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Les rations du bord (galley fare en solitaire)
À bord d'un voilier de course en solitaire dans les années 1970, il n'y a ni entrée ni dessert : il y a ce qui tient dans les équipets, ce qui ne pourrit pas, et ce qu'on peut avaler quand la mer le permet. Les repas s'organisent par contrainte — le plat chaud qui réconforte par gros temps, la conserve avalée vite avant une manœuvre, l'en-cas sucré qui remonte le moral, et la boisson chaude qui rythme les quarts. La 'structure' du repas, c'est l'état de la mer et le réchaud à cardan.
Signature : Le réchaud à cardan et la conserve
L'âme de cette cuisine n'est pas une épice mais une technique de survie : le réchaud monté sur cardan qui reste horizontal quand le bateau gîte, et la boîte de conserve, héroïne anti-scorbut des navigateurs solitaires britanniques de l'après-guerre. Tout tourne autour de l'eau rationnée et du gaz économisé.

Naomi James à table

1949 — ?

5 recettes d’époque