Abel Tasman est un navigateur et explorateur néerlandais au service de la Compagnie des Indes orientales (VOC). En 1642, il est le premier Européen à atteindre la Tasmanie et la Nouvelle-Zélande, repoussant les limites de la connaissance géographique de son temps.
Abel Tasman(1603 — 1659)
Abel Tasman
Provinces-Unies
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né vers 1603 à Lutjegast, dans les Provinces-Unies
- Entre au service de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC)
- En 1642, atteint la terre qu'il nomme Terre de Van Diemen, aujourd'hui la Tasmanie
- En 1642, premier Européen à apercevoir la Nouvelle-Zélande
- Deuxième expédition en 1644 le long des côtes nord de l'Australie ; mort en 1659 à Batavia
Œuvres & réalisations
Expédition majeure au cours de laquelle Tasman découvrit la Tasmanie, la Nouvelle-Zélande, les Tonga et les Fidji, réalisant la première circumnavigation partielle du continent australien par le sud.
Document manuscrit tenu pendant l'expédition, conservé aux archives nationales néerlandaises. Il constitue la principale source historique sur la découverte de la Tasmanie et de la Nouvelle-Zélande par les Européens.
Deuxième expédition au cours de laquelle Tasman cartographia environ 4 000 km de la côte nord de l'Australie, démontrant que la Nouvelle-Hollande et la Nouvelle-Guinée sont deux masses terrestres distinctes.
Carte résultant du second voyage, restée pendant un siècle la représentation la plus complète des côtes australiennes et utilisée comme référence par les navigateurs européens jusqu'aux explorations de James Cook.
Anecdotes
Lors de son expédition de 1642, Tasman aperçut une côte qu'il nomma « Terre de Van Diemen » en hommage à Anthony van Diemen, gouverneur général de la VOC qui avait financé le voyage. Il ne débarqua jamais sur cette île, se contentant d'en longer les rivages depuis ses navires. Ce n'est qu'en 1856 que l'île prit le nom de Tasmanie en son honneur.
En décembre 1642, lorsque ses hommes tentèrent d'établir un contact avec des guerriers māori au large de la Nouvelle-Zélande, la rencontre tourna au drame : quatre marins néerlandais furent tués dans leurs embarcations. Tasman baptisa aussitôt l'endroit « Baie des Meurtriers » (Moordenaar's Bay) et n'essaya plus de débarquer, repartant sans avoir posé le pied sur la terre ferme.
Malgré deux grandes expéditions et des milliers de kilomètres parcourus, la VOC fut déçue des résultats de Tasman : il n'avait trouvé ni or, ni épices précieuses, ni civilisations riches à commercer. Ses découvertes furent jugées peu rentables, et aucune nouvelle expédition majeure ne fut financée dans cette région pendant des décennies.
Au cours de son premier voyage, Tasman devint le premier Européen à apercevoir les îles Tonga et les Fidji. Aux Tonga, la rencontre avec les habitants locaux fut amicale et festive, permettant aux marins de se ravitailler en eau douce et en fruits frais — un luxe précieux après des semaines de mer.
Son second voyage en 1644 lui permit de cartographier environ 4 000 km de la côte nord de l'Australie, démontrant que la Nouvelle-Hollande et la Nouvelle-Guinée sont deux masses terrestres distinctes. Cette carte resta pendant un siècle l'une des représentations les plus précises de la région.
Sources primaires
Tasman décrit dans son journal l'aperçu de la côte de Van Diemen's Land le 24 novembre 1642 : une terre haute et boisée, dont il ne put s'approcher en raison des vents contraires et des vagues déferlantes sur les rochers.
Le gouverneur général de la VOC ordonne à Tasman de rechercher la « grande terre australe inconnue » et d'évaluer si elle offre des possibilités commerciales pour la Compagnie, notamment en matière de métaux précieux, d'épices et de populations susceptibles de devenir des partenaires commerciaux.
À son retour, Tasman rend compte de la découverte de plusieurs terres nouvelles — Van Diemen's Land, la Nouvelle-Zélande, les Tonga et les Fidji — mais souligne que ses équipages n'ont pu y débarquer en sécurité ni établir de contacts commerciaux durables.
Le pilote Frans Visscher dresse à l'issue du premier voyage une carte détaillant les nouvelles terres découvertes et les routes empruntées, intégrée ensuite aux archives cartographiques de la VOC à Batavia.
Lieux clés
Principal port et centre administratif de la VOC en Asie, où Tasman embarquait et rentrait à l'issue de chaque expédition. C'est depuis ce port qu'il appareilla pour ses deux grands voyages d'exploration.
Grande île au sud-est de l'Australie, aperçue pour la première fois par un Européen le 24 novembre 1642. Tasman la nomma en hommage à Anthony van Diemen ; l'île porta son propre nom à partir de 1856.
Baie de l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande où eut lieu, en décembre 1642, le premier contact violent entre Européens et Māori, faisant quatre morts parmi l'équipage néerlandais. Tasman lui donna le nom de Moordenaar's Bay.
Archipel du Pacifique Sud visité par Tasman en janvier 1643, où les contacts avec la population locale furent pacifiques et festifs. Ce fut l'un des rares débarquements réussis de son premier voyage.
Tasman aperçut ces îles en février 1643, devenant le premier Européen à les signaler. La navigation dans les eaux peu profondes et les récifs fut particulièrement périlleuse pour ses navires.
Objets typiques

