Portrait de Joachim du Bellay

Joachim du Bellay

Joachim du Bellay

1522 — 1560

France

LettresPoète(sse)Écrivain(e)RenaissanceXVIe siècle (Renaissance française)

Poète français de la Renaissance (1522-1560), cofondateur de la Pléiade, groupe d'écrivains humanistes. Il théorise la défense de la langue française et compose des recueils lyriques majeurs explorant l'amour, l'exil et la mélancolie.

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Citations célèbres

« France, mère des arts, des armes et des lois »
« Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage »

Faits marquants

  • 1549 : Publication de 'La DĂ©fense et illustration de la langue française', manifeste fondateur de la PlĂ©iade
  • 1550 : Composition des 'Jeux rustiques', recueil de poĂ©sies
  • 1552-1557 : SĂ©jour Ă  Rome comme secrĂ©taire du cardinal Jean du Bellay, qui inspire ses 'Regrets'
  • 1558 : Publication des 'Regrets', son chef-d'Ĺ“uvre de poĂ©sie mĂ©lancolique
  • Collaboration Ă©troite avec Pierre de Ronsard pour renouveler la poĂ©sie française

Œuvres & réalisations

Défense et illustration de la langue française (1549)

Manifeste littéraire fondateur de la Pléiade, qui affirme la dignité du français face au latin et fixe le programme d'une poésie nationale ambitieuse. Ce texte théorique en prose révolutionne la pensée sur la langue et la littérature en France.

L'Olive (1549)

Premier recueil de sonnets pétrarquisants en français, dédié à une mystérieuse « Olive » inspirée de l'Arioste et de Pétrarque. L'œuvre inaugure en France le genre du canzoniere amoureux et illustre concrètement les principes de la Défense.

Les Antiquités de Rome (1558)

Suite de sonnets composés à Rome, méditant sur la grandeur et la ruine de l'Empire romain comme métaphore de la fragilité humaine. Ce recueil influencera profondément la poésie européenne, notamment Shakespeare qui le traduit en anglais.

Les Regrets (1558)

Chef-d'œuvre de du Bellay, recueil de 191 sonnets composés à Rome, mêlant nostalgie de l'Anjou natal, critique satirique de la cour romaine et méditations mélancoliques sur l'exil. Le sonnet « Heureux qui comme Ulysse » est l'un des poèmes les plus célèbres de toute la littérature française.

Les Jeux rustiques (1558)

Recueil de poèmes latins et français d'inspiration anacréontique, célébrant la nature, les plaisirs simples et la vie rustique. Il témoigne de la double maîtrise de du Bellay, capable d'écrire avec excellence en latin comme en français.

Le Poète courtisan (1559)

Satire en vers des poètes courtisans qui cherchent les faveurs royales en sacrifiant leur authenticité créatrice. Texte autobiographique et polémique, il exprime l'amertume d'un poète qui se sentait marginalisé malgré son talent.

Anecdotes

Joachim du Bellay est né vers 1522 dans le château de La Turmelière, en Anjou, dans une famille noble mais modeste. Orphelin très jeune, il est recueilli par son frère aîné qui néglige son éducation pendant plusieurs années. C'est seulement à l'âge de vingt ans qu'il commence véritablement ses études, avec un retard qui le marquera et nourrira chez lui un sentiment d'infériorité face à d'autres poètes mieux formés.

En 1547 ou 1548, du Bellay rencontre par hasard Pierre de Ronsard à l'auberge du Perche, lors d'un voyage. Les deux jeunes hommes se découvrent une passion commune pour la poésie antique et décident de rejoindre ensemble le collège de Coqueret à Paris, dirigé par l'humaniste Jean Dorat. De cette amitié naît la Brigade, future Pléiade, qui allait transformer la littérature française.

En 1553, du Bellay part à Rome comme secrétaire de son cousin le cardinal Jean du Bellay. Il espérait y trouver gloire et inspiration, mais il se retrouve accablé de tâches administratives ingrates. Déçu par la réalité romaine, nostalgique de son Anjou natal, il compose dans ce sentiment d'exil les sonnets des Regrets et des Antiquités de Rome, ses deux chefs-d'œuvre, publiés dès son retour en 1558.

