Nancy Wake(1912 — 2011)
Nancy Wake
Australie, Nouvelle-Zélande
6 min de lecture
Résistante d'origine néo-zélandaise et australienne, agente du SOE britannique pendant la Seconde Guerre mondiale. Surnommée « la souris blanche » par la Gestapo, elle fut l'une des femmes les plus décorées du conflit pour son action dans la Résistance française.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Née le 30 août 1912 à Wellington (Nouvelle-Zélande), elle grandit en Australie
- À partir de 1940, elle aide des aviateurs alliés et des réfugiés à fuir la France occupée via des réseaux d'évasion
- Recrutée par le SOE britannique, elle est parachutée en Auvergne en avril 1944 pour encadrer les maquis
- Surnommée « la souris blanche » (White Mouse) par la Gestapo, qui la traque sans succès
- Décédée le 7 août 2011 à Londres, parmi les femmes les plus décorées de la guerre (George Medal, Médaille de la Résistance, Légion d'honneur)
Œuvres & réalisations
Elle sert de courrier et aide à faire passer des centaines de prisonniers alliés et d'aviateurs abattus vers l'Espagne, sauvant de nombreuses vies.
Agente du SOE, elle arme, entraîne et coordonne plusieurs milliers de maquisards, jouant un rôle clé dans la guérilla précédant et suivant le Débarquement.
Sous sa coordination, les maquis attaquent dépôts, voies de communication et usines, immobilisant des troupes allemandes loin du front de Normandie.
Récit de sa vie de résistante, devenu une référence sur l'action des femmes et du SOE dans la Résistance française.
Parmi les femmes les plus décorées de la guerre : George Medal (Royaume-Uni), Médaille de la Résistance et Légion d'honneur (France), Medal of Freedom (États-Unis).
Anecdotes
La Gestapo la surnomma « la souris blanche » (die weiße Maus) parce qu'elle leur échappait sans cesse. À un moment, elle figurait en tête de leur liste des personnes les plus recherchées, avec une prime de 5 millions de francs sur sa tête.
Pour rejoindre l'Espagne et fuir la France occupée en 1943, elle franchit les Pyrénées à pied en plein hiver. Elle réussit sa traversée après plusieurs tentatives, échappant de justesse aux patrouilles allemandes.
En 1944, dans le maquis d'Auvergne, elle aurait tué d'un coup de karaté à la gorge une sentinelle SS pour l'empêcher de donner l'alerte lors d'un raid contre une usine.
Lorsque des codes radio essentiels furent perdus pendant un combat, elle parcourut à vélo environ 500 km en quelques jours, à travers les barrages allemands, pour transmettre un message vital. Elle qualifia plus tard cet exploit de chose dont elle était la plus fière.
Décédée en 2011 à Londres, elle demanda que ses cendres soient dispersées près de Montluçon, dans le centre de la France, sur les terres où elle avait combattu avec les maquisards.
Sources primaires
Je n'ai jamais eu peur. J'aurais préféré mourir plutôt que de vivre sous le joug d'un régime que je méprisais.
Pour bravoure et dévouement remarquables au service des opérations clandestines en territoire ennemi occupé.
On m'a demandé pourquoi je faisais cela. Je détestais les nazis et je voulais faire ma part.
Lieux clés
Ville natale de Nancy Wake, où elle naît en 1912 avant que sa famille n'émigre en Australie.
Ville où elle vit avec son mari Henri Fiocca et où elle s'engage dans la Résistance au début de la guerre.
Zone montagneuse du Massif central où elle est parachutée en 1944 pour armer et coordonner les maquis. Ses cendres y furent dispersées.
Chaîne de montagnes qu'elle franchit à pied en 1943 pour fuir la France occupée et gagner l'Espagne.
Ville où elle est formée par le SOE et où elle s'éteint en 2011 à l'âge de 98 ans.






