Miep Gies (1909-2010) était une employée de bureau néerlandaise d'origine autrichienne qui cacha Anne Frank et sa famille dans l'Annexe secrète d'Amsterdam de 1942 à 1944. Après leur arrestation par la Gestapo, elle recueillit les cahiers d'Anne Frank et les conserva, rendant possible leur publication mondiale.
Miep Gies(1909 — 2010)
Miep Gies
Royaume des Pays-Bas
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Questions fréquentes
Citations célèbres
« Je ne suis pas un héros. J'ai simplement fait ce que n'importe quel être humain décent aurait fait.»
Faits marquants
- 1909 : Naissance à Vienne (Autriche)
- 1933 : Embauche chez Otto Frank à Amsterdam
- Juillet 1942 – août 1944 : Cache Anne Frank et sept autres personnes dans l'Annexe secrète
- 4 août 1944 : Arrestation des clandestins par la Gestapo ; Miep récupère les journaux d'Anne
- 1987 : Publication de ses mémoires, 'Mes souvenirs d'Anne Frank', traduits dans 30 langues
- 2010 : Décès à 100 ans aux Pays-Bas
Œuvres & réalisations
Après l'arrestation de la famille Frank, Miep recueillit les cahiers d'Anne sur le sol de l'Annexe et les conserva dans son bureau jusqu'au retour d'Otto Frank. Sans ce geste décisif, l'un des témoignages les plus lus de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale n'aurait jamais existé.
Pendant plus de deux ans, Miep Gies ravitailla, protégea et soutint moralement huit personnes cachées au 263 Prinsengracht, risquant chaque jour sa liberté et sa vie dans une résistance civile silencieuse mais essentielle.
Dans ce livre coécrit avec Alison Leslie Gold, Miep Gies raconte les deux années de clandestinité et le quotidien des aidants. Traduit dans de nombreuses langues, il est devenu une référence complémentaire indispensable au Journal d'Anne Frank.
Miep Gies apporta son témoignage filmé à ce documentaire réalisé par Jon Blair, qui remporta l'Oscar du meilleur film documentaire en 1996, diffusant son récit de première main à des millions de spectateurs dans le monde.
Anecdotes
Le 4 août 1944, après l'arrestation de la famille Frank par la Gestapo, Miep Gies et sa collègue Bep Voskuijl montèrent dans l'Annexe et trouvèrent les cahiers d'Anne éparpillés sur le sol. Miep les ramassa sans les lire et les conserva dans le tiroir de son bureau, espérant les remettre à Anne après la guerre.
Miep tenta de soudoyer le policier néerlandais des SS qui avait procédé à l'arrestation, lui offrant de l'argent en échange de la liberté des Frank. Il refusa catégoriquement. Elle ne fut elle-même pas arrêtée ce jour-là, peut-être parce que l'officier reconnut son accent viennois — lui-même étant originaire d'Autriche.
Pendant plus de deux ans, Miep acheta discrètement des denrées en quantité inhabituellement grande, répartissant ses achats dans plusieurs commerces pour ne pas éveiller les soupçons. Elle utilisait les tickets de rationnement de plusieurs personnes pour nourrir les huit clandestins de l'Annexe, risquant sa vie à chaque course.
Quand Otto Frank, unique survivant de la famille, revint des camps en juillet 1945, Miep lui remit les cahiers d'Anne sans les avoir jamais lus, respectant ce qu'elle considérait comme une vie privée. Elle dira plus tard : 'Je n'avais pas le droit de lire ce qu'elle avait écrit.'
En 1994, lors d'une intervention dans une école néerlandaise, des élèves demandèrent à Miep si elle se considérait comme une héroïne. Elle répondit : 'Je ne suis pas une héroïne. J'ai fait ce que n'importe quelle personne décente aurait dû faire.' Cette humilité la rendit encore plus précieuse comme témoin de l'Histoire.
Sources primaires
Miep nous apporte des livres, s'occupe des courses et demande toujours comment nous allons. Elle apporte de la gaieté et de la légèreté chaque fois qu'elle monte nous voir, même pour un court instant.
Chaque jour je traversais Amsterdam à vélo pour apporter de la nourriture, des nouvelles et, surtout, de l'espoir. Je ne pouvais pas imaginer faire autrement. Ces gens comptaient sur nous et nous ne pouvions pas les abandonner.
Quand j'ai trouvé les cahiers sur le sol après l'arrestation, je les ai ramassés sans réfléchir. Je voulais sauver ce qui pouvait l'être. Je pensais encore qu'Anne reviendrait et que je pourrais les lui rendre.
Miep m'a donné le journal d'Anne dès mon retour. Elle l'avait gardé précieusement pendant toute cette période sans le lire, par respect pour Anne. Sans elle, ce témoignage n'aurait jamais existé.
Lieux clés
C'est dans l'arrière-bâtiment de cet immeuble abritant la société Opekta que Miep Gies aida à cacher Anne Frank et sept autres personnes de juillet 1942 à août 1944. Le lieu est aujourd'hui la Maison Anne Frank, musée visité par plus d'un million de personnes chaque année.
Hermine Santrouschitz, future Miep Gies, est née à Vienne le 15 février 1909. À l'âge de onze ans, elle fut envoyée aux Pays-Bas pour se remettre de la malnutrition qui sévissait en Autriche après la Première Guerre mondiale, et n'en repartit jamais.
C'est dans cette ville universitaire néerlandaise que la jeune Miep fut accueillie en 1920 par une famille d'adoption. Elle y apprit le néerlandais et y forgea l'attachement profond aux Pays-Bas qui guida toute sa vie.
Miep et son mari Jan vécurent à Amsterdam pendant toute la guerre. C'est depuis leur appartement qu'elle organisait quotidiennement le ravitaillement des clandestins tout en menant une vie apparemment ordinaire pour ne pas attirer l'attention.
Objets typiques