Du Bellay souffrait d'une surdité progressive qui s'aggrava au fil des ans, l'isolant progressivement du monde et assombrissant ses dernières années. De retour à Paris après Rome, il se plaignit dans ses vers de n'être pas reconnu à sa juste valeur à la cour, vivant dans la gêne financière malgré sa réputation. Il mourut à Paris en janvier 1560, à seulement 37 ans, probablement d'une attaque d'apoplexie, laissant une œuvre considérable pour un si court passage sur terre.

En 1549, du Bellay publie en quelques semaines la Défense et illustration de la langue française, véritable manifeste littéraire qui secoue le monde des lettres. Il y affirme que le français est une langue aussi noble que le latin et le grec, capable de rivaliser avec les Anciens si les poètes l'enrichissent de néologismes et d'imitations savantes. Ce texte provocateur, qui critique violemment les poètes de la génération précédente comme Marot, fait scandale et lance la révolution poétique de la Pléiade.

Sources primaires

Défense et illustration de la langue française (1549)
Celui donc qui voudra faire œuvre digne de louange en son vulgaire, laisse ce labeur de traduire, principalement les poètes, à ceux qui, de chose laborieuse et peu profitable, j'ose dire encore inutile, voire pernicieuse à l'accroissement de leur langue, emportent à juste titre la gloire du laborieux.
Les Regrets, sonnet XXXI (« Heureux qui comme Ulysse ») (1558)
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, / Ou comme cestui-là qui conquit la toison, / Et puis est retourné, plein d'usage et raison, / Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Les Antiquités de Rome, sonnet III (1558)
Nouveau venu, qui cherches Rome en Rome / Et rien de Rome en Rome n'aperçois, / Ces vieux palais, ces vieux arcs que tu vois, / Et ces vieux murs, c'est ce que Rome on nomme.
L'Olive, sonnet I (dédicace) (1549)
Si notre vie est moins qu'une journée / En l'éternel, si l'an qui fait le tour / Chasse nos jours sans espoir de retour, / Si périssable est toute chose née…
Les Regrets, sonnet I (adresse au lecteur) (1558)
Je ne veux point fouiller au sein de la nature, / Je ne veux point chercher l'esprit de l'univers, / Je ne veux point sonder les abîmes couverts, / Ni dessiner du ciel la belle architecture.

Lieux clés

Liré, Anjou (château de La Turmelière)

Lieu de naissance de du Bellay vers 1522, ancré dans la douceur du Val de Loire. La nostalgie de ce « petit Liré » natal est au cœur du sonnet « Heureux qui comme Ulysse » et traverse toute l'œuvre des Regrets.

Collège de Coqueret, Paris

Établissement dirigé par l'humaniste Jean Dorat, où du Bellay rejoint Ronsard vers 1547-1548 pour étudier les lettres grecques et latines. C'est là que naît la Brigade, futur groupe de la Pléiade, et que se forge le projet poétique de la Défense.

Rome, palais du cardinal Jean du Bellay

Du Bellay séjourne à Rome de 1553 à 1557 comme secrétaire de son cousin le cardinal, logé dans un palais proche du Vatican. C'est dans ce cadre grandiose mais décevant qu'il compose les Regrets et les Antiquités de Rome, chef-d'œuvres de la mélancolie humaniste.

Forum Romain, Rome

Du Bellay parcourt les ruines antiques du Forum, méditation vivante sur la chute des empires et la puissance du temps. Ces ruines inspirent directement les Antiquités de Rome, où il interroge la permanence de la grandeur face à la destruction.

Paris, rive gauche (quartier de l'Université)

Du Bellay réside à Paris après son retour de Rome, fréquentant les milieux lettrés de la rive gauche et les imprimeurs qui publient ses recueils. Il y meurt en janvier 1560, dans la modestie et l'amertume d'une gloire qu'il jugeait insuffisamment reconnue.

Objets typiques

Plume d'oie et encrier

Instrument quotidien du poète humaniste, la plume taillée permet l'écriture minutieuse des sonnets sur parchemin ou papier vergé. Du Bellay compose ses recueils à la main, corrigeant et recopiant inlassablement ses vers dans ses appartements romains ou parisiens.

