Général de division français des guerres napoléoniennes. Il participa aux grandes campagnes de l'Empire et mourut à Burgos en Espagne lors de la guerre d'Espagne.
Jean-Pierre Firmin Malher(1761 — 1808)
Jean-Pierre Firmin Malher
France
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Général de division sous l'Empire napoléonien
- Participa aux campagnes militaires françaises en Europe
- Mourut à Burgos en Espagne lors de la guerre d'Espagne (1808-1814)
- Fit partie du corps expéditionnaire français dans la péninsule ibérique
Œuvres & réalisations
Participation aux guerres révolutionnaires sur les fronts du Rhin et d'Italie, où Malher forge sa réputation de soldat courageux et gravit les grades. Ces campagnes forment la génération de généraux qui feront la gloire de l'Empire.
Participation aux grandes campagnes napoléoniennes contre les coalitions européennes (Autriche, Prusse, Russie), dans le cadre desquelles Malher exerce le commandement de divisions entières, démontrant sa maîtrise de la tactique napoléonienne.
Déployé en Espagne lors de l'intervention de Napoléon pour rétablir la domination française après la défaite de Bailén, Malher commande une division dans les opérations de reconquête du nord de l'Espagne jusqu'à sa mort à Burgos le 19 octobre 1808.
Anecdotes
Jean-Pierre Firmin Malher est l'un de ces soldats de la Révolution qui gravit tous les échelons de la hiérarchie militaire par le mérite et la bravoure. Né en 1761, il s'engage comme simple soldat avant que la Révolution française n'ouvre les portes du commandement aux hommes du peuple, remplaçant les officiers nobles émigrés par des chefs sortis du rang.
Général de division sous l'Empire, Malher participe aux grandes campagnes napoléoniennes en Europe, côtoyant les maréchaux et les colonnes de la Grande Armée. Sa carrière illustre parfaitement ce que Napoléon appelait le 'bâton de maréchal dans la giberne du soldat' : l'idée que tout soldat courageux pouvait théoriquement accéder aux plus hauts grades.
En 1808, Napoléon décide d'imposer son frère Joseph comme roi d'Espagne, déclenchant une résistance populaire féroce. Malher est envoyé dans la péninsule Ibérique avec l'armée française, dans ce que beaucoup d'officiers considèrent rapidement comme un engrenage sans fin. Il meurt à Burgos le 19 octobre 1808, emporté par la maladie ou les combats, loin des champs de bataille glorieux d'Austerlitz ou d'Iéna.
La guerre d'Espagne, que Napoléon qualifiera lui-même depuis Sainte-Hélène d'ulcère espagnol ('l'ulcère qui m'a perdu'), coûte la vie à des dizaines de généraux français comme Malher. Ces hommes, aguerris aux batailles rangées européennes, se trouvent démunis face à la guérilla : des paysans armés frappant en embuscade, soutenus par les Anglais de Wellington et toute une nation insurgée.
Sources primaires
Les ordres de mouvement et les rapports de situation transmis par le quartier général impérial mentionnent les généraux de division engagés dans la campagne d'Espagne à l'automne 1808, dont les forces opérant autour de Burgos et de la vallée de l'Ebre.
Les récits des officiers de l'état-major impérial présents en Espagne en 1808 décrivent les conditions de la campagne, la résistance espagnole et les pertes subies par l'armée française dans le nord de la péninsule, notamment aux abords de Burgos.
Les dossiers d'état de service conservés à Vincennes recensent les campagnes, promotions et circonstances de la mort des généraux de division de la République et de l'Empire, permettant de retracer la carrière complète de Malher.
Les bulletins officiels publiés par le secrétariat impérial rendent compte des opérations militaires en Espagne et mentionnent les officiers supérieurs mis hors de combat lors des combats et sièges dans la région de Burgos et de Castille.
Lieux clés
Ville du nord de l'Espagne où Malher meurt le 19 octobre 1808. Burgos est un nœud stratégique majeur sur la route de Madrid ; son château fort et sa cathédrale gothique en font une place convoitée, théâtre de durs combats lors de la guerre d'Espagne.
Institution fondée par Louis XIV, devenue sous la Révolution et l'Empire le haut lieu de l'armée française. Le nom des généraux morts pour la France y est gravé, et les grands personnages militaires comme Malher sont honorés dans cette mémoire nationale.
Zone des premières guerres révolutionnaires où les soldats de la République font leurs premières armes face aux armées coalisées d'Autriche et de Prusse. C'est sur ces fronts que des hommes comme Malher font leurs preuves et gravissent les échelons militaires.
Capitale espagnole où éclate le soulèvement du Dos de Mayo le 2 mai 1808 contre l'occupation française. Ce soulèvement populaire marque le début de la guerre d'Espagne dans laquelle Malher est engagé lors de sa dernière campagne.
Objets typiques

Habit bleu national à broderies or sur le col, les revers et les manches, épaulettes à franges dorées indiquant le grade. Le général de division se distingue par ses deux étoiles et son écharpe tricolore portée en sautoir.

