Navigatrice néerlandaise née en 1995, Laura Dekker est devenue en 2012 la plus jeune personne à avoir effectué un tour du monde en solitaire à la voile, à seulement 16 ans. Son périple de 518 jours à bord de son voilier Guppy l'a menée autour du globe depuis les Pays-Bas.
Laura Dekker(1995 — ?)
Laura Dekker
Royaume des Pays-Bas
8 min de lecture
Questions fréquentes
Faits marquants
- Née le 20 septembre 1995 à Papendrecht, aux Pays-Bas
- Départ du tour du monde en solitaire le 21 août 2010 depuis Den Osse
- Arrivée à Saint-Maarten le 21 janvier 2012 après 518 jours de navigation
- Devient à 16 ans la plus jeune personne à boucler un tour du monde en voilier en solo
- Son départ avait été bloqué par les autorités néerlandaises en 2009, avant qu'un tribunal lui accorde l'autorisation
Œuvres & réalisations
Exploit fondateur de Laura Dekker : 518 jours en mer à bord du Guppy, parcourant environ 27 000 milles nautiques à travers l'Atlantique, le Pacifique et l'océan Indien. Elle devient la plus jeune personne à avoir accompli un tour du monde en solitaire.
Récit à la première personne de son tour du monde, racontant la préparation, les obstacles juridiques, les aventures en mer et l'arrivée. Traduit en plusieurs langues, ce livre toucha des lecteurs dans le monde entier.
Film documentaire réalisé par Jillian Schlesinger à partir des images filmées par Laura elle-même pendant son voyage. Primé dans plusieurs festivals internationaux, il rendit son histoire accessible à un public mondial.
Organisation fondée par Laura pour encourager les jeunes à découvrir la voile et développer leur autonomie. La fondation finance des projets permettant à des adolescents, notamment issus de milieux défavorisés, de prendre la mer.
Anecdotes
Laura Dekker est née le 20 janvier 1995 dans le port de Whangarei, en Nouvelle-Zélande, à bord du voilier où vivait sa famille. Son père Dick Dekker, marin passionné, lui apprit à manœuvrer un bateau dès l'âge de 6 ans, et elle effectua sa première traversée en solitaire à seulement 10 ans. Grandir sur l'eau lui avait donné une maîtrise naturelle de la mer bien avant son entrée au collège.
En 2009, lorsque Laura, âgée de 13 ans, annonça son projet de tour du monde en solitaire, les autorités néerlandaises de protection de l'enfance (Raad voor de Kinderbescherming) saisirent la justice pour l'en empêcher. Pendant près d'un an, la jeune fille traversa une véritable épreuve juridique, mais les tribunaux lui accordèrent finalement le droit de partir en août 2010, après avoir évalué ses compétences et son état psychologique.
Durant ses 518 jours en mer, Laura dut affronter seule des tempêtes, des pannes de moteur et des avaries diverses sur son voilier Guppy. Elle apprit à tout réparer elle-même, des voiles aux instruments électroniques, développant une autonomie remarquable. Ces défis techniques quotidiens, vécus sans assistance à des milliers de kilomètres de tout port, furent aussi formatifs que n'importe quelle scolarité classique.
Le 21 janvier 2012, Laura Dekker arriva dans le port de Philipsburg à Sint Maarten, aux Antilles néerlandaises, accueillie par une foule enthousiaste. Partie de Den Helder le 4 août 2010, elle bouclait son tour du monde en 518 jours, devenant officiellement la plus jeune navigatrice à avoir accompli cet exploit en solitaire sur environ 27 000 milles nautiques.
Bien que sa route n'ait pas été homologuée par le World Speed Sailing Record Council (qui ne reconnaît pas les records de jeunesse), son exploit fut salué dans le monde entier. Son périple l'avait menée à travers l'Atlantique, le canal de Panama, le Pacifique, l'océan Indien et le cap de Bonne-Espérance, des eaux souvent hostiles que même des marins expérimentés redoutent.
Sources primaires
Laura Dekker y raconte à la première personne son tour du monde en solitaire, depuis la préparation mouvementée et les batailles juridiques jusqu'à l'arrivée triomphale à Sint Maarten, décrivant ses peurs, ses joies et les défis techniques rencontrés à bord du Guppy.
Tout au long de son périple, Laura publia régulièrement des mises à jour sur son site, décrivant sa position GPS, les conditions météorologiques rencontrées et ses aventures quotidiennes, constituant un témoignage en temps réel unique.
Ce film utilise les images filmées par Laura elle-même pendant son voyage, constituant un témoignage direct et brut de sa vie à bord et de son état d'esprit au fil des océans. Il remporta plusieurs prix dans des festivals internationaux de documentaires.
Lors de son arrivée le 21 janvier 2012, Laura déclara devant la presse : 'Je n'ai jamais douté que j'y arriverais. Ce voyage m'a appris que les seules limites qui comptent vraiment sont celles qu'on se fixe soi-même.'
Lieux clés
Port néerlandais d'où Laura Dekker prit le départ de son tour du monde le 4 août 2010. C'est la ville où elle vivait avec son père avant son départ.
Île des Caraïbes où Laura arriva le 21 janvier 2012 pour boucler officiellement son tour du monde, accueillie par une foule en liesse et des journalistes du monde entier.
Étape cruciale du périple de Laura, le passage par ce canal artificiel long de 80 km lui permit de rejoindre le Pacifique depuis l'Atlantique sans contourner le dangereux cap Horn.
Point le plus méridional et le plus redouté de son périple africain, situé dans une zone de vents violents (les 'quarantièmes rugissants'). Son franchissement constitua l'une des étapes symboliques majeures du voyage.
Port néo-zélandais où Laura Dekker est née le 20 janvier 1995 à bord du voilier familial. Elle y fit également une escale émouvante pendant son tour du monde, revenant au lieu de sa naissance.
Objets typiques

