
Oscar Wilde
Oscar Wilde
1854 — 1900
Irlande, France, Royaume-Uni, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande
Écrivain irlandais du XIXe siècle, Oscar Wilde est l'auteur de comédies d'esprit et de romans symbolistes majeurs. Figure emblématique de l'esthétisme, il a marqué la littérature anglaise par son style brillant, son ironie mordante et ses pièces de théâtre célèbres.
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Citations célèbres
« The only way to get rid of a temptation is to yield to it. »
« I can resist everything except temptation. »
« To love oneself is the beginning of a lifelong romance. »
« The truth is rarely pure and never simple. »
Faits marquants
- 1890 : Publication de 'Le Portrait de Dorian Gray', roman philosophique sur l'esthétisme et la corruption morale
- 1891-1892 : Succès triomphal de ses comédies 'Une femme sans importance' et 'L'Importance d'être Constant'
- 1895 : Procès célèbre pour outrage à bonnes mœurs qui marque le tournant de sa vie
- 1898 : Publication de 'La Ballade de la Geôle de Reading' après son emprisonnement
- 1854-1900 : Vie marquée par le génie artistique, le scandale et l'exil en France
Œuvres & réalisations
Seul roman de Wilde, c'est un chef-d'œuvre du symbolisme et de l'esthétisme victorien. Il explore les thèmes de la beauté, de la corruption morale et du pacte faustien à travers un jeune homme dont le portrait vieillit à sa place.
Considérée comme la plus grande comédie anglaise depuis Shakespeare, cette pièce satirise brillamment la société victorienne à travers des quiproquos sur l'identité et le mariage. Elle représente l'apogée du style wildesien.
Poème long et poignant écrit après sa libération de prison, inspiré de l'exécution d'un codétenu. C'est l'œuvre la plus personnelle de Wilde, où l'humour cède la place à une méditation sincère sur la souffrance et la mort.
Pièce écrite directement en français, Salomé est un drame symboliste inspiré de la Bible. Interdite en Angleterre de son vivant, elle inspira l'opéra de Richard Strauss (1905) et exerça une influence considérable sur l'art nouveau.
Longue lettre autobiographique adressée à Lord Alfred Douglas depuis la prison de Reading. Ce texte mêle règlement de comptes personnel et réflexion sur la souffrance, l'art et la spiritualité chrétienne.
Première grande comédie de mœurs de Wilde, elle met en scène les hypocrisies de l'aristocratie londonienne autour d'un secret de famille. Son succès consacre Wilde comme le dramaturge le plus brillant de son époque.
Recueil de contes poétiques mêlant la forme du conte de fées à une critique sociale subtile et émouvante. Ces textes, souvent étudiés en classe, révèlent la dimension humaine et engagée de Wilde derrière le masque du dandy.
Anecdotes
Lors de son passage à la douane américaine en 1882, Oscar Wilde aurait déclaré aux agents : « Je n'ai rien à déclarer, sinon mon génie. » Cette phrase, peut-être apocryphe mais parfaitement dans son style, résume son art de transformer chaque situation en spectacle.
Oscar Wilde portait des tenues extravagantes, notamment des culottes de velours, des bas de soie et des fleurs de tournesol ou de lys à la boutonnière. Il se promenait ainsi dans les rues de Londres pour provoquer et affirmer que la vie elle-même pouvait être une œuvre d'art.
Lors de la première de sa pièce L'Importance d'être Constant en 1895, le public rit si fort et si longtemps que les acteurs durent s'arrêter plusieurs fois. C'est l'un des plus grands triomphes comiques de toute l'histoire du théâtre anglais.
En prison à Reading de 1895 à 1897, Wilde fut contraint à des travaux forcés dégradants, comme tourner la manivelle d'une roue sans utilité. Cette expérience brisa sa santé mais donna naissance à son poème le plus poignant, La Ballade de la geôle de Reading.
Sur son lit de mort à Paris, Oscar Wilde aurait regardé le papier peint de sa chambre misérable et dit : « L'un de nous deux doit partir. » Il mourut le 30 novembre 1900, ruiné et exilé, mais sa réputation littéraire allait connaître une résurrection spectaculaire au XXe siècle.
Sources primaires
J'ai oublié que chaque petite action de la vie quotidienne rend ou défait le caractère, et qu'il faut donc que la vie soit comprise comme un art, non comme une série d'expériences.
