Général français de la Grande Armée, Pierre Cambronne commanda un bataillon de la Vieille Garde à Waterloo en 1815. Il est entré dans la légende pour le « mot de Cambronne » et la phrase « La Garde meurt mais ne se rend pas ».
Pierre Cambronne(1770 — 1842)
Pierre Cambronne
France
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Questions fréquentes
Citations célèbres
« La Garde meurt mais ne se rend pas.»
Faits marquants
- Né le 26 décembre 1770 à Nantes.
- Commanda un bataillon de la Vieille Garde lors de la bataille de Waterloo (18 juin 1815).
- Blessé et fait prisonnier à Waterloo ; sa capitulation fut longtemps niée.
- Le « mot de Cambronne » (attribué par Victor Hugo) entre dans la langue française comme euphémisme.
- Décédé le 29 janvier 1842 ; une station du métro parisien (ligne 6) porte son nom.
Œuvres & réalisations
Cambronne fut l'un des rares généraux à accompagner Napoléon dans son premier exil, commandant les 600 hommes de la Garde qui formaient l'escorte. Cet acte de loyauté lui valut une confiance totale de l'Empereur.
À la tête du dernier carré de la Vieille Garde, Cambronne tint sa position face aux charges alliées alors que la bataille était perdue. Ce commandement dans l'adversité absolue fit de lui un symbole de résistance héroïque.
Après sa grâce en 1820, Cambronne fut progressivement réintégré dans l'armée royale, recevant le titre de vicomte en 1822. Sa carrière sous la Restauration illustre la difficile réconciliation des anciens impériaux avec la monarchie.
Anecdotes
À Waterloo, le 18 juin 1815, encerclé par les troupes britanniques du général Colville qui lui sommait de se rendre, Cambronne aurait lancé un mot d'une seule syllabe resté dans l'histoire sous le nom de « mot de Cambronne ». Victor Hugo lui consacre un chapitre entier dans Les Misérables, en faisant l'ultime réponse de la France vaincue mais insoumise.
La célèbre phrase « La Garde meurt mais ne se rend pas » est souvent attribuée à Cambronne, mais les historiens estiment aujourd'hui qu'elle fut probablement prononcée par le général Michel ou forgée après coup par la presse royaliste. Cambronne lui-même nia toujours avoir dit ces mots lors de son procès en 1815 — ce qui n'empêcha pas la légende de lui coller à la peau pour l'éternité.
Grièvement blessé à la tête lors des derniers combats de Waterloo, Cambronne fut laissé pour mort sur le champ de bataille. C'est un officier britannique qui le reconnut et le fit soigner. Il passa plusieurs mois en captivité en Angleterre, où il rencontra et épousa une aristocrate écossaise, Mary Osburn, en 1820 — union surprenante pour un vieux grognard de la Garde.
Condamné à mort par contumace par les tribunaux de la Restauration en 1816 pour avoir rallié Napoléon pendant les Cent-Jours, Cambronne fut finalement gracié en 1820. Louis XVIII lui rendit même son grade et lui accorda le titre de vicomte en 1822, illustrant les contradictions de cette époque de réconciliation nationale difficile.
Cambronne avait accompagné Napoléon jusqu'à l'île d'Elbe en 1814, commandant le bataillon d'escorte de l'Empereur déchu. Ce geste de fidélité absolue, alors que tant de maréchaux retournaient leur veste, lui valut une confiance totale de Napoléon, qui l'emmena lors du retour triomphal des Cent-Jours.
Sources primaires
Napoléon désigne Cambronne pour commander le bataillon d'escorte impériale lors du départ pour l'île d'Elbe, témoignant de la confiance absolue accordée à ce fidèle de la Vieille Garde.
Le sieur Cambronne, général de brigade, est reconnu coupable d'avoir porté les armes contre le gouvernement royal lors des Cent-Jours et est condamné à la peine de mort.
Les bataillons de la Vieille Garde firent leurs adieux à l'Empereur dans la cour du Cheval-Blanc. Cambronne se tenait en tête de ses grenadiers, immobile, les larmes aux yeux.
Je n'ai jamais prononcé la phrase qu'on me prête. Ce que j'ai dit, je ne m'en souviens guère, car j'étais blessé et l'ennemi était partout. Mais jamais je n'aurais dit que la Garde se rendait.
Lieux clés
Ville natale de Cambronne, né le 26 décembre 1770 dans une famille bourgeoise. Il y revint s'établir après sa disgrâce et y mourut en 1842 ; une statue lui est dédiée place Royale.
C'est ici, le 18 juin 1815, que Cambronne commanda le dernier carré de la Vieille Garde et entra dans la légende avec le fameux « mot ». Le site abrite aujourd'hui un musée et la Butte du Lion.
Territoire où Napoléon fut exilé en 1814. Cambronne commanda l'escorte impériale et résida sur l'île aux côtés de l'Empereur, démontrant une fidélité sans faille dans la défaite.
Port où Cambronne fut retenu prisonnier après Waterloo, soigné de sa grave blessure à la tête. C'est lors de cette captivité qu'il rencontra Mary Osburn, qu'il épousa en 1820.
Résidence impériale où Cambronne fut plusieurs fois reçu par Napoléon, notamment lors de son retour triomphal des Cent-Jours en mars 1815. Il y reçut ses ordres de mission pour la campagne de Belgique.
Objets typiques

