Biographie

Horatio Nelson (1758-1805) fut un amiral britannique, héros des guerres napoléoniennes. Sa victoire décisive à Trafalgar en 1805, où il trouva la mort, assura la suprématie navale du Royaume-Uni pour plus d'un siècle.

Lord Nelson(1758 — 1805)

Horatio Nelson

Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande

6 min de lecture

MilitaireChef militaireXIXe siècleGuerres de la Révolution française et guerres napoléoniennes, à l'apogée de la rivalité navale franco-britannique

Questions fréquentes

Ce qu'il faut retenir, c'est que Horatio Nelson (1758-1805) n'est pas seulement un amiral victorieux : il incarne le génie tactique naval britannique à l'époque des guerres napoléoniennes. Ce qui le distingue de ses contemporains, c'est son audace et sa capacité à désobéir aux ordres pour saisir l'occasion, comme au cap Saint-Vincent (1797) ou à Copenhague (1801). Mais sa gloire repose surtout sur Trafalgar (1805), où il anéantit la flotte franco-espagnole sans perdre un seul navire, assurant la suprématie maritime du Royaume-Uni pour un siècle. Sa mort au combat, en plein triomphe, a fait de lui un martyr national.

Citations célèbres

« England expects that every man will do his duty»

Faits marquants

  • Né le 29 septembre 1758 à Burnham Thorpe (Norfolk)
  • Victoire de la bataille du Nil (Aboukir) contre la flotte française en 1798
  • Perd son bras droit lors de l'attaque de Santa Cruz de Tenerife en 1797
  • Remporte la bataille de Trafalgar le 21 octobre 1805 contre la flotte franco-espagnole
  • Mort au combat à Trafalgar le 21 octobre 1805, touché par un tireur français

Œuvres & réalisations

Bataille du cap Saint-Vincent (1797)

Nelson désobéit aux ordres de formation pour intercepter la flotte espagnole, contribuant à une victoire britannique majeure et à son anoblissement.

Bataille du Nil (Aboukir) (1798)

Destruction quasi totale de la flotte française au mouillage, qui isola l'armée de Bonaparte en Égypte et restaura le prestige naval britannique.

Bataille de Copenhague (1801)

Victoire contre la flotte danoise qui brisa la Ligue des neutres armés favorable à la France.

Tactique de rupture de ligne à Trafalgar (1805)

Nelson lança ses vaisseaux perpendiculairement à la ligne ennemie en deux colonnes, manœuvre audacieuse qui désorganisa la flotte franco-espagnole.

Victoire de Trafalgar (1805)

Anéantissement de la flotte franco-espagnole sans perdre un seul navire britannique, assurant la suprématie maritime du Royaume-Uni pour un siècle.

Le « Nelson Touch » (1805)

Surnom donné à son style de commandement fondé sur l'initiative laissée aux capitaines et l'audace tactique, devenu un modèle dans la Royal Navy.

Anecdotes

À 14 ans, le jeune Nelson embarqua comme garçon de cabine sur un navire chargé d'explorer l'Arctique. Lors de cette expédition, il aurait affronté un ours polaire sur la banquise, espérant rapporter sa fourrure à son père, avant que le canon du navire ne fasse fuir l'animal.

Nelson perdit l'usage de son œil droit lors d'un siège en Corse en 1794, puis son bras droit en 1797 à Tenerife. Malgré ces handicaps, il continua de commander des flottes : on raconte qu'à la bataille de Copenhague en 1801, il porta sa longue-vue à son œil aveugle pour pouvoir affirmer ne pas voir le signal de retraite de son supérieur.

Avant Trafalgar, Nelson fit hisser un célèbre signal à pavillons : « England expects that every man will do his duty » (« L'Angleterre attend que chacun fasse son devoir »). Ce message, transmis à toute la flotte, est devenu l'une des phrases les plus célèbres de l'histoire navale britannique.

Mortellement blessé par un tireur français posté dans la mâture du Redoutable à Trafalgar, Nelson agonisa plusieurs heures dans la cale du Victory. Il aurait murmuré « Thank God I have done my duty » (« Dieu merci, j'ai fait mon devoir ») avant de mourir, apprenant que la bataille était gagnée.

Pour conserver son corps jusqu'au retour en Angleterre, la dépouille de Nelson fut placée dans un tonneau rempli d'eau-de-vie (brandy) fixé sur le pont du Victory. La légende des marins, sans doute apocryphe, prétend que certains auraient bu de cet alcool — d'où l'expression « tapping the Admiral ».

Sources primaires

Signal de Nelson à la flotte avant Trafalgar (journal de bord du HMS Victory) (21 octobre 1805)
England expects that every man will do his duty.
Récit de la mort de Nelson par le chirurgien William Beatty, Authentic Narrative of the Death of Lord Nelson (1807)
Thank God I have done my duty.
Dépêche de Nelson après la bataille du Nil (lettre officielle à l'Amirauté) (août 1798)
Victory is not a name strong enough for such a scene.
Prière écrite par Nelson dans son journal le matin de Trafalgar (21 octobre 1805)
May the great God, whom I worship, grant to my Country, and for the benefit of Europe in general, a great and glorious Victory.

Lieux clés

Burnham Thorpe, Norfolk

Village d'Angleterre où Nelson naquit en 1758, dans le presbytère où son père était pasteur.

Baie d'Aboukir, Égypte

Lieu de la bataille du Nil en 1798, où Nelson anéantit la flotte française et coupa l'armée de Bonaparte de la France.

Cap Trafalgar, Espagne

Au large de ce cap andalou se déroula le 21 octobre 1805 la bataille de Trafalgar, victoire décisive où Nelson perdit la vie.

HMS Victory (Portsmouth)

Vaisseau amiral de Nelson à Trafalgar, à bord duquel il mourut. Le navire est aujourd'hui conservé en cale sèche à Portsmouth.

Cathédrale Saint-Paul, Londres

Lieu des funérailles nationales de Nelson en 1806 et de son tombeau, dans la crypte de l'édifice.

Santa Cruz de Tenerife, Canaries

Lors de l'assaut manqué de 1797, Nelson y fut grièvement blessé au bras droit, qui dut être amputé.

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