Général de division français de l'époque napoléonienne, Saint-Hilaire se distingua dans plusieurs campagnes majeures dont Austerlitz. Il fut mortellement blessé à la bataille d'Essling en 1809.
Louis Charles Vincent Le Blond de Saint-Hilaire(1766 — 1809)
Louis Charles Vincent Le Blond de Saint-Hilaire
France
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Nommé général de division pendant les guerres napoléoniennes
- Se distingua à la bataille d'Austerlitz en 1805
- Mortellement blessé à la bataille d'Essling (21-22 mai 1809)
- Décédé des suites de ses blessures reçues à Essling en 1809
- Fit partie des généraux emblématiques de la Grande Armée napoléonienne
Œuvres & réalisations
Saint-Hilaire commanda la division chargée d'emporter les hauteurs de Pratzen, pièce centrale du plan d'Austerlitz. Son action décisive lui valut des éloges de Napoléon et contribua à la plus grande victoire de la Grande Armée.
Saint-Hilaire participa aux campagnes qui imposèrent la domination française en Europe du Nord sous Bonaparte. Ces opérations furent son école de guerre et le forgèrent comme officier supérieur capable de commandement autonome.
Participant aux campagnes d'Iéna et d'Eylau, Saint-Hilaire accumula l'expérience du commandement à grande échelle dans des conditions climatiques et logistiques extrêmes, en Prusse puis dans les plaines polonaises.
Lors de la première grande défaite tactique de Napoléon, Saint-Hilaire couvrit la retraite de la Grande Armée sur la rive droite du Danube jusqu'à ce qu'un boulet le mette hors de combat. Son sacrifice permit à ses troupes de se replier en ordre.
Anecdotes
À la bataille d'Austerlitz, le 2 décembre 1805, la division Saint-Hilaire reçut l'ordre périlleux de s'emparer des hauteurs de Pratzen, tenues par l'armée austro-russe. Gravissant la colline sous un feu nourri, ses soldats brisèrent le centre ennemi et contribuèrent de façon décisive à la plus grande victoire de Napoléon. L'Empereur lui-même cita Saint-Hilaire parmi les héros de la journée dans les Bulletins de la Grande Armée.
Lors de la bataille d'Essling, les 21 et 22 mai 1809, Saint-Hilaire commandait une division couvrant la retraite française au-delà du Danube. Frappé au pied par un boulet de canon alors qu'il inspectait ses lignes à cheval, il fut évacué sur une civière et amputé en urgence. Les blessures étaient trop graves : il mourut le 5 juin 1809, emporté par la gangrène, à quarante-deux ans.
Saint-Hilaire était réputé dans toute la Grande Armée pour son calme exceptionnel sous le feu ennemi. Il avait l'habitude d'inspecter ses régiments à cheval pendant les combats, exposé aux balles et aux boulets, afin de montrer à ses soldats qu'un général partageait leurs dangers. Ce courage tranquille lui valait une loyauté indéfectible de la part de ses hommes.
Napoléon, apprenant la mort de Saint-Hilaire après Essling, déclara qu'il perdait l'un de ses meilleurs généraux de division. Saint-Hilaire avait été élevé au rang de comte de l'Empire en récompense de ses services, témoignage de l'estime que lui portait l'Empereur. Son nom figure aujourd'hui gravé sur l'Arc de Triomphe à Paris, parmi les généraux qui servirent la France.
Sources primaires
La division du général Saint-Hilaire s'élança sur les hauteurs de Pratzen avec une impétuosité remarquable ; le centre ennemi fut culbuté et les hauteurs emportées, décidant du sort de la journée.
Le général Saint-Hilaire a rendu des services éminents dans cette campagne ; vous lui témoignerez ma satisfaction particulière et le ferez citer à l'ordre de l'armée pour sa conduite au feu.
Saint-Hilaire commandait sa division avec une intelligence et un sang-froid remarquables ; ses hommes l'admiraient pour la sérénité qu'il conservait sous le feu le plus violent, et il méritait pleinement la confiance que l'Empereur lui accordait.
Le général de division Saint-Hilaire, blessé mortellement d'un boulet qui lui a emporté le pied lors du passage du Danube, a été transporté à Vienne où il est décédé des suites de ses blessures le 5 juin 1809. L'armée perd en lui un chef intrépide et expérimenté.
Lieux clés
Position stratégique clé de la bataille d'Austerlitz du 2 décembre 1805, que la division Saint-Hilaire eut pour mission de prendre d'assaut. Cette victoire sur les hauteurs brisa le centre austro-russe et décida du sort de la plus grande bataille de Napoléon.
Village près de Vienne où se déroula la bataille d'Aspern-Essling des 21-22 mai 1809. C'est là que Saint-Hilaire fut atteint d'un boulet de canon qui lui fracassa le pied, blessure dont il mourut le 5 juin 1809 à Vienne.
Monument parisien sur lequel le nom de Saint-Hilaire est gravé parmi les généraux et maréchaux de la Grande Armée. Ce mémorial permanent, voulu par Napoléon, honore pour l'éternité ceux qui servirent la France.
Théâtre des premières grandes campagnes où Saint-Hilaire forgea sa réputation entre 1796 et 1800, aux côtés de Bonaparte, en participant aux victoires de la jeune République française contre les coalitions européennes.
Objets typiques

