Mikhaïl Ostrogradski(1801 — 1862)
Mikhaïl Ostrogradski
Empire russe
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Mathématicien et physicien russe (d'origine ukrainienne), figure majeure de l'école mathématique de Saint-Pétersbourg. Il est connu pour ses travaux en analyse mathématique, en mécanique et en physique mathématique, notamment le théorème de la divergence.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1801 à Pachenna (Empire russe, actuelle Ukraine)
- Étudie à Paris dans les années 1820, où il côtoie Cauchy, Laplace, Fourier et Poisson
- Formule en 1826 le théorème de la divergence (théorème d'Ostrogradski-Gauss) reliant intégrale de volume et intégrale de surface
- Élu à l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg en 1830
- Mort en 1862 à Poltava
Œuvres & réalisations
Résultat fondamental reliant l'intégrale de la divergence d'un champ dans un volume au flux à travers la surface qui l'entoure ; pilier du calcul vectoriel et de la physique mathématique.
Travail dans lequel il établit et applique sa formule de transformation d'intégrales, dans le sillage des recherches de Fourier.
Extension du calcul des variations aux intégrales multiples, prolongeant les méthodes d'Euler et de Lagrange.
Contributions à la mécanique rationnelle, dont le principe et la formule d'Ostrogradski-Hamilton liés au principe de moindre action.
Méthode algébrique permettant d'isoler la partie rationnelle de l'intégrale d'une fonction rationnelle, encore enseignée aujourd'hui.
Organisation et modernisation de la formation en mathématiques et en mécanique dans les écoles d'ingénieurs et d'artillerie de l'Empire russe.
Anecdotes
Jeune garçon, Ostrogradski rêvait de devenir officier militaire et s'intéressait peu aux études. C'est seulement après que son père l'inscrivit à l'université de Kharkov qu'il découvrit sa passion pour les mathématiques, au point d'y consacrer toute sa vie.
En 1822, il partit étudier à Paris, alors capitale mondiale des mathématiques, où il suivit les cours de géants comme Cauchy, Laplace, Fourier et Poisson. Cauchy lui-même le remarqua et cita ses travaux, ce qui était un immense honneur pour un jeune étranger.
Ostrogradski refusa de passer un examen de théologie obligatoire à Kharkov, ce qui lui valut de se voir refuser son diplôme. Il quitta alors la Russie pour Paris sans le titre universitaire qu'il méritait pourtant.
À Saint-Pétersbourg, il devint une véritable célébrité scientifique : on raconte qu'une mère, voulant motiver son fils paresseux, le menaçait en disant « Tu ne seras jamais comme Ostrogradski ! ». Son nom était devenu synonyme de génie mathématique en Russie.
Le célèbre écrivain Léon Tolstoï, alors étudiant, assista à certaines de ses leçons. Ostrogradski était un professeur réputé qui forma toute une génération de mathématiciens et d'ingénieurs militaires russes.
Sources primaires
Le mémoire établit, par transformation d'une intégrale de volume en intégrale de surface, une relation fondamentale entre le flux d'un champ à travers une surface fermée et sa divergence dans le volume qu'elle délimite.
Ostrogradski y généralise les méthodes du calcul des variations aux intégrales multiples, prolongeant les travaux d'Euler et de Lagrange.
Les leçons exposent les principes de la mécanique rationnelle appliqués à la formation des ingénieurs militaires de l'Empire.
Lieux clés
Village d'Ukraine où naquit Ostrogradski en 1801, dans une famille de petite noblesse terrienne.
Établissement où il fit ses premières études supérieures et découvrit sa vocation mathématique.
Capitale mondiale des mathématiques où il étudia auprès de Cauchy, Laplace, Fourier et Poisson de 1822 à 1828.
Capitale impériale où il fut académicien et professeur, formant des générations d'ingénieurs et de mathématiciens russes.
Ville d'Ukraine où il mourut en 1862, près de sa région natale.