Recueil de poèmes antiques (Virgile, Horace)

Les poètes latins sont les modèles absolus de la Pléiade : du Bellay lit et relit Virgile et Horace pour nourrir son style et construire ses imitations savantes. Ces livres imprimés, souvent annotés à la marge, sont les outils fondamentaux de sa méthode poétique.

Presse typographique à caractères mobiles

L'imprimerie, technique récente diffusée depuis Gutenberg, permet à du Bellay de publier et diffuser ses recueils à Paris dès 1549. Sans l'imprimé, la révolution de la Pléiade n'aurait pu toucher le vaste public des lecteurs cultivés.

Carte de l'Italie et de la ville de Rome

Du Bellay découvre Rome en 1553 et en parcourt les ruines, fasciné par la grandeur disparue de l'Empire. Les cartes et plans de la ville lui permettent de situer les monuments antiques qu'il évoque dans les Antiquités de Rome.

Luth

Instrument de musique emblématique de la Renaissance française, souvent associé à la poésie lyrique que le poète pouvait faire mettre en musique. La Pléiade concevait la poésie comme indissociable du chant et de la mélodie.

Chandelle de cire

Source d'éclairage indispensable pour travailler de nuit, à une époque où la fenêtre et la chandelle délimitent l'espace de travail intellectuel. Du Bellay, souffrant de surdité croissante, se repliait souvent dans l'étude nocturne de ses livres et de ses vers.

Programmes scolaires

Cycle 4 (5e-3e)Français — La Défense et illustration de la langue française : manifeste humaniste
LycéeFrançais — La Défense et illustration de la langue française : manifeste humaniste
LycéeFrançais — La Pléiade et le renouvellement poétique au XVIe siècle
LycéeFrançais — Le sonnet pétrarquiste dans la poésie française
LycéeFrançais — Humanisme et éloge de la langue maternelle
LycéeFrançais — Thèmes de l'exil et de la nostalgie dans la littérature Renaissance
LycéeFrançais — Influences antiques et imitation créative

Vocabulaire & tags

Vocabulaire clé

PléiadeHumanismeSonnetPétrarquismeImitation créativeVernaculaireExilMélancolie

Tags

Époque

Joachim du BellaySonnetPétrarquismeImitation créativeVernaculaireExilMélancolieXVIe siècle (Renaissance française)

Vie quotidienne

Matin

Du Bellay se lève tôt, souvent avant l'aube, pour profiter du silence propice à l'étude. Il lit et annote des textes antiques — Virgile, Ovide, Pétrarque — avant d'entamer la composition de ses vers. À Rome, il doit également expédier la correspondance administrative du cardinal avant que la journée ne soit entamée.

Après-midi

L'après-midi est consacré aux obligations de secrétaire : rédaction de lettres diplomatiques, audiences, gestion des affaires ecclésiastiques du cardinal. À Paris, du Bellay fréquente les collèges et les salons lettrés, discutant de poésie avec Ronsard et les autres membres de la Pléiade. Il visite aussi les imprimeurs pour suivre la publication de ses œuvres.

Soir

Le soir, libéré des tâches quotidiennes, du Bellay retrouve sa table de travail à la chandelle pour polir ses sonnets. Il participe parfois à des réunions de la Pléiade, où l'on débat des règles du sonnet, de l'ode et de l'imitation des Anciens. Souffrant de surdité, il apprécie la lecture solitaire et la contemplation mélancolique.

Alimentation

L'alimentation d'un secrétaire de cardinal à Rome est relativement abondante : pain blanc, viande rôtie, poissons, légumes, fruits italiens, vins du Latium. En France, la cuisine angevine de son enfance — poisson de Loire, fromages, vins de Touraine — nourrit autant sa nostalgie que son corps. Comme beaucoup d'humanistes, il mange frugalement lors des jours de travail intense.

