Religieuse ursuline et mystique française, Marie Guyart partit en 1639 fonder à Québec le premier monastère de femmes en Amérique du Nord. Figure majeure de la spiritualité du XVIIe siècle, elle évangélisa et éduqua les jeunes filles françaises et amérindiennes de la Nouvelle-France.
Marie de l'Incarnation(1566 — 1618)
Barbe Acarie
France
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Naissance à Tours en 1599 sous le nom de Marie Guyart
- Entrée chez les Ursulines de Tours en 1631 après son veuvage
- Départ pour la Nouvelle-France et fondation du monastère des Ursulines de Québec en 1639
- Rédaction de Relations spirituelles et de dictionnaires et catéchismes en langues amérindiennes
- Mort à Québec en 1672 ; canonisée par le pape François en 2014
Œuvres & réalisations
Principale réalisation de Barbe Acarie : faire venir d'Espagne les Carmélites déchaussées et fonder leur premier couvent à Paris.
Salon de dévotion réunissant François de Sales, Bérulle et Canfield, considéré comme un berceau de l'École française de spiritualité.
Soutien à l'essaimage des Carmels en France (Pontoise, Dijon, Amiens, Tours, Rouen).
Influence directe sur de nombreuses vocations : trois de ses filles devinrent carmélites.
Anecdotes
Née à Paris en 1566 dans une riche famille de la bourgeoisie de robe, Barbe Avrillot fut surnommée « la belle Acarie » après son mariage à seize ans avec Pierre Acarie. Mère de six enfants, elle dirigeait une grande maisonnée tout en menant une intense vie de prière, ce qui en fit une rare figure de mystique mariée et laïque.
Son hôtel parisien devint l'un des grands foyers spirituels du royaume : on y croisait François de Sales, Pierre de Bérulle (son cousin) ou le capucin anglais Benoît de Canfield. Ce cercle est souvent considéré comme le berceau de « l'École française de spiritualité ».
Après avoir lu les œuvres de Thérèse d'Ávila, Barbe Acarie aurait eu la vision de la sainte espagnole l'invitant à implanter le Carmel réformé en France. Grâce à son obstination, le premier couvent de Carmélites déchaussées ouvrit à Paris en 1604.
Veuve en 1613, elle réalisa enfin son vœu d'entrer au Carmel : en 1614, à près de cinquante ans, elle devint simple sœur converse à Amiens sous le nom de Marie de l'Incarnation, choisissant les humbles travaux de cuisine et d'infirmerie plutôt que les honneurs.
Réputée pour ses extases et ses pénitences, elle mourut à Pontoise en 1618. Trois de ses filles étaient devenues carmélites ; elle fut béatifiée par le pape Pie VI en 1791.
Sources primaires
Elle fut, après Dieu, la première et principale cause de l'établissement des religieuses Carmélites en France.
Les témoins rapportent ses ravissements durant l'oraison et son extrême humilité dans les offices les plus bas du monastère.
Les religieuses garderont une étroite clôture, vivront du travail de leurs mains et s'adonneront à l'oraison mentale.
Lieux clés
Ville natale de Barbe Acarie et siège de son hôtel, foyer spirituel majeur où fut fondé en 1604 le premier Carmel réformé de France.
Premier monastère de Carmélites déchaussées fondé en France en 1604, fruit des démarches de Barbe Acarie.
Monastère où Barbe Acarie entra comme sœur converse en 1614, prenant le nom de Marie de l'Incarnation.
Monastère où Marie de l'Incarnation passa ses derniers mois et mourut en 1618.
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Introduction du Carmel réformé en France
1604
Cercle spirituel de l'hôtel Acarie
vers 1600-1613
Fondations de nouveaux carmels
1604-1618
Direction spirituelle de ses filles et proches
début XVIIe siècle






