigé une expédition majeure dans l'océan Pacifique (1785-1788). Son voyage a permis des relevés cartographiques importants et des études scientifiques, mais l'expédition a disparu mystérieusement en 1788.
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Faits marquants
- 1785 : Départ de l'expédition de La Pérouse depuis Brest avec deux navires (La Boussole et L'Astrolabe)
- 1786-1787 : Exploration et cartographie des cĂ´tes du Pacifique Nord (Alaska, Californie, Asie de l'Est)
- Explorations scientifiques et ethnologiques en Océanie, notamment en Polynésie
- 1788 : Derniers contacts signalés à Samoa; disparition de l'expédition en mer
- Découverte des restes de l'expédition en 1826 aux îles Vanikoro (Mélanésie)
Œuvres & réalisations
Voyage scientifique autour du monde commandé par Louis XVI, visant à compléter les explorations de Cook. L'expédition produisit des relevés cartographiques et des observations scientifiques majeurs sur le Pacifique.
Ouvrage en quatre volumes édité par Milet-Mureau à partir des journaux rapportés par Lesseps, incluant atlas et planches gravées. Traduit en plusieurs langues, il devint une référence de la littérature d'exploration du XVIIIe siècle.
Ensemble de cartes et de planches illustrées accompagnant la publication du Voyage, représentant les côtes reconnues, les peuples rencontrés et les espèces naturelles observées.
Opération militaire menée par La Pérouse pendant la guerre d'indépendance américaine, témoignant de ses qualités de commandant et lui valant d'être promu capitaine de vaisseau.
Reconnaissance du détroit séparant Sakhaline de l'île d'Hokkaido (Japon), qui porte depuis son nom. Ces relevés comblaient un vide important des cartes européennes de l'Asie orientale.
Anecdotes
Lors de la bataille de la Baie d'Hudson en 1782, La Pérouse s'empara de trois comptoirs britanniques avec seulement deux navires. Fidèle à son sens de l'honneur, il laissa aux prisonniers anglais des vivres suffisants pour survivre jusqu'aux secours, geste rare en temps de guerre qui lui valut une réputation de générosité même chez ses ennemis.
Au moment de quitter Brest en août 1785, Louis XVI s'impliqua personnellement dans la préparation de l'expédition et en révisa lui-même les instructions. Le roi, passionné de géographie, avait étudié les cartes avec La Pérouse et suggéré certaines destinations à explorer — une collaboration royale exceptionnelle pour une mission scientifique.
En avril 1786, l'expédition atteignit les côtes de l'Alaska. Lors d'une tentative de débarquement dans la baie de Lituya, trois chaloupes furent englouties par des courants violents, emportant 21 hommes. La Pérouse, effondré, baptisa le lieu 'Port des Français' et consacra plusieurs pages de son journal à pleurer ses marins disparus.
Avant de disparaître, La Pérouse confia ses journaux de bord et ses cartes à Barthélemy de Lesseps à Petropavlovsk-Kamtchatka en 1787, afin qu'il les ramène en France par voie terrestre. Ce messager traversa toute la Sibérie et l'Europe à pied et en traîneau, arrivant à Versailles en octobre 1788 — quelques mois après la disparition de l'expédition.
Pendant plus de quarante ans, le sort de La Pérouse resta un mystère national. C'est l'explorateur Dumont d'Urville qui, en 1828, retrouva des débris des navires à Vanikoro (îles Salomon). Des enquêtes ultérieures révélèrent que des survivants avaient vécu sur l'île pendant plusieurs mois avant de repartir sur un bateau de fortune, sans que leur destin final ne soit jamais établi avec certitude.
Sources primaires
Nous avons reconnu, à notre grande satisfaction, que les naturels de cette île étaient doux, hospitaliers et sans défiance ; ils nous apportèrent des fruits, des racines et de l'eau fraîche avec une empressement qui nous toucha vivement.
Sa Majesté désire que les astronomes, géographes, botanistes, naturalistes et autres savants qui accompagneront l'expédition emploient tout leur zèle à recueillir les observations les plus utiles aux progrès des sciences et au commerce de la nation.
Je suis arrivé à Botany Bay le 26 janvier 1788. J'ai trouvé les Anglais déjà établis et très avancés dans leurs travaux ; ils ont l'air de vouloir faire une colonie sérieuse de ce pays.
Le vent forcit considérablement dans la nuit du 13 au 14 ; nous avons dû carguer les huniers et filer de la touée. La houle du sud-ouest est très grosse et contrarie nos manœuvres depuis la sortie du détroit.
Lieux clés
Ville natale de La Pérouse, où il grandit dans une famille de petite noblesse. Un musée national y est dédié à l'explorateur.
Grand port militaire d'où l'expédition appareilla le 1er août 1785 avec la Boussole et l'Astrolabe. Brest était le principal arsenal de la Marine royale française.
Lieu du drame du 13 juillet 1786 : trois chaloupes et 21 hommes furent engloutis par des courants traîtres. La Pérouse baptisa le site 'Port des Français' en mémoire de ses marins.
Port où La Pérouse fit escale en 1787 et confia ses précieux journaux à Barthélemy de Lesseps pour les acheminer par voie terrestre jusqu'en France.
Dernière escale connue de l'expédition en janvier-février 1788, où La Pérouse observa l'installation de la première colonie britannique. Sa lettre de Botany Bay est le dernier document que l'on reçut de lui.
Île du Pacifique Sud où les épaves de la Boussole et de l'Astrolabe furent retrouvées en 1828 par Dumont d'Urville, mettant fin à quarante ans de mystère sur le sort de l'expédition.
Objets typiques
Instrument de navigation permettant de mesurer la hauteur des astres pour déterminer la latitude et la longitude. La Pérouse et ses astronomes l'utilisaient quotidiennement pour établir des cartes précises des côtes inconnues.
Horloge de haute précision embarquée sur la Boussole, permettant de calculer la longitude en comparant l'heure locale à l'heure du méridien de référence. C'était une technologie récente, indispensable aux grandes expéditions de la fin du XVIIIe siècle.
Cartes nautiques annotées à la plume, que La Pérouse corrigeait et complétait au fur et à mesure de la navigation. Ces documents constituaient la principale production scientifique de l'expédition.
Habit bleu à parements rouges et dorés, épaulettes d'or, tricorne : l'uniforme distinguait le commandant devant les équipages et lors des rencontres avec les populations locales ou les autorités étrangères.
Registre quotidien tenu par La Pérouse lui-même, consignant observations météorologiques, contacts avec les peuples rencontrés, incidents de navigation et réflexions personnelles. Ces journaux constituent la source principale sur son expédition.
Tissus, outils de fer, miroirs et colifichets embarqués pour établir des relations pacifiques avec les populations du Pacifique. La Pérouse avait reçu des instructions royales précises pour traiter les peuples rencontrés avec respect et équité.
Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
La Pérouse se levait à l'aube pour inspecter le pont, consulter les officiers de quart et vérifier les instruments de navigation. Il supervisait les relevés de position effectués par les astronomes de l'expédition à l'aide du sextant et du chronomètre.
Après-midi
Les après-midis étaient consacrés aux observations scientifiques : prise de sondages, relevés cartographiques des côtes, collecte d'échantillons naturels par les botanistes et naturalistes embarqués. Lors des escales, La Pérouse organisait les échanges avec les populations locales.
Soir
Le soir, La Pérouse rédigeait son journal de bord dans sa cabine, à la lueur des bougies, consignant avec précision les événements de la journée, ses réflexions géographiques et ses observations sur les peuples rencontrés. Il consultait aussi ses officiers pour planifier la navigation du lendemain.
Alimentation
À bord, l'alimentation reposait sur des biscuits de mer, du bœuf et du porc salés, des légumes secs et du vin ou de l'eau-de-vie. La Pérouse veillait à compléter les provisions lors de chaque escale avec des fruits frais, du poisson et de la viande locale pour prévenir le scorbut.
VĂŞtements
En service, La Pérouse portait l'uniforme bleu roi à parements rouges et galons dorés de capitaine de vaisseau, avec tricorne et épée de côté. À bord en mer, il adoptait des tenues plus pratiques : veste de drap et culottes résistantes au sel et à l'humidité.
Habitat
La Pérouse occupait la grande cabine arrière de la Boussole, réservée au commandant : un espace exigu mais privilégié, équipé d'un bureau, d'une couchette et d'étagères pour les cartes et instruments. À terre, lors des escales officielles, il était logé chez les gouverneurs ou dans des résidences coloniales.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Galerie
Louis XVI giving his instructions to Lapérouse on 29 June 1785label QS:Len-gb,"Louis XVI giving his instructions to Lapérouse on 29 June 1785"label QS:Len,"Louis XVI giving his instructions to Lapéro