VĂŞtements

Du Bellay porte le costume d'un gentilhomme lettré de la Renaissance : pourpoint de velours sombre, haut-de-chausses, cape courte et fraise au col, le tout sobre mais de qualité. En tant que secrétaire du cardinal, il adopte parfois des vêtements à l'italienne, plus colorés. Sa noblesse de robe impose une tenue digne, distincte du commun mais sans les fastes des grands courtisans.

Habitat

À Rome, du Bellay loge dans le palais du cardinal Jean du Bellay, vaste demeure proche du Vatican dotée de bibliothèques et de salles de réception somptueuses. À Paris, il occupe un appartement modeste sur la rive gauche, proche des collèges universitaires. Le contraste entre le faste de Rome et la sobriété de sa vie personnelle nourrit sa mélancolie et son sentiment d'injustice sociale.

Frise contextuelle

1515François Ier monte sur le trône de France et favorise l'essor de la Renaissance française en attirant artistes et humanistes italiens à sa cour.
1519Début de la construction du château de Chambord, symbole de l'architecture Renaissance en France.
1520Le champ du Drap d'Or : entrevue fastueuse entre François Ier et Henri VIII d'Angleterre, illustrant le prestige de la monarchie française.
1530François Ier fonde le Collège des lecteurs royaux (futur Collège de France), institution humaniste favorisant l'enseignement du grec, de l'hébreu et du latin.
1534Affaire des Placards : des pamphlets protestants sont affichés à Paris et jusqu'à la chambre du roi, déclenchant une répression sévère contre les réformés.
1539Édit de Villers-Cotterêts : François Ier impose le français comme langue administrative dans tout le royaume, acte fondateur qui légitime la lutte de du Bellay pour le français.
1545Ouverture du concile de Trente, qui engage la Contre-Réforme catholique face à la montée du protestantisme en Europe.
1547Mort de François Ier ; Henri II lui succède. La cour continue de patronner les arts et les lettres, mais dans un climat religieux plus tendu.
1549Du Bellay publie la Défense et illustration de la langue française et le recueil L'Olive, lançant le programme poétique de la Pléiade.
1553Du Bellay part à Rome comme secrétaire du cardinal Jean du Bellay, débutant quatre années d'exil italien décisives pour sa création.
1555La paix d'Augsbourg reconnaît le luthéranisme dans l'Empire germanique, consacrant la division religieuse de l'Europe chrétienne.
1557Retour de du Bellay en France, porteur des manuscrits des Regrets et des Antiquités de Rome composés pendant son séjour romain.
1558Publication simultanée des Regrets et des Antiquités de Rome, consacrant du Bellay comme l'un des plus grands poètes français de la Renaissance.
1559Mort accidentelle d'Henri II lors d'un tournoi ; début des crises politiques et religieuses qui mèneront aux guerres de Religion.
1560Mort de Joachim du Bellay à Paris, à 37 ans, au seuil des guerres de Religion qui déchireront bientôt la France.

Vocabulaire d'époque

Vulgaire — Au XVIe siècle, désigne la langue parlée par le peuple, c'est-à-dire le français par opposition au latin savant. Du Bellay revendique la noblesse du « vulgaire » français dans sa Défense.
Pléiade — Groupe de sept poètes humanistes français formé autour de Ronsard et du Bellay, qui tire son nom des sept étoiles de la constellation. Ils partagent le projet de renouveler la poésie française sur le modèle antique.
Sonnet — Forme poétique d'origine italienne (Pétrarque) composée de 14 vers organisés en deux quatrains et deux tercets. Du Bellay en fait la forme centrale de son œuvre lyrique et le popularise en France.
Imitation — Pratique humaniste consistant à s'inspirer et à rivaliser avec les œuvres des Anciens (grecs et latins) pour les surpasser. Du Bellay la distingue de la servile traduction et en fait le fondement de sa poétique dans la Défense.
Humanisme — Courant intellectuel de la Renaissance valorisant l'étude des textes antiques (grec, latin) pour former l'homme cultivé et libre. Du Bellay, formé au collège de Coqueret, est un humaniste convaincu qui place la culture gréco-latine au cœur de sa poésie.
Pétrarquisme — Courant poétique inspiré du poète italien Pétrarque (XIVe s.), caractérisé par la célébration idéalisée d'une dame inaccessible et l'expression codifiée des tourments amoureux. Du Bellay s'en inspire dans L'Olive mais s'en éloigne progressivement dans les Regrets.
Élégie — Genre poétique antique exprimant la plainte, le deuil ou la mélancolie, souvent lié à l'amour ou à la mort. Les Regrets de du Bellay s'apparentent à une longue élégie de l'exil et du temps perdu.
Carpe diem — Expression latine (« cueille le jour ») popularisée par le poète Horace, invitant à profiter de l'instant présent face à la fuite du temps. Ce thème traverse la poésie de la Pléiade, consciente de la brièveté de la vie et de la gloire.
Néologisme — Mot nouveau inventé ou emprunté pour enrichir la langue. Du Bellay préconise dans la Défense la création de néologismes tirés du grec, du latin ou des dialectes régionaux pour développer la richesse du français.
Mécène / mécénat — Du nom d'un noble romain qui protégeait les poètes de l'Antiquité, désigne un riche protecteur qui finance un artiste ou un écrivain. Du Bellay espère trouver de tels protecteurs à la cour, mais il mourra sans avoir obtenu la reconnaissance et les bénéfices escomptés.

