John Jay(1745 — 1829)

John Jay

États-Unis

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PolitiquePolitiqueJuristeTemps modernesPériode révolutionnaire et fondatrice des États-Unis, à la fin du XVIIIe siècle, marquée par l'indépendance américaine et la rédaction de la Constitution.

John Jay (1745-1829) est un homme d'État, diplomate et juriste américain, l'un des Pères fondateurs des États-Unis. Co-auteur des Federalist Papers, il fut le premier président de la Cour suprême des États-Unis.

Questions fréquentes

John Jay (1745-1829) est l'un des Pères fondateurs des États-Unis, mais ce qu'il faut retenir, c'est qu'il est moins célèbre que Washington ou Jefferson tout en étant aussi important. Ce qui le distingue, c'est sa triple carrière : diplomate, juriste et homme politique. Il fut le premier président de la Cour suprême (Chief Justice) et co-auteur des Federalist Papers. Pour comprendre cela, il faut se rappeler que la jeune république avait besoin à la fois d'une Constitution forte et d'une diplomatie efficace : Jay incarna ces deux exigences.

Faits marquants

  • Participe à la négociation du traité de Paris (1783) qui reconnaît l'indépendance des États-Unis
  • Co-rédige les Federalist Papers (1787-1788) avec Alexander Hamilton et James Madison pour défendre la ratification de la Constitution
  • Devient le premier président (Chief Justice) de la Cour suprême des États-Unis en 1789
  • Négocie le traité de Londres dit « Jay Treaty » (1794) avec la Grande-Bretagne
  • Élu gouverneur de l'État de New York en 1795, où il fait voter une loi d'abolition progressive de l'esclavage (1799)

Œuvres & réalisations

Constitution de l'État de New York (1777)

Jay fut l'un des principaux rédacteurs de cette première constitution d'État, modèle pour d'autres.

Traité de Paris (1783)

Comme négociateur, il contribua à la reconnaissance officielle de l'indépendance américaine par la Grande-Bretagne.

Federalist Papers (articles 2, 3, 4, 5 et 64) (1787-1788)

Ses essais défendirent la ratification de la Constitution, notamment sur l'unité nationale et la politique étrangère.

Présidence de la Cour suprême des États-Unis (1789-1795)

Premier Chief Justice, il posa les fondations institutionnelles de la plus haute juridiction du pays.

Traité de Jay (1794)

Accord diplomatique controversé avec la Grande-Bretagne qui évita une guerre et stabilisa le commerce.

Loi d'abolition graduelle de l'esclavage de New York (1799)

Signée alors qu'il était gouverneur, elle engagea l'État sur la voie de l'émancipation.

Fondation de la New York Manumission Society (1785)

Société antiesclavagiste qu'il présida, militant pour l'affranchissement et l'éducation des Noirs libres.

Anecdotes

John Jay rédigea cinq des quatre-vingt-cinq articles des Federalist Papers en 1787-1788, mais une grave crise de rhumatismes l'obligea à interrompre sa contribution, laissant Alexander Hamilton et James Madison écrire la grande majorité des essais.

En 1794, Jay négocia avec la Grande-Bretagne un traité destiné à éviter une nouvelle guerre. Le « Traité de Jay » fut si impopulaire qu'il déclara avoir pu voyager de Boston à Philadelphie à la lumière des effigies de lui-même que la foule brûlait sur son passage.

Devenu premier président de la Cour suprême en 1789, Jay trouva la fonction si peu prestigieuse au début qu'il accepta en parallèle des missions diplomatiques, puis démissionna en 1795 pour devenir gouverneur de l'État de New York.

Profondément opposé à l'esclavage, Jay fonda en 1785 la Société de New York pour la manumission, alors qu'il possédait lui-même des esclaves : il expliquait les affranchir progressivement lorsqu'il estimait avoir récupéré la valeur de leur achat par leur travail.

En 1799, comme gouverneur de New York, il signa une loi d'abolition graduelle de l'esclavage, une réforme majeure qu'il considérait comme l'un de ses plus grands accomplissements.

Sources primaires

Federalist No. 2 (1787)
Providence a donné ce pays uni à un peuple uni — un peuple descendant des mêmes ancêtres, parlant la même langue, professant la même religion.
Federalist No. 64 (sur le pouvoir de conclure des traités) (1788)
Il sera de l'intérêt du Sénat de veiller à ce que les traités ne soient conclus que par des hommes capables et dignes de confiance.
Traité d'amitié, de commerce et de navigation (Traité de Jay) (1794)
Il y aura une paix ferme, inviolable et universelle, et une amitié véritable et sincère entre Sa Majesté britannique et les États-Unis d'Amérique.
Lettre de John Jay à Elias Boudinot sur l'esclavage (1786)
Tant que ce pays n'aura pas pourvu à l'abolition de l'esclavage, ses prières au Ciel pour sa propre liberté seront empreintes d'incohérence.

Lieux clés

New York

Ville natale de John Jay et centre de sa carrière politique ; il y naît en 1745 dans une famille de marchands huguenots.

Philadelphie

Siège des Congrès continentaux et de la Convention de 1787, où Jay siégea et œuvra pour la fondation de la république.

Paris

Lieu des négociations de paix avec la Grande-Bretagne aboutissant au traité de 1783 qui reconnut l'indépendance des États-Unis.

King's College (aujourd'hui Columbia University)

Établissement de New York où Jay fit ses études de droit avant d'être admis au barreau en 1768.

Bedford (État de New York)

Domaine agricole où Jay se retira de la vie publique en 1801 et où il mourut en 1829.

Londres

Capitale britannique avec laquelle Jay négocia le traité de 1794 destiné à apaiser les tensions commerciales et frontalières.

Voir aussi