Instrument de navigation permettant de mesurer la hauteur du soleil ou des étoiles pour calculer la latitude. Tasman et ses navigateurs l'utilisaient quotidiennement pour connaître leur position en pleine mer.

Outil indispensable à bord des navires de la VOC pour maintenir le cap en haute mer. Sans boussole, traverser les vastes océans inconnus de l'hémisphère sud aurait été impossible.

Registre tenu chaque jour par le capitaine, consignant la position du navire, les conditions météorologiques et les événements marquants. Le journal de Tasman est l'une des sources historiques majeures sur ses découvertes.

Cartes nautiques annotées à la main représentant les côtes et les profondeurs connues. Tasman contribua à les enrichir avec ses propres relevés des terres australes.

Drapeau de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, arboré sur tous les navires de Tasman. Il symbolisait l'autorité commerciale et militaire des Provinces-Unies sur les mers du monde.

Utilisé pour mesurer la durée des quarts de veille et estimer la vitesse du navire avec la ligne de loch. Sur les longues traversées, le temps était précieusement compté.

Arme à feu portée par les équipages des navires de la VOC lors des débarquements. Lors du drame de la Baie des Meurtriers en Nouvelle-Zélande, les marins en étaient munis mais ne purent éviter la tragédie.
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Vie quotidienne
Matin
Le capitaine Tasman se lève à l'aube pour prendre connaissance des relevés de la nuit : position estimée, cap suivi, vitesse mesurée au loch. Il consulte ses cartes et discute avec le pilote Frans Visscher des ajustements de route selon les vents et les courants observés.
Après-midi
L'après-midi est consacré à la navigation active : observation du soleil à l'astrolabe pour calculer la latitude, dictée des entrées du journal de bord, inspection du navire et des provisions. Lors des phases de découverte côtière, Tasman surveille en personne les relevés cartographiques depuis la dunette.
Soir
Le soir, le capitaine tient conseil avec ses officiers autour d'une carte posée sur la table de la chambre arrière. On évalue les vivres restants et les risques à approcher les côtes inconnues. Un repas simple — soupe, biscuits de mer, viande salée — est partagé avec les officiers supérieurs.
Alimentation
À bord des navires de la VOC, l'alimentation se composait de biscuits de mer, de viande et poisson salés, de légumes secs et de bière. Lors des escales réussies comme aux îles Tonga, les équipages se ravitaillaient en fruits frais et eau douce, prévenant ainsi le scorbut redouté de tous les marins.
Vêtements
En mer, Tasman portait la tenue pratique d'un officier néerlandais du XVIIe siècle : culottes de drap épais, chemise de lin, veste à boutons et large chapeau pour se protéger du soleil et des embruns. Lors des débarquements officiels, il revêtait une tenue plus formelle symbolisant l'autorité de la VOC.
Habitat
En voyage, Tasman logeait dans la cabine du capitaine à l'arrière du navire, une pièce modeste où il conservait ses instruments de navigation, ses cartes et son journal de bord. À Batavia, entre deux expéditions, il résidait dans un logement de fonctionnaire fourni par la VOC.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Style visuel
Le style s'inspire de la peinture maritime néerlandaise du Siècle d'or : mers sombres et dramatiques, navires de la VOC toutes voiles dehors, cartes anciennes aux contours encore inachevés et côtes australes enveloppées de mystère.
Ambiance sonore
L'ambiance sonore mêle les bruits d'un navire de la VOC en pleine mer — craquements, voiles et vagues — aux sons mystérieux et inquiétants des côtes inconnues du Pacifique Sud.
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Premier voyage d'exploration dans l'hémisphère sud
1642-1643
Journal du premier voyage (1642-1643)
1643
Second voyage d'exploration (1644)
1644
Carte de la Nouvelle-Hollande
1644






