Alain Gerbault (1893-1941) est un navigateur français, aviateur de la Première Guerre mondiale et joueur de tennis de haut niveau. Il réalise la première traversée de l'Atlantique en solitaire d'est en ouest, puis un tour du monde en solitaire à la voile entre 1923 et 1929.
Alain Gerbault(1893 — 1941)
Alain Gerbault
France
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né le 17 novembre 1893 à Laval, mort le 16 décembre 1941 à Dili (Timor)
- Pilote de chasse durant la Première Guerre mondiale (1914-1918)
- Première traversée de l'Atlantique Nord en solitaire d'est en ouest en 1923 à bord du Firecrest
- Tour du monde en solitaire à la voile de 1923 à 1929
- Auteur de récits de voyage à succès, dont « À la poursuite du soleil » (1929)
Œuvres & réalisations
Première traversée de l'Atlantique Nord en solitaire d'est en ouest, de Gibraltar à New York en 101 jours. Un exploit de navigation considéré comme légendaire.
Récit de sa traversée qui devient un best-seller et le rend célèbre dans toute la France.
Circumnavigation de près de 40 000 milles à bord du Firecrest, l'une des premières réalisées en solitaire.
Récit en deux volumes de son tour du monde, de New York à Tahiti puis sur la route du retour.
Ouvrage célébrant la beauté et la culture des îles du Pacifique qu'il avait explorées.
Livre posthume dénonçant les ravages de la colonisation sur les peuples et la culture polynésiens.
Anecdotes
En 1923, Alain Gerbault quitte Gibraltar à bord du Firecrest, un vieux cotre anglais de 1892, pour rallier New York en solitaire. La traversée dure 101 jours : son bateau prend l'eau, ses vivres pourrissent et il manque de mourir de faim, mais il devient le premier à franchir l'Atlantique Nord en solitaire d'est en ouest.
Avant de devenir navigateur, Gerbault avait deux autres vies : pilote de chasse pendant la Première Guerre mondiale, puis joueur de tennis de bon niveau dans les années 1920. C'est en regardant la mer depuis la Côte d'Azur qu'il décide de tout abandonner pour partir à la voile.
À son arrivée à New York en septembre 1923, Gerbault est accueilli comme un héros par une foule immense et la presse américaine. De retour en France, il reçoit la Légion d'honneur pour son exploit, lui qui était parti presque inconnu.
Pendant son tour du monde, Gerbault tombe amoureux de la Polynésie. Il apprend la langue, organise des compétitions sportives pour les jeunes Tahitiens et défend leurs traditions, qu'il voit menacées par la colonisation — il en tirera un livre au titre désabusé, « Un paradis se meurt ».
Gerbault meurt seul en 1941 sur l'île de Timor, emporté par la maladie en pleine Seconde Guerre mondiale. Six ans plus tard, en 1947, ses cendres sont ramenées à Bora Bora, l'île qu'il avait tant aimée, où il repose aujourd'hui.
Sources primaires
Je partais seul, sur un petit bateau, pour traverser l'Atlantique. Aucune assurance, aucun secours possible : il me faudrait compter sur moi seul et sur mon vieux Firecrest.
Le bonheur, je l'ai trouvé dans ces îles du Pacifique, parmi des hommes restés simples et libres, loin du bruit et de l'argent des villes.
La civilisation que nous apportons à ces peuples heureux ne leur a donné que des maladies, des besoins nouveaux et la tristesse.
Lieux clés
Ville de naissance d'Alain Gerbault en 1893, loin de la mer qui deviendra sa passion.
Point de départ de sa traversée de l'Atlantique en solitaire le 6 juin 1923.
Port d'arrivée de la première traversée atlantique d'est en ouest, après 101 jours de mer ; il y est accueilli en héros.
Port où Gerbault achève triomphalement son tour du monde en juillet 1929.
Île de Polynésie qu'il chérissait et où ses cendres furent inhumées en 1947.
Île du Pacifique où Gerbault meurt seul et malade en décembre 1941, pendant la Seconde Guerre mondiale.
Objets typiques

Vieux cotre anglais en bois de 11 mètres construit en 1892, à bord duquel Gerbault traverse l'Atlantique puis fait le tour du monde. Lourd et fatigué, il symbolise son refus du confort moderne.

Instrument de navigation qui mesure la hauteur du soleil et des étoiles pour calculer sa position en pleine mer. Sans lui, Gerbault aurait été incapable de se repérer seul sur l'océan.

Boussole montée sur cardan permettant de tenir un cap malgré le roulis du bateau. C'était son guide constant lors des longues traversées en solitaire.

Carnet où Gerbault notait sa position, la météo et ses impressions jour après jour. Ces notes ont servi de base à ses récits de voyage à succès.

Témoin de sa première carrière de sportif de haut niveau dans les années 1920. Gerbault l'emporta même dans le Pacifique pour initier les jeunes Polynésiens.

Équipement de pilote de chasse qu'il portait pendant la Première Guerre mondiale. Cette expérience du danger forgea son goût pour l'aventure en solitaire.

Toiles que Gerbault devait régler et réparer seul, parfois en pleine tempête. La maîtrise de la voilure faisait la différence entre la survie et le naufrage.
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Vie quotidienne
Matin
En mer, Gerbault se réveillait au lever du jour pour vérifier le cap et l'état de la voilure après la nuit. Il prenait la hauteur du soleil au sextant afin de calculer sa position, seule façon de savoir où il se trouvait sur l'immensité de l'océan.
Après-midi
Les après-midi étaient consacrés aux manœuvres, aux réparations incessantes du vieux Firecrest et à l'écriture de son journal de bord. Quand le temps le permettait, il lisait ou se baignait dans la mer le long du bateau.
Soir
Au crépuscule, il réduisait la voilure pour passer la nuit en sécurité et préparait un repas frugal. Seul face aux étoiles, il notait ses impressions et veillait, car aucune aide n'était possible en cas de problème.
Alimentation
À bord, son alimentation se limitait à des conserves, des biscuits de mer, du riz et l'eau douce soigneusement rationnée. Lors de sa première traversée, ses vivres avariés faillirent le faire mourir de faim ; aux escales, il se régalait de fruits frais et de poisson.
Vêtements
En navigation, Gerbault portait des vêtements simples et solides, souvent un ciré pour se protéger des embruns et des tempêtes. Sous les tropiques, il adopta volontiers une tenue légère, parfois pieds nus, à la manière des Polynésiens.
Habitat
Sa « maison » fut longtemps la cabine étroite et humide du Firecrest, encombrée de cartes, d'instruments et de vivres. À terre, en Polynésie, il vivait simplement dans des cases au bord du lagon, refusant le luxe.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Traversée de l'Atlantique en solitaire (Firecrest)
1923
Seul à travers l'Atlantique
1924
Tour du monde en solitaire à la voile
1924-1929
À la poursuite du soleil
1929
Îles de beauté
1941
Un paradis se meurt
1949





