Pianiste et compositeur canadien de jazz (1925-2007), considéré comme l'un des plus grands virtuoses du piano jazz. Réputé pour sa technique éblouissante, son swing et son sens du blues, il a enregistré plus de 200 albums.
Oscar Peterson(1925 — 2007)
Oscar Peterson
Canada
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Questions fréquentes
Citations célèbres
« It's the group sound that's important, even when you're playing a solo.»
Faits marquants
- Né le 15 août 1925 à Montréal (Québec, Canada) dans une famille d'origine antillaise
- Découvert par l'imprésario Norman Granz, il fait sensation au Carnegie Hall en 1949
- Forme dans les années 1950 un trio célèbre avec le guitariste Herb Ellis et le contrebassiste Ray Brown
- Compose en 1964 la 'Canadiana Suite', hommage à son pays natal
- Mort le 23 décembre 2007 à Mississauga (Ontario), couvert de prix et de doctorats honorifiques
Œuvres & réalisations
Composition devenue un hymne du mouvement américain pour les droits civiques ; sa mélodie solennelle a marqué les esprits bien au-delà du jazz.
Suite en plusieurs mouvements évoquant un voyage d'est en ouest à travers le Canada ; elle fut nommée aux Grammy Awards.
L'un des albums les plus populaires de son trio, mêlant standards et blues dans un swing élégant.
Album du trio (avec Ed Thigpen à la batterie) contenant le célèbre « You Look Good to Me ».
Série d'enregistrements réalisés en Allemagne pour le label MPS, réputés pour leur son chaleureux et intimiste.
Autobiographie dans laquelle il retrace son parcours, de Montréal aux scènes du monde entier.
Anecdotes
Quand Oscar a sept ans, la tuberculose l'oblige à passer de longs mois à l'hôpital. Trop affaibli pour souffler dans sa trompette, il se tourne définitivement vers le piano — l'instrument qui fera sa gloire.
Adolescent, Oscar entend pour la première fois un disque du pianiste Art Tatum que lui passe son père. Le jeu vertigineux de Tatum l'impressionne tant qu'il se croit incapable d'y parvenir et, découragé, n'ose plus toucher le piano pendant des semaines.
En 1949, le producteur américain Norman Granz entend Peterson à la radio depuis un taxi à Montréal. Stupéfait, il se fait conduire jusqu'au musicien, puis l'invite à jouer au Carnegie Hall de New York : ce concert lance sa carrière internationale.
Le grand Duke Ellington admirait tellement sa technique qu'il le surnomma « le Maharadjah du clavier ». Peterson pouvait enchaîner des cascades de notes à une vitesse époustouflante tout en gardant un swing irrésistible.
En 1962, Peterson compose « Hymn to Freedom ». Devenue un chant de ralliement du mouvement américain pour les droits civiques, la mélodie résonne dans les marches et les églises, aux côtés du combat de Martin Luther King.
Sources primaires
the Maharaja of the keyboard (« le Maharadjah du clavier »)
It's the group sound that's important, even when you're playing a solo.
Peterson y relate son enfance dans la Petite-Bourgogne et l'influence décisive de son père, porteur de wagon-lit et musicien autodidacte, qui imposait à ses enfants une pratique quotidienne du piano.
Lieux clés
Quartier ouvrier et cœur de la communauté noire montréalaise où naît Oscar Peterson en 1925.
C'est sur cette scène prestigieuse qu'il fait des débuts retentissants en 1949 avec le Jazz at the Philharmonic, ouvrant sa carrière internationale.
Peterson en fut le chancelier de 1991 à 1994, marque de la reconnaissance institutionnelle de son apport culturel.
Il y réalisa pour le label MPS la célèbre série d'enregistrements intimistes « Exclusively for My Friends » dans les années 1960.
Ville de la banlieue de Toronto où le pianiste passa ses dernières années et mourut en 2007.
Objets typiques

Peterson appréciait particulièrement les pianos de concert Bösendorfer et Steinway, dont le clavier puissant convenait à son jeu d'une vélocité exceptionnelle.

Récompense suprême de l'industrie musicale américaine : Peterson en remporta huit, en plus d'un prix pour l'ensemble de son œuvre.

Promu Compagnon en 1984, il reçut la plus haute distinction civile de son pays pour sa contribution à la musique.

Support des plus de 200 albums enregistrés par Peterson ; le vinyle diffusa son jeu sur tous les continents.

Feuilles de musique sur lesquelles il notait ses compositions, comme la « Canadiana Suite » ou « Hymn to Freedom ».

Tenue de soirée élégante portée lors des concerts, conforme à l'allure soignée des jazzmen des grandes salles.
Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
En tournée comme chez lui, Peterson commençait souvent sa journée par de longues heures de gammes et d'exercices au piano, fidèle à sa rigoureuse formation classique. Cette discipline du travail technique resta une habitude de toute sa vie.
Après-midi
L'après-midi était consacré aux répétitions avec son trio, aux balances de son dans les salles et aux nombreux déplacements entre deux villes de concert.
Soir
Le soir venait le temps des concerts, dans les clubs de jazz ou les grandes salles. Les soirées se prolongeaient parfois par des « jam sessions » improvisées tard dans la nuit avec d'autres musiciens.
Alimentation
La vie d'artiste itinérant rimait avec repas d'hôtel et de restaurant au gré des tournées. Homme de forte stature, Peterson appréciait la bonne chère.
Vêtements
Sur scène, il portait le costume sombre élégant ou le smoking de rigueur chez les jazzmen de son époque. Ses lunettes à grosse monture faisaient aussi partie de sa silhouette familière.
Habitat
Né dans un modeste logement de la Petite-Bourgogne à Montréal, il s'installa plus tard dans la région de Toronto, à Mississauga, où il vécut ses dernières années.