Jean-François de Galaup de La Pérouse jeune

Jean-François de Galaup comte de La Pérouse

Portait du capitaine de vaisseau Louis-Gaud de Ravennel

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Chateau du GĂ´
Jean-François de La Pérouse (1741 - 1788), Albi, Midi-Pyrénées, France - panoramio (1)
Comte de la Perouse, 1911 V1-FL1928253
Le port de Macao en 1787 expedition La Perouse
Style visuel
Le style visuel évoque la France des Lumières et ses grandes expéditions : marines dramatiques, uniformes royaux bleu et or, cartes gravées avec soin, et la vastitude bleue du Pacifique explorée à la lueur des bougies.
Prompt IA
18th-century French maritime and Enlightenment aesthetic: oil paintings in the style of Louis XVI era portraiture, deep navy blues and gold of royal naval uniforms, dramatic seascapes with tall-masted frigates under full sail on stormy Pacific waters, engraved scientific illustrations of coastlines and exotic peoples in the manner of period exploration atlases, warm candlelight in the captain's cabin over charts and journals, colonial port scenes with diverse peoples trading, Pacific islands with lush tropical vegetation meeting the sea, baroque cartouches and compass roses on aged parchment maps.
Ambiance sonore
L'univers sonore de La Pérouse est celui d'un grand voilier militaire du XVIIIe siècle : grincements de la coque, claquements des voiles, cris des officiers et chants des marins se mêlent aux bruits de la mer et du vent du large.
Prompt IA
Sounds of an 18th-century French sailing ship on the open Pacific Ocean: creaking wooden hull and masts, ropes and rigging straining in the wind, canvas sails flapping and billowing, waves slapping against the bow, seabirds calling overhead, officers shouting orders on deck, the rhythmic sound of sailors hauling lines, distant thunder of cannon fire during naval exercises, the scratching of quill pens in the captain's cabin, clinking of navigational instruments, and the muffled sounds of the crew below deck singing or talking in the evenings.
Source du portrait
Wikimedia Commons — domaine public — Geneviève Brossard de Beaulieu — 1778
Aller plus loin
Références
Ĺ’uvres
Expédition de circumnavigation (Boussole et Astrolabe)
1785-1788
Voyage de La Pérouse autour du monde (publication posthume)
1797
Atlas du Voyage de La Pérouse
1797
Relevés cartographiques du détroit de La Pérouse
1787