Car chacun tue ce qu'il aime, / Que chacun l'entende bien, / Le lâche le fait d'un baiser, / Le brave avec une épée !
Le but de l'art est de révéler l'art et de dissimuler l'artiste. [...] Tout art est à la fois surface et symbole. Ceux qui vont au-delà de la surface le font à leurs risques et périls.
La personnalité humaine se développera jusqu'à un point encore inconnu lorsque chaque homme sera libre de choisir son propre travail, de le faire bien et de s'y consacrer avec joie.
L'amour qui n'ose pas dire son nom, en ce siècle, est une grande affection d'un homme plus âgé pour un homme plus jeune, telle qu'il en existait entre David et Jonathan, telle que Platon en a fait la base de sa philosophie.
Lieux clés
Oscar Wilde naît le 16 octobre 1854 au 21 Westland Row à Dublin. Son père, chirurgien éminent, et sa mère, poétesse nationaliste, lui offrent une éducation brillante qui forge sa sensibilité littéraire précoce.
C'est à Oxford que Wilde développe pleinement sa philosophie esthétiste, influencé par Walter Pater et John Ruskin. Il y remporte le prix Newdigate de poésie en 1878 et acquiert la réputation d'un brillant provocateur intellectuel.
Ce théâtre londonien est le lieu de création de plusieurs de ses comédies les plus célèbres, dont L'Importance d'être Constant en 1895. C'est là que Wilde connut ses plus grands triomphes scéniques avant sa chute.
Wilde y fut emprisonné de 1895 à 1897 après sa condamnation pour homosexualité. Cette expérience traumatisante est à l'origine de ses deux derniers chefs-d'œuvre : De Profundis et La Ballade de la geôle de Reading.
Wilde passa les derniers mois de sa vie dans cet hôtel modeste de la rue des Beaux-Arts à Paris, sous le pseudonyme de Sebastian Melmoth. Il y mourut le 30 novembre 1900, ruiné et exilé.
Oscar Wilde fut inhumé dans ce cimetière parisien en 1900. En 1909, sa dépouille fut transférée dans une tombe ornée d'un sphinx ailé sculpté par Jacob Epstein, désormais couverte de baisers de rouge à lèvres laissés par ses admirateurs.
Objets typiques
Emblème du mouvement esthétiste, Wilde portait ces fleurs pour signifier que la beauté est une valeur en soi. Ce geste provoquant faisait partie de sa mise en scène permanente de lui-même.
Wilde écrivait à la main, avec soin et lenteur, révisant peu car il composait mentalement avant de coucher ses phrases sur le papier. Il considérait l'écriture comme un acte d'artisan autant que de créateur.
Tenue provocatrice adoptée dès ses années oxfordiennes, inspirée de l'esthétique préraphaélite. Wilde en fit une déclaration publique : la vie elle-même pouvait être modelée comme une œuvre d'art.
Wilde fumait des cigarettes à bout doré, accessoire raffiné et distinctif qui renforçait son image d'homme du monde dandy. Dans ses pièces, ses personnages arborent souvent la cigarette comme symbole d'oisiveté élégante.
Lors de sa tournée américaine, Wilde fut photographié de nombreuses façons par Sarony. Ces portraits devinrent des images iconiques de sa personnalité et alimentèrent sa célébrité de masse bien avant l'ère des médias modernes.
Longue lettre écrite depuis la prison de Reading, ce manuscrit de plusieurs dizaines de pages fut confié à son ami Robert Ross à sa libération. Il témoigne d'une introspection profonde et d'une méditation sur la souffrance et la beauté.
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Mouvement
Vie quotidienne
Matin
Wilde se levait rarement avant onze heures du matin, convaincu que le sommeil était une des formes les plus raffinées du plaisir. Il commençait sa journée par une correspondance abondante, rédigée en robe de chambre, et par la lecture des journaux londoniens à la recherche des échos mondains et littéraires.
Après-midi
L'après-midi était consacré à l'écriture dans ses appartements ou en café, souvent au Café Royal de Londres, où il conversait avec des artistes, des acteurs et des écrivains. Wilde composait ses œuvres avec une lenteur délibérée, soignant chaque formule ; il pouvait passer des heures sur une seule phrase ou un seul épigramme.
