Muri-ranga-whenua
Muri-ranga-whenua
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Muri-ranga-whenua est une ancêtre (grand-mère) du héros Māui dans la mythologie maorie de Nouvelle-Zélande. Elle lui confie sa mâchoire enchantée, dont il fait l'arme et l'hameçon magique de ses exploits, notamment la pêche de l'île du Nord et la capture du Soleil.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Ancêtre (souvent décrite comme grand-mère) du demi-dieu Māui dans la mythologie maorie
- Elle lui remet sa mâchoire magique (jawbone), objet central des exploits de Māui
- De cette mâchoire, Māui fait l'hameçon avec lequel il pêche l'île du Nord (Te Ika-a-Māui)
- La mâchoire sert aussi d'arme pour piéger et ralentir le Soleil afin d'allonger les journées
- Figure issue d'une tradition orale polynésienne antérieure à l'écriture, sans datation historique précise
Œuvres & réalisations
Muri-ranga-whenua transmet à Māui son os de mâchoire chargé de mana, source de presque tous ses pouvoirs.
Grâce à l'hameçon fait de la mâchoire, Māui remonte une terre immense devenue l'île du Nord, exploit rendu possible par le don de son aïeule.
Avec la mâchoire en guise de massue, Māui ralentit le Soleil pour allonger les jours, autre exploit issu de l'arme ancestrale.
En reconnaissant Māui comme descendant, Muri-ranga-whenua incarne le rôle des aïeules gardiennes du pouvoir et du savoir dans la généalogie (whakapapa) maorie.
Elle est devenue dans le folklore un archétype de l'ancêtre âgée qui transmet aux héros les outils de leurs exploits.
Anecdotes
Dans la tradition maorie, Māui se rend auprès de sa grand-mère Muri-ranga-whenua, qui vit seule au bout du monde. En la voyant, il comprend qu'elle est très ancienne : son ventre se gonfle déjà pour avaler tous ceux qui passent. Māui se montre rusé et respectueux, et c'est ainsi qu'il gagne sa confiance.
Muri-ranga-whenua offre à Māui sa mâchoire enchantée (te kauae). Cet os deviendra l'arme et l'outil magique de presque tous ses exploits : il s'en sert d'hameçon pour remonter une île du fond de l'océan et de massue pour ralentir le Soleil.
Selon plusieurs versions recueillies au XIXe siècle, Māui doit attendre que sa grand-mère soit affamée pour qu'elle reconnaisse en lui un descendant. La faim et la nourriture jouent un grand rôle dans le récit : c'est en lui apportant à manger qu'il prouve sa parenté et obtient le don de la mâchoire.
La fameuse pêche de Māui, réalisée grâce à la mâchoire de Muri-ranga-whenua, explique pour les Maoris la naissance de l'île du Nord de la Nouvelle-Zélande, appelée Te Ika-a-Māui, « le Poisson de Māui ». L'île du Sud serait la pirogue d'où il a pêché.
Pour capturer le Soleil et l'obliger à ralentir sa course (afin que les jours soient plus longs), Māui tresse des cordes solides et frappe l'astre avec la mâchoire de son aïeule. Cet objet hérité de Muri-ranga-whenua relie ainsi presque tous les grands mythes du héros.
Sources primaires
Māui se rendit auprès de son aïeule Muri-ranga-whenua, et lui demanda sa mâchoire (jaw-bone) ; elle la lui donna, et c'est avec cet os qu'il accomplit ses grands exploits.
Avec l'hameçon fait de la mâchoire de Muri-ranga-whenua, Māui pêcha la grande terre qui devint l'île appelée Te Ika-a-Māui, le Poisson de Māui.
Les récits maoris rapportent que Māui obtint d'une ancêtre la mâchoire enchantée qui lui servit d'arme pour dompter le soleil et d'hameçon pour soulever la terre.
Muri-ranga-whenua, l'aïeule de Māui, lui remit son os de mâchoire (te kauae) afin qu'il s'en fît une arme puissante.
Lieux clés
L'île du Nord, née de la grande pêche de Māui réalisée avec la mâchoire de Muri-ranga-whenua. Cœur géographique du mythe maori.
L'île du Sud, identifiée à la pirogue de Māui d'où il pêcha le poisson. Lieu fondateur de la géographie sacrée maorie.
Lieu mythique et lointain où réside la très ancienne aïeule, à la frontière des vivants. Māui doit voyager longtemps pour l'atteindre.
Terre d'origine mythique des ancêtres maoris, d'où sont issues les générations de Māui. Berceau spirituel de la tradition.
Pointe nord de la Nouvelle-Zélande, lieu sacré d'où, selon la tradition maorie, les esprits des morts quittent la terre — associé aux confins habités par les ancêtres.