Sabre courbe à lame légèrement incurvée, monture en laiton doré, poignée gainée de galuchat. Arme de parade mais aussi d'usage au combat, symbole d'autorité porté par les officiers généraux à cheval.

Chapeau à deux cornes porté de face ou de côté selon le grade, orné d'une cocarde bleu-blanc-rouge et parfois d'une plume. Attribut distinctif des officiers de l'armée napoléonienne, rendu célèbre par le chapeau de Napoléon lui-même.

Carte gravée sur cuivre représentant le terrain d'opérations, indispensable au général pour planifier les mouvements de troupes, choisir les positions et coordonner les colonnes. Les cartes d'Espagne de 1808 étaient souvent incomplètes, handicapant les généraux français.

Pistolet à silex réglementaire de l'armée française, à canon lisse d'environ 20 cm, plaque de bois et platine en acier. Porté en paire dans les fontes de la selle, il constitue l'arme de défense rapprochée de l'officier à cheval.

Lunette d'observation monoculaire à tubes coulissants en laiton, permettant au général d'observer le champ de bataille depuis une hauteur. Outil essentiel du commandement napoléonien pour évaluer les positions ennemies et diriger les mouvements.

Document officiel signé par le Premier Consul puis l'Empereur, confirmant la nomination au grade de général de division. Ces brevets sur parchemin portaient le sceau impérial et la signature de Napoléon, témoignant de la méritocratie militaire de l'époque.
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Vie quotidienne
Matin
Le général Malher se lève avant l'aube lors des campagnes, comme la plupart des officiers de la Grande Armée. Il reçoit les rapports de la nuit de ses aides de camp, étudie les cartes et rédige les ordres de mouvement pour les brigades sous son commandement. Le café, rare et précieux en campagne, est un luxe que se permettent les généraux grâce à leurs intendants.
Après-midi
L'après-midi en campagne est consacré aux reconnaissances à cheval, à l'inspection des troupes et à la coordination avec les autres divisions. En garnison ou en quartier général, le général reçoit ses officiers, transmet les directives du corps d'armée et correspond avec l'état-major impérial. En Espagne en 1808, ces après-midis sont souvent marqués par l'inquiétude : les routes sont peu sûres, les guérilleros pouvant surgir n'importe où.
Soir
Les généraux napoléoniens dînent en général à la table du commandant de corps d'armée ou dans leur propre mess d'officiers. Les repas sont l'occasion d'échanges sur la situation militaire et les plans du lendemain. Malher, comme ses pairs, dicte sa correspondance personnelle à son secrétaire et peut lire les gazettes ou les lettres de France quand les courriers parviennent jusqu'au front espagnol.
Alimentation
En campagne, le régime du général dépend de ce que ses fourriers et son intendant personnel parviennent à trouver. En Espagne en 1808, le ravitaillement est difficile : les armées françaises souffrent de la guérilla qui coupe les lignes d'approvisionnement. Les généraux mangent du pain bis, de la viande salée, des légumes locaux et boivent du vin espagnol réquisitionné. En garnison, le repas est plus soigné avec de la viande rôtie, des soupes épaisses et du pain blanc.
Vêtements
En service, le général porte l'uniforme complet de général de division : habit bleu à broderies or, culotte blanche ou pantalon gris de cheval, bottes à l'écuyère. En campagne, il adopte souvent la redingote grise ou le manteau pour se protéger des intempéries, à l'image de Napoléon lui-même. Le soin de l'uniforme est une question d'autorité : un général mal vêtu perd le respect de ses troupes.
Habitat
À Paris ou en garnison, les généraux de division logent dans des hôtels particuliers ou des appartements bourgeois loués à leurs frais, parfois dans des bâtiments militaires réquisitionnés. En campagne, ils occupent les meilleures maisons de la ville ou du village, parfois des châteaux ou des couvents réquisitionnés. En Espagne, où la population est souvent hostile, les généraux français dorment dans des bâtisses rapidement fortifiées, avec une garde permanente pour se protéger des attaques nocturnes de la guérilla.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Campagnes des armées de la République (1792-1799)
1792-1799
Campagnes de l'Empire en Europe centrale
1805-1807