Sabre à lame courbe en acier forgé, porté par les généraux de la Grande Armée comme signe de commandement et arme personnelle. Saint-Hilaire l'arborait lors des inspections et des combats rapprochés.

Chapeau à deux cornes en feutre noir, insigne du rang de général, porté de face (en sautoir) pour être reconnu de loin par les troupes sur le champ de bataille. Il symbolisait le commandement visible et le courage.

Instrument optique en laiton permettant d'observer le terrain et les mouvements ennemis à grande distance. Indispensable pour un général de division coordonnant ses brigades sur un vaste champ de bataille comme Austerlitz.

Carte topographique manuscrite ou gravée du théâtre d'opérations, annotée pour préparer les batailles et les marches. Outil essentiel de la stratégie napoléonienne fondée sur la rapidité et la maîtrise du terrain.

Habit bleu à revers et parements écarlates brodés d'or, épaulettes à deux étoiles et frange dorée, port obligatoire en service. L'uniforme distinguait le rang, inspirait le respect des troupes et rendait le général visible au feu.

Communiqué officiel rédigé après chaque bataille et lu à voix haute aux troupes, relatant les victoires et citant nommément les officiers méritants. Saint-Hilaire y fut distingué après Austerlitz, ce qui forgeait la légende d'un général.
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Vie quotidienne
Matin
Levé avant l'aube lors des campagnes, Saint-Hilaire commençait sa journée par une revue de ses régiments afin de vérifier l'état des hommes, des chevaux et du matériel. Il recevait ensuite les rapports de ses colonels et étudiait les ordres du maréchal Soult ou de l'état-major impérial, souvent transmis au lever du jour par des estafettes.
Après-midi
L'après-midi d'une journée de campagne était consacrée aux reconnaissances du terrain à cheval, accompagné de ses aides de camp. Saint-Hilaire inspectait les positions, préparait les dispositifs de marche ou de combat pour le lendemain et correspondait avec les autres divisions par des messages portés par des ordonnances à vive allure.
Soir
Le soir, lorsque l'armée bivouaquait, le général partageait un repas frugal avec son état-major autour d'un feu de camp. Il rédigeait ses rapports de la journée, planifiait les mouvements du lendemain et accordait quelques instants aux officiers qui sollicitaient des renforts, des permissions ou des clarifications d'ordres.
Alimentation
En campagne, l'alimentation d'un général napoléonien était simple mais plus régulière que celle des soldats : pain, soupe, viande bouillie ou rôtie, légumes secs, un peu de vin coupé d'eau. Dans les villes occupées, le cantonnement chez des notables ou en auberges réquisitionnées permettait des repas plus élaborés.
Vêtements
En service, Saint-Hilaire portait l'uniforme réglementaire de général de division : habit bleu à revers et parements écarlates brodés d'or, épaulettes à frange dorée, écharpe blanche et bicorne. En campagne, par souci pratique, il pouvait passer une redingote grise par-dessus l'uniforme, à l'exemple de Napoléon lui-même.
Habitat
Sur le terrain, le général logeait dans sa tente d'état-major ou, lors des haltes en ville, dans une maison de notable réquisitionnée. Son installation était sommaire : un lit de camp, une table pour les cartes et la correspondance, quelques coffres pour l'équipement personnel et les archives de la division.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Commandement de la 1re division du IVe Corps à Austerlitz
2 décembre 1805
Campagne de Prusse et de Pologne
1806-1807
Couverture défensive à la bataille d'Aspern-Essling
21-22 mai 1809






