Eleanor Roosevelt(1884 — 1962)
Eleanor Roosevelt
États-Unis
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Première dame des États-Unis (1933-1945), Eleanor Roosevelt s'imposa comme une militante infatigable des droits civiques et de la justice sociale. Elle présida la commission de l'ONU qui rédigea la Déclaration universelle des droits de l'homme (1948).
Questions fréquentes
Citations célèbres
« Le futur appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves.»
« Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement.»
Faits marquants
- 1933-1945 : Première dame des États-Unis sous la présidence de Franklin D. Roosevelt
- 1948 : Préside la commission de l'ONU chargée de rédiger la Déclaration universelle des droits de l'homme
- 1941-1945 : Soutient activement l'intégration des femmes et des Afro-Américains dans l'effort de guerre
- 1946-1952 : Déléguée des États-Unis à l'Assemblée générale des Nations Unies
- 1962 : Décès à New York, laissant un héritage majeur dans la défense des droits civiques
Œuvres & réalisations
Colonne publiée six jours par semaine dans plus de 90 journaux américains pendant 27 ans. Par ce texte personnel et direct, Eleanor Roosevelt créa un lien inédit entre la Première Dame et l'opinion publique.
Premier volet autobiographique dans lequel Eleanor raconte son enfance douloureuse et ses années de formation. Ce livre révèle la femme derrière la figure publique et explique les racines de son engagement.
Texte fondateur en 30 articles, adopté à Paris, dont Eleanor Roosevelt présida la rédaction à la Commission des droits de l'homme de l'ONU. Il reste la référence mondiale en matière de droits fondamentaux.
Second volume autobiographique centré sur les années à la Maison-Blanche (1933-1945) et son rôle aux côtés de Franklin Roosevelt pendant la Grande Dépression et la Seconde Guerre mondiale.
Troisième autobiographie relatant sa vie après la mort de Franklin Roosevelt en 1945, notamment son action à l'ONU et ses voyages autour du monde comme ambassadrice informelle des droits humains.
Synthèse définitive de ses trois volumes de mémoires, publiée un an avant sa mort. Ce testament intellectuel expose sa philosophie de vie fondée sur le courage moral et l'engagement pour la justice.
Anecdotes
En 1939, la grande chanteuse noire américaine Marian Anderson se vit refuser l'accès à Constitution Hall à Washington par les Daughters of the American Revolution, une association dont Eleanor Roosevelt était membre. Révoltée, Eleanor démissionna publiquement de l'organisation et aida à organiser un concert gratuit au Lincoln Memorial, devant 75 000 personnes. Cet acte courageux fit scandale dans l'Amérique encore très ségrégationniste de l'époque.
Dès 1935, Eleanor Roosevelt tint une conférence de presse hebdomadaire réservée exclusivement aux femmes journalistes. À une époque où les rédactions employaient très peu de femmes, cette initiative força plusieurs grands journaux à embaucher des reporters féminines pour ne pas rater les déclarations de la Première Dame. Elle transforma ainsi son rôle honorifique en levier d'émancipation professionnelle.
Eleanor Roosevelt commença à écrire en 1935 une chronique quotidienne intitulée « My Day », qu'elle continua pendant vingt-sept ans sans presque jamais s'interrompre. Elle y racontait ses rencontres, ses voyages et ses opinions avec une liberté de ton inhabituelle pour une Première Dame. Cette colonne était publiée dans plus de 90 journaux à travers les États-Unis et lui permit de toucher des millions de lecteurs chaque jour.
Lors de la négociation de la Déclaration universelle des droits de l'homme à l'ONU en 1947-1948, Eleanor Roosevelt présida les débats avec une ténacité remarquable face aux délégués soviétiques qui tentaient de bloquer le texte. Elle dut concilier des visions du monde radicalement opposées entre pays capitalistes et communistes, pays colonisateurs et colonisés. Le 10 décembre 1948, lorsque le texte fut adopté à Paris sans aucun vote contre, la salle lui fit une ovation debout.
Enfant, Eleanor Roosevelt vécut une jeunesse douloureuse : orpheline à dix ans, elle était souvent décrite comme laide et maladroite par sa propre famille. Pourtant, grâce à une institutrice bienveillante en Angleterre, elle développa une confiance en elle qui la transforma. Cette expérience personnelle de la souffrance et du rejet explique en grande partie son empathie exceptionnelle pour les plus défavorisés tout au long de sa vie.
Sources primaires
No one can make you feel inferior without your consent. I have always felt that a woman's place is wherever she is needed — and that she is needed everywhere.
I had painfully high ideals and a tremendous sense of the must of duty — the English public school tradition which my father had imbibed and passed on to me. I worshipped him and felt that he set for me a standard I must always live up to.
We stand today at the threshold of a great event both in the life of the United Nations and in the life of mankind. This Universal Declaration of Human Rights may well become the international Magna Carta of all men everywhere.
The question of the rights of colored people is one which touches the very roots of our democracy. We cannot speak to the world about human rights while denying them at home.
You gain strength, courage, and confidence by every experience in which you really stop to look fear in the face. You must do the thing you think you cannot do.
Lieux clés
Demeure familiale des Roosevelt sur les rives de l'Hudson. Eleanor y est née spirituellement : c'est là qu'elle apprit à s'affirmer face à sa belle-mère Sara, et là qu'elle fut inhumée en 1962.
Seule propriété qu'Eleanor ait possédée en propre, construite en 1926. Elle en fit son refuge et son quartier général après la mort de Franklin, symbole de son indépendance dans un mariage très particulier.
Résidence officielle de 1933 à 1945 où Eleanor transforma le rôle de Première Dame en tribune politique. Elle y recevait des militants noirs, des syndicalistes et des artistes, brisant les conventions de l'époque.
C'est dans ce palais que l'Assemblée générale de l'ONU adopta le 10 décembre 1948 la Déclaration universelle des droits de l'homme, texte qu'Eleanor Roosevelt avait négocié et défendu pendant trois ans.
Lieu du concert de Marian Anderson le 9 avril 1939, organisé avec le soutien décisif d'Eleanor Roosevelt après le refus de Constitution Hall. Ce concert devant 75 000 personnes devint un symbole du mouvement des droits civiques.