Le voilier de 11,7 mètres qui fut la maison de Laura pendant 518 jours en mer. Elle l'avait baptisé 'Guppy' en référence à un petit poisson coloré, et l'avait équipé de tous les instruments nécessaires à une navigation en solitaire autour du monde.

Équipement électronique indispensable pour naviguer en solitaire, il gouvernait le bateau automatiquement en maintenant un cap donné, permettant à Laura de dormir ou d'effectuer d'autres tâches sans tenir la barre en permanence.

La balise de localisation d'urgence était l'équipement de sécurité le plus critique à bord. En cas de naufrage ou de blessure grave, elle aurait envoyé automatiquement la position de Laura aux secours via satellite.

Outil traditionnel du navigateur, Laura y consignait quotidiennement sa position, les conditions météo et ses observations. Ce journal alimenta son blog en temps réel et servit de base à son autobiographie publiée en 2012.

Laura combinait les cartes marines papier avec les instruments GPS numériques pour naviguer avec précision à travers les océans. La maîtrise de ces outils, anciens et modernes, est fondamentale pour tout navigateur hauturier.

Le Guppy était équipé d'un jeu complet de voiles adaptées aux différentes conditions : grand-voile, génois, spinnaker. Laura dut apprendre à les réparer seule lorsque les tempêtes les endommageaient, parfois en pleine nuit au milieu de l'océan.
Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Laura se levait avec l'aube pour vérifier les instruments de navigation et les bulletins météo transmis par satellite. Elle consultait le pilote automatique, ajustait les voiles selon la direction et la force du vent, et prenait un petit-déjeuner frugal composé de céréales ou d'aliments lyophilisés.
Après-midi
L'après-midi était consacré à l'entretien du bateau : vérification du gréement, réparations mineures des voiles ou des instruments, nettoyage du pont. Laura profitait de la lumière du jour pour filmer des séquences pour son documentaire, écrire dans son journal de bord et améliorer ses connaissances en navigation.
Soir
Le soir, Laura cuisinait un repas chaud sur le réchaud à gaz du carré et communiquait par radio ou satellite avec sa famille restée aux Pays-Bas. Elle programmait ensuite une alarme toutes les vingt minutes pour surveiller sa route pendant la nuit et éviter toute collision avec un cargo.
Alimentation
À bord du Guppy, Laura vivait principalement d'aliments non périssables : conserves, riz, pâtes et aliments lyophilisés. Elle pêchait occasionnellement pour améliorer son quotidien, et faisait provision de fruits, légumes frais et pain lors de ses escales dans les ports.
Vêtements
En mer, Laura portait un ciré marin imperméable et des bottes par mauvais temps, et des vêtements légers en coton par beau temps tropical. Elle revêtait systématiquement un gilet de sauvetage gonflable relié au bateau par une longe lors de toute manœuvre sur le pont.
Habitat
Sa seule demeure pendant 518 jours fut le Guppy, un voilier de 11,7 mètres. Elle dormait dans la couchette principale, cuisinait dans le carré sur un réchaud à gaz, et vivait dans un espace d'environ 8 mètres carrés — plus petit que la plupart des chambres de collégien.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Tour du monde en solitaire à la voile
4 août 2010 — 21 janvier 2012
Globetrotter — 518 jours en mer (autobiographie)
2012
Laura Dekker Foundation
2014





