Général français (1761-1810), Songis des Courbons fut le commandant en chef de l'artillerie de la Grande Armée sous Napoléon Bonaparte. Spécialiste de l'arme savante, il contribua de façon décisive aux grandes victoires napoléoniennes d'Austerlitz, d'Iéna et d'Eylau.
Nicolas Marie Songis des Courbons(1761 — 1810)
Nicolas Marie Songis des Courbons
France
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né le 2 mars 1761 à Montauban (Tarn-et-Garonne)
- Nommé général de division en 1799, sous le Consulat
- Commandant en chef de l'artillerie de la Grande Armée de 1803 à 1810
- Joue un rôle clé lors des batailles d'Austerlitz (1805), d'Iéna (1806) et d'Eylau (1807)
- Décédé le 5 avril 1810 à Paris, en pleine activité militaire
Œuvres & réalisations
Songis organisa le déploiement de plus de 130 canons français sur le plateau de Pratzen, permettant de percer le centre allié. Cette action est considérée comme un modèle de l'emploi tactique de l'artillerie napoléonienne.
Exploit logistique et tactique consistant à hisser de nuit des canons lourds sur des pentes abruptes pour surprendre l'armée prussienne. Cette action contribua à la destruction de la principale armée de Frédéric-Guillaume III en une seule journée.
Dans des conditions hivernales extrêmes (blizzard, -20°C), Songis maintint ses batteries en action tout au long de la bataille acharnée contre les Russes, jouant un rôle crucial dans la tenue du front français.
En tant que commandant en chef de l'artillerie, Songis standardisa les procédures de déploiement, améliora la chaîne logistique des munitions et forma une génération de chefs de batterie qui perpétuèrent ses méthodes.
Songis supervisa la constitution d'une batterie de plus de 100 pièces qui bombarda massivement les lignes autrichiennes lors de la décision finale de Wagram, anticipant les grandes batailles d'artillerie du XIXe siècle.
Anecdotes
À Austerlitz, le 2 décembre 1805, Songis des Courbons organisa le déploiement de l'artillerie française sur le plateau de Pratzen avec une précision remarquable. Ses canons brisèrent les lignes austro-russes en moins d'une heure, ouvrant la voie à la victoire la plus célèbre de Napoléon. L'Empereur lui-même salua la maîtrise de son chef d'artillerie après la bataille.
Songis était issu de l'ancienne école royale d'artillerie, où il avait appris aux côtés d'officiers formés selon les méthodes de Gribeauval. Cette formation rigoureuse lui permit de rationaliser la logistique des pièces lourdes dans la Grande Armée, réduisant considérablement le temps de mise en batterie lors des grandes manœuvres.
Lors de la campagne de Prusse en 1806, à la bataille d'Iéna, Songis fit positionner ses batteries sur des hauteurs jugées inaccessibles par les Prussiens. Ses artilleurs hissèrent les canons de nuit, à la corde, sur des pentes abruptes — une prouesse technique qui stupéfia l'ennemi au lever du jour.
À Eylau, en février 1807, par un blizzard glacial, Songis maintint ses batteries en action malgré des températures extrêmes et des pertes sévères. Il fit couvrir les mèches et les poudres avec des manteaux prélevés sur les morts pour éviter l'humidité, improvisant ainsi des solutions techniques dans des conditions d'une brutalité rare.
Sources primaires
Le général Songis a commandé l'artillerie avec le talent et l'intrépidité qui le distinguent ; ses dispositions ont contribué puissamment au succès de la journée.
Les pièces de 12 ont été mises en batterie sur les hauteurs d'Iéna dans la nuit du 13 au 14 octobre ; les servants ont accompli cet effort sans défaillance malgré l'obscurité et la déclivité du terrain.
Songis était un homme d'une science profonde, froid et méthodique dans l'action, dont la présence sur le champ de bataille rassurait l'Empereur autant qu'elle intimidait les chefs d'état-major ennemis.
L'artillerie, sous les ordres du général Songis, a rendu des services éminents à Eylau ; malgré le froid et la neige, elle n'a pas cessé un seul instant de foudroyer les colonnes ennemies.
Lieux clés
Ville natale de Songis des Courbons, née le 26 juin 1761. Cette cité provençale de l'arrière-pays alpin forma ce fils de petite noblesse qui allait devenir l'un des plus grands artilleurs de l'époque napoléonienne.
Lieu de la victoire la plus éclatante de Napoléon, le 2 décembre 1805, où Songis dirigea avec brio l'artillerie française contre les armées austro-russes. Le plateau de Pratzen, où ses canons firent la décision, est aujourd'hui un site mémoriel.
Site de la bataille du 14 octobre 1806 où Songis fit hisser ses pièces lourdes de nuit sur les hauteurs dominant la ville, stupéfiant les Prussiens au lever du jour et contribuant à leur déroute totale.
Théâtre de la sanglante bataille du 8 février 1807, où Songis maintint son artillerie opérationnelle dans des conditions de blizzard extrêmes. Ce fut l'une de ses plus grandes prouesses d'endurance et d'organisation.
Cœur institutionnel de l'armée napoléonienne, où Songis travaillait entre les campagnes à organiser l'artillerie, former les officiers et préparer les plans de déploiement des futures campagnes.
