Madame de La Fayette(1634 — 1693)
Madeleine de La Vergne, comtesse de La Fayette
royaume de France
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Écrivaine française du XVIIe siècle, pionnière du roman psychologique. Auteure de La Princesse de Clèves, œuvre majeure explorant les sentiments et les conflits intimes des personnages. Figure importante de la vie littéraire et culturelle de la cour de Louis XIV.
Questions fréquentes
Faits marquants
- 1634 : Naissance à Paris
- 1661 : Mariage avec le comte de La Fayette
- 1678 : Publication anonyme de La Princesse de Clèves, premier grand roman psychologique français
- 1680 : Publication de Zayde, roman galant
- 1693 : Décès à Paris
Œuvres & réalisations
Première nouvelle publiée anonymement, elle pose les bases du style psychologique de Madame de La Fayette en explorant les conflits entre amour, honneur et devoir dans la noblesse du XVIe siècle.
Roman signé du nom de Segrais mais largement attribué à Madame de La Fayette, il mêle aventures romanesques et analyse des sentiments dans un cadre espagnol et mauresque.
Chef-d'œuvre de la littérature française et premier roman psychologique moderne, il explore la lutte intérieure d'une femme entre passion et vertu à la cour des Valois, influençant durablement la littérature française.
Courte nouvelle publiée après sa mort, plus sombre et directe que ses précédentes œuvres, traitant de l'adultère et de ses conséquences tragiques.
Récit biographique de son amie Henriette d'Angleterre, belle-sœur de Louis XIV, témoignage historique précieux sur la vie de cour au XVIIe siècle.
Document historique relatant les événements de la cour de Versailles sous Louis XIV, offrant un regard lucide et informé sur le fonctionnement du pouvoir royal.
Anecdotes
Madame de La Fayette entretenait une amitié profonde et durable avec La Rochefoucauld, l'auteur des Maximes. Pendant près de vingt ans, ils se fréquentèrent quotidiennement dans son salon parisien, collaborant intellectuellement et se lisant mutuellement leurs œuvres. Certains historiens pensent que cette amitié influença profondément l'écriture de La Princesse de Clèves.
La Princesse de Clèves, publiée anonymement en 1678, fit scandale dès sa parution. Le Mercure galant organisa un véritable sondage auprès de ses lecteurs pour savoir si la princesse avait eu raison d'avouer sa passion à son mari : toute la société parisienne se passionna pour cette question morale, ce qui était inédit pour un roman.
Bien qu'elle soit aujourd'hui considérée comme l'auteure de La Princesse de Clèves, Madame de La Fayette n'a jamais officiellement revendiqué la paternité de l'œuvre de son vivant. Elle écrivit même dans une lettre qu'elle ne reconnaissait pas ce roman comme le sien, ce qui alimenta pendant des siècles la controverse sur son authorship.
Madame de La Fayette fréquentait les plus grands esprits de son époque : Madame de Sévigné était sa meilleure amie depuis l'enfance, et elle côtoyait Racine, Boileau et Molière dans les salons littéraires parisiens. Son propre salon rue de Vaugirard était l'un des plus réputés de Paris.
Madame de La Fayette avait été introduite jeune à la cour par la reine Henriette d'Angleterre, belle-sœur de Louis XIV, dont elle devint dame d'honneur et amie proche. Elle rédigea d'ailleurs les Mémoires de la cour de France pour les années 1688-1689, témoignage précieux de la vie à Versailles.
Sources primaires
Il parut alors une beauté à la cour, qui attira les yeux de tout le monde, et l'on doit croire que c'était une beauté parfaite, puisqu'elle donna de l'admiration dans un lieu où l'on était si accoutumé à voir de belles personnes.
Voici un petit livre que j'ai fait imprimer, et que je vous envoie. Je vous supplie de le lire, et de me mander ce que vous en pensez. [...] Je ne le reconnais pas pour mien, et je le trouve trop galant et trop plein de choses pour moi.
Tout le monde cherchait à se pousser à la cour, et l'on n'y était guère estimé que par les distinctions qu'on y obtenait du roi ou de ses ministres.
Elle avait une grandeur et une majesté naturelle qui frappaient d'abord, mais qui n'ôtaient rien à la douceur et à l'agrément de ses manières.
Lieux clés
Résidence parisienne de Madame de La Fayette où elle tenait son célèbre salon littéraire fréquenté par La Rochefoucauld, Madame de Sévigné et les plus grands esprits de l'époque.
Madame de La Fayette y séjournait régulièrement en qualité de dame de la haute noblesse proche de la cour. L'atmosphère et les intrigues versaillaises ont nourri le décor de La Princesse de Clèves.
Madame de La Fayette habitait dans le quartier Saint-Germain-des-Prés et fut inhumée à l'église Saint-Sulpice en 1693.
Propriété de son mari le comte de La Fayette en Auvergne, que Madame de La Fayette géra souvent depuis Paris, y séjournant peu en raison de sa vie mondaine et littéraire parisienne.
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
La Princesse de Montpensier
1662
La Princesse de Clèves
1678
La Comtesse de Tende
1718 (posthume)
Histoire de Madame Henriette d'Angleterre
1720 (posthume)
Mémoires de la cour de France pour les années 1688 et 1689
1731 (posthume)