Coiffure emblématique en fourrure d'ours portée par les grenadiers de la Vieille Garde, haute de 45 cm. Elle conférait aux soldats une stature imposante et faisait partie de l'identité redoutée des grognards que commandait Cambronne.

Arme standard des soldats de la Grande Armée, à silex, d'une portée utile d'environ 80 mètres. Les grenadiers de la Vieille Garde portaient aussi la baïonnette au bout du canon pour les charges à l'arme blanche.

Sabre droit ou légèrement courbé porté par les officiers de la Garde Impériale. Cambronne, en tant que général de brigade, arborait une épée de qualité, symbole de son rang et de son autorité sur les hommes.

Décoration créée par Napoléon en 1802 pour récompenser les mérites militaires et civils. Cambronne en était titulaire, comme la plupart des officiers supérieurs de la Grande Armée qui l'arboraient fièrement sur leur habit.

Uniforme bleu nuit à revers blancs et épaulettes dorées, accompagné de guêtres blanches pour les grandes occasions. Ce costume soigné contrastait avec la rigueur des campagnes et renforçait le prestige de la Garde lors des parades impériales.

Documents officiels consignant les étapes, batailles et promotions d'un soldat. Le livret de Cambronne retrace plus de vingt ans de campagnes, des guerres révolutionnaires jusqu'à Waterloo.
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Vie quotidienne
Matin
Le général se levait à l'aube, habitude forgée par vingt ans de campagnes militaires. En temps de guerre, la journée commençait par l'inspection des troupes et la vérification des armes, munitions et vivres. Le petit-déjeuner des officiers consistait souvent en une soupe, du pain et de l'eau-de-vie pour affronter le froid des bivouacs.
Après-midi
Les après-midis en campagne étaient consacrés aux manœuvres, aux marches forcées et aux conseils de guerre avec les officiers supérieurs. Cambronne, connu pour sa poigne et sa proximité avec ses hommes, supervisait lui-même les exercices tactiques. Hors campagne, il s'occupait de l'administration de son régiment, rédigeant rapports et demandes d'équipement.
Soir
Le soir au bivouac, les officiers de la Garde partageaient souvent un repas autour du feu avec leurs grenadiers, renforçant l'esprit de corps particulier à la Vieille Garde. En garnison ou à Paris, les dîners d'officiers étaient l'occasion d'échanges politiques et militaires, souvent animés par les nouvelles des campagnes en cours.
Alimentation
La ration journalière du soldat de la Grande Armée comprenant 750 g de pain, 250 g de viande et une ration d'alcool. La Vieille Garde bénéficiait d'un traitement légèrement supérieur. Lors des grandes campagnes comme la Russie, les soldats vivaient de rapines et de ce qu'ils trouvaient sur leur route, souffrant souvent de la faim.
Vêtements
En service, Cambronne portait l'uniforme bleu de la Garde Impériale avec ses épaulettes de général de brigade et ses décorations, dont la Légion d'honneur. Au quotidien hors service, les officiers portaient une redingote bleue et un chapeau bicorne. La tenue de campagne était plus usée et pratique, rapiécée au fil des marches.
Habitat
Sur le terrain, Cambronne dormait dans une tente d'officier ou réquisitionnait une ferme, partagée avec son état-major. À Paris, les généraux de la Garde disposaient de logements de fonction proches du Palais des Tuileries. Après sa retraite à Nantes, il vécut dans une demeure bourgeoise de la ville, entouré des souvenirs de ses campagnes.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Commandement du bataillon d'escorte à l'île d'Elbe
1814-1815
Commandement du 1er bataillon du 1er régiment de grenadiers à pied de la Garde à Waterloo
18 juin 1815
Réhabilitation et service sous la Restauration
1820-1832