Galerie

Baudelaire, d'après un portrait d'Émile Deroy (NYPL b14504927-1129349)

Baudelaire, d'après un portrait d'Émile Deroy (NYPL b14504927-1129349)

Baudelaire, d'après un portrait d'Émile Deroy (NYPL b14504927-1129349)

Baudelaire, d'après un portrait d'Émile Deroy (NYPL b14504927-1129349)

Baudelaire, d'après un portrait d'Émile Deroy (NYPL b14504927-1129350)

Baudelaire, d'après un portrait d'Émile Deroy (NYPL b14504927-1129350)

Baudelaire, d'après un portrait d'Émile Deroy (NYPL b14504927-1129351)

Baudelaire, d'après un portrait d'Émile Deroy (NYPL b14504927-1129351)

Baudelaire, d'après Courbet (NYPL b14504927-1129353)

Baudelaire, d'après Courbet (NYPL b14504927-1129353)

Joachim Du Bellay

Joachim Du Bellay

Du Bellay - Œuvres complètes, édition Séché, tome 3

Du Bellay - Œuvres complètes, édition Séché, tome 3

Ancenis - Statue Joachim du Bellay

Ancenis - Statue Joachim du Bellay

Joachim du Bellay32

Joachim du Bellay32

Joachim du Bellay (1522-1560)

Joachim du Bellay (1522-1560)

Style visuel

Un portrait intime dans la veine des peintres Clouet : velours sombre, lumière dorée de la chandelle, regard mélancolique d'un humaniste entre Paris et Rome.

#2C1A0E
#C8A84B
#6B3A2A
#4A5568
#E8DCC8
Prompt IA
French Renaissance painting style, warm golden candlelight, intimate scholarly interior with wooden bookshelves and quill and inkwell on oak desk, manuscript pages with ornate calligraphy, a young poet in dark velvet doublet and white ruffled collar gazing pensively from a window overlooking Roman ruins or Loire valley. Rich deep colors: dark umber, dusty gold, faded terracotta. Renaissance architectural details in background, Mannerist elegance, inspired by Jean Clouet and François Clouet portraits, soft chiaroscuro lighting.

Ambiance sonore

Un mélange de silence studieux et de rumeurs urbaines — Paris lettré et Rome monumentale — où la plume du poète gratte au rythme des cloches et du vent sur les pierres antiques.

Prompt IA
Renaissance Paris soundscape: quill scratching on parchment in candlelit study, distant church bells marking canonical hours over the Seine, street cries of merchants and water carriers, hooves on cobblestones, lute music drifting from a nearby salon, murmur of Latin and French in a college courtyard, crackling fireplace in a scholar's chamber, wind through leaded windows at night. In Rome: echoing footsteps among ancient ruins, fountains splashing in piazzas, priests chanting in Latin, hammering of stonemasons restoring ancient monuments, Italian voices echoing in marble corridors.

Source du portrait

Wikimedia Commons — domaine public — Jean Cousin le Jeune — 1650