Alain Colas (1943-1978) est un navigateur français, figure des débuts de la course au large en solitaire. Vainqueur de la Transat anglaise en 1972, il disparaît en mer en 1978 lors de la première Route du Rhum à bord de son trimaran Manureva.
Alain Colas(1943 — 1978)
Alain Colas
France
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1943 à Clamecy (Nièvre).
- Remporte en 1972 la Transat anglaise en solitaire (OSTAR) à bord de Pen Duick IV.
- Réalise en 1973-1974 un tour du monde en solitaire sur son trimaran rebaptisé Manureva.
- Conçoit et skippe en 1976 le Club Méditerranée, immense monocoque de 72 mètres, lors de la Transat.
- Disparaît en mer dans l'Atlantique en novembre 1978 lors de la première Route du Rhum.
Œuvres & réalisations
Première grande victoire de Colas : il traverse l'Atlantique en solitaire de Plymouth à Newport en une vingtaine de jours et devient une figure de la voile française.
Circumnavigation avec une seule escale à Sydney, sur quelque 30 000 milles, battant le temps établi par Francis Chichester.
Voilier de 72 mètres à quatre mâts conçu pour l'OSTAR ; Colas y prend la 2e place derrière Tabarly, repoussant les limites du gigantisme en course au large.
Récit dans lequel Colas raconte sa navigation en solitaire et le passage des grands caps, témoignage de référence sur l'aventure océanique des années 1970.
Engagé sur Manureva dans cette course inaugurale Saint-Malo–Guadeloupe, Colas y disparaît, marquant à jamais l'histoire de l'épreuve.
Anecdotes
Alain Colas n'a pas fait construire son trimaran le plus célèbre : il l'a racheté à Éric Tabarly. Il s'agissait de Pen Duick IV, qu'il rebaptisa « Manureva », un mot tahitien signifiant « oiseau de passage ». Colas, marié à une jeune Tahitienne nommée Teura, était profondément attaché à la Polynésie.
En 1972, Colas remporta l'OSTAR, la fameuse Transat anglaise en solitaire reliant Plymouth (Angleterre) à Newport (États-Unis), à bord de Manureva. Premier Français à gagner cette course mythique après Tabarly, il devint d'un coup un héros national, lui qui était parti enseigner le français en Australie quelques années plus tôt.
En 1975, alors que son bateau était amarré, le pied droit de Colas fut happé et broyé par une amarre. Il subit une vingtaine d'opérations et les médecins envisagèrent l'amputation. Il refusa, et s'entraîna à se hisser le long de son mât à la seule force des bras pour pouvoir reprendre la mer.
Pour la Transat de 1976, Colas fit construire un voilier géant, Club Méditerranée : un monocoque de 72 mètres de long gréé de quatre mâts, si grand qu'un seul homme pouvait à peine le manœuvrer. Malgré une pénalité pour une escale imprévue, il termina deuxième, derrière son ancien rival Éric Tabarly.
Colas disparut en mer en novembre 1978 sur Manureva, lors de la toute première Route du Rhum. L'année suivante, la chanson « Manureva », chantée par Alain Chamfort sur des paroles de Serge Gainsbourg, lui rendit hommage : toute la France se mit à fredonner le nom de son bateau perdu, sans toujours savoir qu'il s'agissait d'un marin disparu.
Sources primaires
Récit autobiographique dans lequel Colas raconte son tour du monde en solitaire sur Manureva, le passage des grands caps et l'épreuve de la solitude où la mer devient le seul horizon pendant des mois.
Alain Colas est enregistré comme vainqueur de l'édition 1972, au terme de la traversée en solitaire de Plymouth à Newport bouclée en une vingtaine de jours sur le trimaran Pen Duick IV (Manureva).
Au large des Açores, Colas signale par radio une violente dépression qui s'abat sur Manureva ; le contact est ensuite perdu, autour du 16 novembre 1978, et le bateau ne réapparaîtra jamais.
Lieux clés
Petite ville de Bourgogne où naît Alain Colas en 1943, loin de la mer.
Port de départ de l'OSTAR, la Transat anglaise en solitaire que Colas remporte en 1972.
Port d'arrivée de la Transat anglaise, où Colas franchit la ligne en vainqueur en 1972.
Port d'attache et de départ de son tour du monde puis de la première Route du Rhum en 1978.
Polynésie à laquelle Colas était très attaché ; il y épousa Teura et y puisa le nom « Manureva ».
Zone océanique où Manureva est pris dans une tempête et où Colas disparaît en novembre 1978.
Objets typiques

Trimaran de course racheté à Éric Tabarly (ex-Pen Duick IV) et rebaptisé d'un mot tahitien ; c'est avec lui que Colas gagna la Transat 1972 et fit le tour du monde, et c'est à son bord qu'il disparut en 1978.

Voilier géant de 72 mètres à quatre mâts, conçu pour Colas en 1976 : le plus grand monocoque de course en solitaire de son époque, à la limite de ce qu'un seul homme pouvait manœuvrer.

Instrument de navigation astronomique permettant de faire le point en mesurant la hauteur du soleil ou des étoiles ; indispensable à Colas pour se situer en plein océan, avant le GPS.

Vêtement imperméable porté en permanence sur le pont par gros temps ; Colas y vivait trempé et glacé pendant les longues traversées atlantiques.

Émetteur-récepteur à ondes courtes (Bande Latérale Unique) servant à communiquer avec la terre ; ses derniers messages avant sa disparition passèrent par ce moyen.

Levier relié au gouvernail pour diriger le bateau ; sur un multicoque rapide, la tenir des heures sollicitait énormément le marin solitaire.

Boussole marine indiquant le cap suivi par le bateau ; outil de base pour garder une direction de jour comme de nuit.
Programmes scolaires
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Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
À l'aube, Colas inspecte le bateau après la nuit, règle les voiles et profite d'une éclaircie pour faire le point au sextant. Le petit-déjeuner est rapide, avalé entre deux manœuvres, car le sommeil n'a été qu'une succession de courtes siestes.
Après-midi
L'après-midi se partage entre réparations, entretien du gréement et calculs de navigation reportés sur le journal de bord. Il guette la météo et, à heure fixe, tente une liaison radio avec la terre.
Soir
Le soir, il prépare la nuit : réduire la toile si le vent forcit, vérifier la route, scruter l'horizon pour éviter les cargos. Un repas chaud, quand la mer le permet, est un vrai réconfort avant les longues heures de veille.
Alimentation
À bord, l'ordinaire est fait de conserves, de plats lyophilisés réhydratés à l'eau chaude, de biscuits et de fruits secs. L'eau douce est comptée, et l'on mange souvent debout, accroché, entre deux coups de barre.
Vêtements
Le marin vit en ciré imperméable, bottes de mer et couches de laine, harnaché par un filin de sécurité dès qu'il sort sur le pont. Le froid et l'humidité sont des compagnons permanents.
Habitat
Sa « maison » est la cabine exiguë et humide de son multicoque, où la couchette tangue sans cesse. Pendant des semaines, le bateau est à la fois logement, lieu de travail et seul refuge contre l'océan.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Victoire à l'OSTAR (Transat anglaise) sur Manureva
1972
Tour du monde en solitaire sur Manureva
1973-1974
Club Méditerranée, plus grand monocoque de course de son temps
1976
« Cap Horn pour un homme seul »
1974
Participation à la première Route du Rhum
1978





