Mahuika est la déesse du feu dans la mythologie māori de Nouvelle-Zélande. Gardienne des flammes qu'elle porte dans ses ongles, elle est célèbre pour son affrontement avec le héros Māui, à qui elle finit par céder le secret du feu.
Mahuika
Mahuika
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Déesse du feu dans la mythologie māori, elle conserve le feu dans ses ongles (ou ses doigts)
- Dans le mythe le plus célèbre, le héros Māui lui soutire ses ongles enflammés un à un par la ruse
- Lorsqu'elle jette son dernier ongle de colère, elle embrase la forêt ; le feu se réfugie alors dans les arbres (kaikōmako), expliquant pourquoi on peut produire du feu par friction du bois
- Elle est apparentée à Mahuea et s'inscrit dans le corpus des divinités du feu polynésiennes
- Sa figure relève de la tradition orale māori, sans datation historique (mythe atemporel)
Œuvres & réalisations
En cédant ses ongles enflammés, Mahuika permet à l'humanité de posséder le feu pour cuire, se chauffer et s'éclairer.
Sa colère contre Māui déclenche un incendie cosmique, expliquant la puissance destructrice et sacrée du feu.
Avant de disparaître, elle place les dernières étincelles dans le kaikōmako, fondant la technique māori du feu par frottement.
Son affrontement avec Māui constitue l'un des grands épisodes du cycle héroïque transmis dans tout le Pacifique.
Inscrite dans le whakapapa (généalogie sacrée), elle relie le feu aux ancêtres et aux forces primordiales māori.
Anecdotes
Dans le mythe māori le plus célèbre, le héros Māui éteint tous les feux du village pour forcer sa grand-mère Mahuika à lui révéler d'où vient le feu. Elle arrache alors l'un de ses ongles enflammés et le lui donne, mais Māui le jette dans l'eau et revient sans cesse en réclamer d'autres.
Les Māori racontent que Mahuika portait le feu dans ses ongles : chacun de ses doigts et orteils était une flamme vivante. C'est pourquoi, dans le récit, elle peut donner le feu ongle par ongle jusqu'à n'en avoir presque plus.
Quand Mahuika comprend que Māui se moque d'elle, elle jette son dernier ongle de colère et embrase toute la terre. Pour échapper aux flammes, Māui se transforme en aigle puis appelle les dieux Tāwhirimātea et Whaitiri à envoyer la pluie pour éteindre l'incendie.
Selon la tradition, avant de mourir Mahuika cache les dernières étincelles du feu dans certains arbres, comme le kaikōmako. C'est pour cela que les Māori produisent le feu en frottant des bâtons de ces bois : le feu de Mahuika y dort encore.
Mahuika est souvent présentée comme la sœur (ou une parente) de Hine-nui-te-pō, la déesse de la nuit et de la mort, ce qui l'inscrit dans la grande famille des divinités primordiales māori issues de Ranginui (le Ciel) et Papatūānuku (la Terre).
Sources primaires
Māui demanda à Mahuika de lui donner du feu ; elle arracha un de ses ongles, d'où jaillit une flamme, et la lui tendit.
Le feu fut conservé dans le corps de Mahuika, gardienne des flammes, jusqu'à ce qu'il soit réparti dans les arbres dont on tire le feu par frottement.
Les récits anciens enseignent que le feu fut dérobé à la divinité du feu et caché dans le bois du kaikōmako, d'où les hommes le rappellent.
Lieux clés
Terre des Māori où se déroulent et se transmettent les récits de Mahuika et de Māui.
Domaine souterrain de la mythologie māori, associé au feu intérieur de la terre et aux divinités primordiales.
Bois sacrés où le feu de Mahuika s'est réfugié, d'où les humains tirent le feu par frottement.
Régions de geysers et de volcans (comme Rotorua et le Tongariro) où l'on perçoit la chaleur souterraine liée au feu mythique.
Objets typiques

Les ongles des doigts et orteils de Mahuika, chacun renfermant une flamme vivante qu'elle peut détacher pour donner le feu.

Bâtons taillés dans le bois du kaikōmako, où le feu de Mahuika s'est réfugié ; on les frotte pour produire des étincelles.

Four traditionnel māori creusé dans le sol où l'on cuit les aliments à l'aide de pierres chauffées, usage direct du feu de Mahuika.

Le feu sacré (ahi) confié à Mahuika, à la fois source de chaleur, de cuisson et de danger destructeur.

Figure sculptée représentant un ancêtre ou une divinité, support de mémoire des récits comme celui de Mahuika.
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Vie quotidienne
Matin
En tant que divinité, Mahuika ne connaît pas la routine humaine, mais les récits la montrent veillant sur ses flammes dès l'aube, comptant ses ongles de feu comme un trésor. Le matin évoque aussi les humains rallumant le foyer grâce au feu qu'elle leur a légué.
Après-midi
L'après-midi māori est rythmé par la cuisson au hangi et l'entretien du feu, gestes qui prolongent le don de Mahuika. La déesse, elle, demeure dans son domaine souterrain, source de toute chaleur.
Soir
Le soir, le feu réunit la communauté autour duquel on chante les récits de Mahuika et de Māui. Les flammes éclairent les visages et tiennent à distance le froid et l'obscurité de Hine-nui-te-pō.
Alimentation
Figure mythique, Mahuika ne se nourrit pas comme les mortels ; son « aliment » est le feu lui-même. Les humains, eux, doivent à son don de pouvoir cuire poissons, kūmara (patates douces) et racines au hangi.
Vêtements
Elle est imaginée parée de flammes, ses doigts et orteils brillant comme des braises vivantes. Les Māori la représentent comme une vieille femme ancestrale, vêtue à la manière des aïeules respectées.
Habitat
Mahuika réside dans les profondeurs ardentes de la terre, parfois associées à Rarohenga, le monde souterrain. Sa demeure est le cœur même du feu, loin de la lumière du jour.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Le don du feu aux humains
Temps mythique
L'embrasement de la terre
Temps mythique
Le feu caché dans les arbres
Temps mythique
Le cycle de Māui
Traditions orales
Gardienne généalogique du feu
Traditions orales






