Nāmaka (ou Nāmaka-o-Kahaʻi) est une déesse de l'eau et de la mer dans la mythologie hawaïenne. Sœur aînée et rivale de la déesse du feu Pelé, elle incarne les forces de l'océan qui s'opposent éternellement à celles du volcan.
Nāmaka
Nāmaka
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Déesse de l'eau et de la mer dans le panthéon hawaïen, fille de Haumea et Kū-waha-ilo
- Sœur aînée de Pelé, déesse du feu et des volcans, avec qui elle entretient une rivalité légendaire
- Selon le mythe, elle poursuit Pelé à travers l'archipel hawaïen et la déchire, ses os formant la colline Ka-iwi-o-Pele à Maui
- Incarne l'opposition cosmique entre l'eau (mer) et le feu (volcan), métaphore de la formation géologique des îles Hawaï
- Mythe transmis oralement dans la tradition polynésienne, antérieur à l'écriture introduite au XIXe siècle
Œuvres & réalisations
Par son combat contre la lave de Pelé, Nāmaka participe à la formation des terres : l'eau refroidit le feu et façonne les côtes de l'archipel.
En tant que déesse de la mer, elle gouverne les vagues, les raz-de-marée et les courants, pouvoir redouté des pêcheurs et navigateurs.
Elle chasse sa sœur de leur terre natale, événement fondateur qui déclenche la migration mythique de Pelé à travers le Pacifique.
Elle terrasse et démembre le corps de Pelé à Hāna, épisode central du cycle mythologique de Pelé.
Personnage récurrent des chants et récits du cycle de Pelé, transmis oralement puis recueillis par les folkloristes au XIXe-XXe siècle.
Anecdotes
Dans la mythologie hawaïenne, Nāmaka et sa jeune sœur Pelé, la déesse du feu, se livrent une guerre sans fin : chaque fois que Pelé fait jaillir un volcan vers la mer, Nāmaka envoie ses vagues pour éteindre la lave. Les Hawaïens voyaient dans ce combat l'explication de la formation de leurs îles, où le feu de la terre rencontre l'eau de l'océan.
Selon les récits, c'est Nāmaka qui chassa Pelé de leur terre d'origine, Kahiki, parce que la déesse du feu avait séduit son époux. Pelé fuit alors en canoë à travers le Pacifique, créant un volcan après l'autre dans chaque île, jusqu'à trouver refuge au sommet du Kīlauea, sur la grande île d'Hawaï.
La légende raconte que Nāmaka finit par rattraper Pelé sur l'île de Maui et déchira son corps en morceaux : les ossements de Pelé formèrent une colline appelée Ka-iwi-o-Pele (« les os de Pelé »). Mais Pelé, devenue pur esprit de feu, survécut dans le cratère du Kīlauea, ce qui rendait leur duel éternel.
Le nom complet de la déesse, Nāmaka-o-Kahaʻi, signifie « les yeux de Kahaʻi » en hawaïen. On la considérait comme une déité protectrice mais redoutable, capable de provoquer raz-de-marée et tempêtes pour défendre l'océan contre les empiétements du feu.
Nāmaka appartient à une vaste famille divine : elle est l'une des nombreux enfants de Haumea, la déesse de la fertilité, et compte parmi ses frères et sœurs les divinités-cochons et les esprits du vent qui peuplent les chants généalogiques hawaïens transmis oralement de génération en génération.
Sources primaires
Pele's elder sister Na-maka-o-kaha'i, goddess of the sea, pursues her from land to land because Pele has stolen her husband, and the two fight until Pele is overcome.
Les anciens Hawaïens conservaient dans leurs chants (mele) et leurs récits (moolelo) la généalogie des dieux issus de Haumea, dont les esprits de la mer et du feu.
Pele, driven from her homeland by the wrath of her sister Na-maka-o-kaha'i, set forth in her canoe seeking a new abode among the islands of the great ocean.
Lieux clés
Patrie ancestrale et mythique des dieux hawaïens, souvent associée aux îles du sud du Pacifique. C'est là que naît la querelle entre Nāmaka et Pelé.
Domaine de Nāmaka, déesse de la mer, où elle règne sur les vagues et les marées. Théâtre de la poursuite de Pelé d'île en île.
Colline de Maui dont le nom signifie « les os de Pelé », là où Nāmaka aurait déchiré le corps de sa sœur lors du combat final.
Volcan toujours actif de la grande île, refuge final de l'esprit de Pelé. Symbole de l'opposition éternelle entre le feu de Pelé et l'eau de Nāmaka.
Lieu où la mer (Nāmaka) rattrape et terrasse le feu (Pelé) selon le cycle mythologique. Étape majeure de leur affrontement à travers l'archipel.
Objets typiques

Arme naturelle de Nāmaka, déesse de la mer : elle soulève des vagues géantes pour éteindre la lave de sa sœur. La houle de l'océan est l'expression directe de son pouvoir.

Pirogue à balancier des dieux et des migrants polynésiens, présente dans le mythe lorsque Pelé fuit Nāmaka à travers l'océan. Symbole de la navigation hauturière hawaïenne.

Élément vital incarné par Nāmaka, opposé au feu volcanique. Dans les récits, l'eau salée submerge et refroidit la lave pour former de nouvelles terres.

Poème oral récité par les prêtres et conteurs pour transmettre la lignée des dieux, dont Nāmaka, fille de Haumea. Il fixait la mémoire sacrée sans écriture.

Roche en fusion qui figure le pouvoir de la sœur ennemie Pelé ; Nāmaka la combat en la noyant sous les flots. La rencontre lave-océan crée de nouvelles côtes.
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Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Figure mythologique, Nāmaka n'a pas de quotidien humain : on l'imagine surgissant avec la marée montante à l'aube, parcourant l'océan Pacifique pour surveiller les côtes. Le ressac du matin était perçu comme le signe de sa vigilance.
Après-midi
Dans l'imaginaire hawaïen, elle commande les courants et les vagues qui rythment la journée des pêcheurs. L'après-midi, quand la houle se lève, on y voyait sa main soulevant l'eau contre les terres volcaniques.
Soir
Au crépuscule, les conteurs (haku mele) chantaient ses exploits autour des feux, transmettant le récit de sa lutte contre Pelé. La mer apaisée du soir signalait une trêve momentanée entre les sœurs ennemies.
Alimentation
En tant que déité, Nāmaka ne se nourrit pas comme les mortels ; les offrandes qui lui étaient associées relevaient des produits de la mer (poissons, algues, sel). Le peuple hawaïen tirait sa subsistance de l'océan qu'elle incarnait : poisson, fruits de mer, taro et noix de coco.
Vêtements
Aucune source ne décrit son vêtement de manière fixe ; on la représente comme une présence aquatique, parée d'écume et de vagues. Les Hawaïens portaient quant à eux le pāʻū (jupe de tapa) et le kapa, étoffe battue à partir d'écorce.
Habitat
Sa « demeure » est l'océan tout entier, par opposition au cratère volcanique de Pelé. Aucun temple terrestre précis ne lui est dédié : la mer elle-même tient lieu de sanctuaire.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Création des îles Hawaï
Temps mythique
Maîtrise des marées et des tempêtes
Temps mythique
Expulsion de Pelé de Kahiki
Temps mythique
Combat final de Maui
Temps mythique
Figure du cycle de Pelé (Pele and Hiiaka)
Tradition orale






