Le ragoût de corned-beef du gros temps
Un ragoût épais et nourrissant fait d'une boîte de corned-beef écrasée dans du riz, parfumé d'oignon et d'un cube de bouillon. Le plat unique du marin solitaire : une seule casserole, peu d'eau, un maximum de calories.
Un ragoût épais et nourrissant fait d'une boîte de corned-beef écrasée dans du riz, parfumé d'oignon et d'un cube de bouillon. Le plat unique du marin solitaire : une seule casserole, peu d'eau, un maximum de calories.
Quand le bateau plonge dans le creux et que le réchaud danse sur son cardan, crois-moi, on ne fait pas de chichis. J'ouvre ma boîte de corned-beef, je l'écrase dans le riz qui a cuit dans à peine deux doigts d'eau — chaque goutte est comptée, ici — et je jette un oignon et un cube dedans. Je mange ça à même la casserole, calée contre la cloison, le harnais encore accroché. C'est chaud, c'est gras, ça tient au corps, et par 50° Sud, c'est tout ce qu'on demande à un repas.
- •Corned-beef en boîte — 1 boîte (protéine de conserve, base du plat)
- •Riz blanc — une tasse (féculent, cale l'estomac)
- •Oignon — 1 (aromate qui se conserve bien)
- •Cube de bouillon — 1 (sel et goût concentré)
- •Eau de réserve — rationnée (cuisson)
Le ragoût de corned-beef du gros temps
Un ragoût épais et nourrissant fait d'une boîte de corned-beef écrasée dans du riz, parfumé d'oignon et d'un cube de bouillon. Le plat unique du marin solitaire : une seule casserole, peu d'eau, un maximum de calories.
Pourquoi ce plat ? Par mer formée dans le Sud, Naomi avait besoin d'un repas chaud, gras et calorique pour tenir les longues heures de barre et de veille. Le corned-beef en boîte, le riz et l'oignon faisaient partie de ses provisions de base sur l'Express Crusader — un plat qu'on touille d'une main en se tenant de l'autre.
Quand le bateau plonge dans le creux et que le réchaud danse sur son cardan, crois-moi, on ne fait pas de chichis. J'ouvre ma boîte de corned-beef, je l'écrase dans le riz qui a cuit dans à peine deux doigts d'eau — chaque goutte est comptée, ici — et je jette un oignon et un cube dedans. Je mange ça à même la casserole, calée contre la cloison, le harnais encore accroché. C'est chaud, c'est gras, ça tient au corps, et par 50° Sud, c'est tout ce qu'on demande à un repas.
Ingrédients (version d’époque)
- Corned-beef en boîte — 1 boîte (protéine de conserve, base du plat)
- Riz blanc — une tasse (féculent, cale l'estomac)
- Oignon — 1 (aromate qui se conserve bien)
- Cube de bouillon — 1 (sel et goût concentré)
- Eau de réserve — rationnée (cuisson)
Ingrédients
- Corned-beef en boîte — 1 boîte (340 g) (protéine, base du plat)
- Riz long — 150 g (féculent)
- Oignon — 1 moyen (aromate)
- Cube de bouillon de bœuf — 1 (assaisonnement)
- Eau — 350 ml (cuisson du riz)
- Poivre — 1 pincée (relève)
Préparation
- Émincer l'oignon et le faire revenir dans la casserole avec un filet d'huile jusqu'à ce qu'il blondisse.
- Ajouter le riz, l'eau et le cube de bouillon émietté. Couvrir et laisser cuire à feu doux jusqu'à absorption de l'eau.
- Écraser le corned-beef à la fourchette et l'incorporer au riz chaud, mélanger pour qu'il fonde dans les grains.
- Poivrer, couvrir une minute hors du feu, et manger directement dans la casserole pour ne pas salir de vaisselle.
Comment on faisait : Le corned-beef (bœuf de conserve salé) était un pilier des provisions de bord britanniques depuis le XIXe siècle et toute l'ère de la marine à voile : longue conservation, riche en protéines, prêt à l'emploi. Les navigateurs solitaires des années 1960-70, de Chichester à Knox-Johnston, en emportaient des caisses. Le riz et l'oignon (qui se garde des semaines au sec) complétaient un plat à casserole unique, économe en eau douce et en gaz.
Le twist contemporain : Servi à terre, on en fait un 'hash' doré à la poêle avec un œuf au plat dessus et un trait de sauce Worcestershire — le clin d'œil britannique au plat du bord.
Naomi James · Charactorium