Soir
Les soirées de Wilde étaient mondaines et brillantes : dîners chez des lords, des artistes ou des actrices célèbres, premières de théâtre, réceptions dans les clubs londoniens. Il était le centre de toute conversation, improvisant des mots d'esprit que ses hôtes s'empressaient de noter pour les répéter le lendemain.
Alimentation
Wilde aimait la bonne chère et les vins fins, fréquentant les meilleurs restaurants londoniens comme le Willis's Rooms ou le Café Royal. Il appréciait particulièrement le champagne, qu'il considérait comme la boisson la plus civilisée, et les fruits de mer ; ses repas étaient des événements sociaux autant que gastronomiques.
VĂŞtements
Wilde s'habillait avec une extravagance calculée : culottes de velours, bas de soie, vestes à revers larges, cravates foisonnantes et inévitablement une fleur — lys, tournesol ou œillet vert — à la boutonnière. Ses tenues, inspirées de l'esthétique préraphaélite, étaient conçues pour choquer et pour affirmer que l'apparence est une forme d'art.
Habitat
À l'apogée de sa gloire (1884-1895), Wilde habitait avec sa femme Constance un élégant townhouse au 16 Tite Street à Chelsea, quartier prisé des artistes londoniens. L'intérieur, décoré par l'architecte Edward Godwin, était un manifeste esthétiste : murs blancs, mobilier japonisant, objets d'art soigneusement choisis, sans le moindre détail laissé au hasard.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Galerie
Painting, sculpture and architecture as representative arts; an essay in comparative æsthetics
Painting, sculpture and architecture as representative arts;
Painting, sculpture, and architecture as representative arts : an essay in comparative aesthetics

French school - Portrait of a lady (1)
Catalogue of an exhibition of modern French painting, from Manet to Matisse, Toronto, 1933
Sculpture Oscar Wilde and Eduard Vilde
Oscar Wilde Memorial Sculpture (27218488457)
Oscar Wilde Memorial Sculpture (27218450827)
Oscar Wilde by Napoleon Sarony. Three-quarter-length photograph, seated
Oscar Wilde and Bosie. Cornwall LGBT History Project 2016. Malcolm Lidbury b
Style visuel
Le style visuel associé à Wilde est celui de l'esthétisme victorien : couleurs veloutées et profondes, motifs de paons et de lys, intérieurs raffinés éclairés à la lumière dorée du gaz, évoquant les peintures préraphaélites et les premières photographies mondaines.
Prompt IA
Late Victorian aesthetic movement visual style: rich jewel tones of deep emerald green, burgundy and gold, peacock feathers and lily motifs, art nouveau decorative swirls, Pre-Raphaelite painting influence, soft gaslight illumination casting warm amber glows, elegant wallpapered drawing rooms with dark wood panelling, well-dressed dandies in velvet frock coats, impressionistic soft focus photography, ornate gilded frames, black and white newspaper illustrations with delicate cross-hatching, foggy London streets at dusk.
Ambiance sonore
L'univers sonore d'Oscar Wilde est celui du Londres victorien des salons et des théâtres : le cliquetis des fiacres sur les pavés, le tintement du cristal et les rires des dîners mondains, le bruit des applaudissements dans les théâtres du West End.
Prompt IA
Late Victorian London soundscape: horse-drawn carriages clattering on wet cobblestones, gas lamp hissing, theatre curtain rising and audience applause in a West End playhouse, drawing room piano playing Chopin or Gilbert and Sullivan tunes, champagne glasses clinking at a dinner party, the rustle of silk evening gowns, a man reciting witty epigrams to laughter, rain pattering on tall sash windows overlooking a foggy street, distant church bells, the creak of a leather-bound book opening.
Source du portrait
Wikimedia Commons — domaine public — Napoleon Sarony / Adam Cuerden — 1882
Aller plus loin
Références
Ĺ’uvres
Le Portrait de Dorian Gray
1890 (magazine), 1891 (livre)
L'Importance d'ĂŞtre Constant (The Importance of Being Earnest)
1895
La Ballade de la geĂ´le de Reading
1898
De Profundis
1897 (écrit en prison), 1905 (publié partiellement)
L'Éventail de Lady Windermere (Lady Windermere's Fan)
1892
Le Prince heureux et autres contes
1888