Après l'arrestation, Miep ramassa ces cahiers éparpillés sur le sol de l'Annexe et les conserva dans son bureau sans les lire. C'est grâce à ce geste que le témoignage d'Anne Frank a pu être publié et lu dans le monde entier.

Sous l'Occupation, la nourriture était strictement rationnée par les autorités nazies. Miep collectait les tickets de rationnement de plusieurs personnes et parcourait les marchés pour acheter discrètement de quoi nourrir les huit clandestins.

Comme la plupart des Néerlandais de l'époque, Miep se déplaçait à bicyclette dans Amsterdam pour ses courses, son travail et ses livraisons clandestines. Le vélo était le moyen de transport le plus courant sous l'Occupation, les carburants étant réquisitionnés.

Miep transportait chaque jour dans un sac banal la nourriture, les livres et les médicaments destinés aux clandestins, dissimulant ainsi ses allers-retours réguliers au 263 Prinsengracht.

En tant qu'assistante administrative chez Opekta, l'entreprise d'Otto Frank, Miep utilisait quotidiennement une machine à écrire pour ses tâches professionnelles, maintenant l'activité commerciale normale comme couverture indispensable.

Miep apportait régulièrement des livres et parfois des informations sur l'avancée de la guerre aux occupants de l'Annexe, leur permettant de maintenir un lien avec le monde extérieur et de ne pas sombrer dans le désespoir.
Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Miep se levait tôt dans son appartement d'Amsterdam et planifiait ses achats de la journée. Elle parcourait plusieurs marchés et épiceries différents pour ne pas éveiller les soupçons en achetant de trop grandes quantités dans un seul endroit. Elle se rendait ensuite à son poste d'assistante administrative chez Opekta, maintenant l'apparence d'une journée de travail normale.
Après-midi
Au cours de la journée, Miep montait discrètement dans l'Annexe pour apporter le repas de midi aux clandestins, leur donner des nouvelles de la ville et recueillir leurs éventuels besoins. Elle gérait en parallèle les tâches administratives de l'entreprise pour maintenir une façade de normalité indispensable à la sécurité de tous.
Soir
Le soir, Miep et Jan rentraient chez eux et écoutaient Radio Oranje, les émissions clandestines diffusées depuis Londres par le gouvernement néerlandais en exil. Ils discutaient de l'avancée de la guerre, préparaient le ravitaillement du lendemain et vivaient dans une tension permanente mêlée d'espoir.
Alimentation
Sous l'Occupation, l'alimentation était marquée par les restrictions et le rationnement strict. Miep et Jan mangeaient comme la majorité des Néerlandais : peu de viande, beaucoup de pommes de terre, légumes de saison et pain noir. Elle veillait à ce que les clandestins reçoivent une nourriture suffisante, parfois au détriment de sa propre ration.
Vêtements
Miep portait les vêtements pratiques et discrets d'une employée de bureau néerlandaise des années 1940 : jupe midi, blouse, manteau sobre de couleur neutre. Les vêtements étaient soigneusement entretenus car le tissu était rationné et les achats limités par les autorités d'Occupation.
Habitat
Miep et Jan vivaient dans un appartement modeste d'Amsterdam, typique des logements d'employés de l'époque : quelques pièces, chauffage au charbon devenu rare sous l'Occupation, cuisine spartiate. Le logement devait paraître parfaitement banal pour ne pas attirer l'attention des voisins ou des autorités nazies.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Conservation et remise du Journal d'Anne Frank à Otto Frank
1944-1945
Aide clandestine aux occupants de l'Annexe secrète
1942-1944
Anne Frank Remembered (mémoires)
1987






