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Leonora Carrington à table
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Leonora Carrington à table

1917 — 2011

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La table alchimique de Leonora — trois pays dans une seule cuisine
Carrington n'a jamais mangé selon une grille unique : sa table superpose trois héritages. Le tea-time anglo-irlandais de son enfance (théière, pain aux fruits, divination), la cuisine paysanne de l'Ardèche de ses années avec Max Ernst, et la cuisine mexicaine rituelle de son exil définitif. Chez elle, le repas n'est pas découpé en entrée-plat-dessert mais en moments-seuils : l'heure du thé (rituel et présage), le repas d'atelier (frugal, partagé entre deux toiles), et l'offrande des fêtes (où la cuisine devient cérémonie). Le fil conducteur : la marmite traitée comme un creuset d'alchimiste.
Signature : Le chaudron-creuset et les infusions lentes
Carrington voyait la cuisine comme un laboratoire d'alchimie : faire macérer, infuser, transmuter. Sa signature n'est pas un ingrédient unique mais un geste — la transformation lente d'éléments humbles (thé, fruits secs, fleur d'oranger, herbes) en quelque chose de chargé de symboles. La fleur d'oranger et le thé reviennent comme deux fils rouges entre l'Angleterre, la France et le Mexique.
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Leonora Carrington à table

1917 — 2011

5 recettes d’époque