Général français né en 1773, baron d'Empire sous Napoléon Ier. Il participa aux grandes campagnes napoléoniennes et fut nommé baron de Saint-Avold. Son nom est perpétué par la station de métro Pelleport à Paris (ligne 3bis).
Pierre de Pelleport(1773 — 1855)
Pierre de Pelleport
France
8 min de lecture
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né le 3 octobre 1773 à Bordeaux
- Nommé baron de Saint-Avold sous l'Empire napoléonien
- Participa aux campagnes militaires de la Révolution et de l'Empire
- Son nom donné à une rue et une station de métro parisienne (ligne 3bis)
- Décédé le 13 juillet 1838
Œuvres & réalisations
Comme de nombreux jeunes officiers de sa génération, Pelleport forgea ses premières armes pendant les guerres révolutionnaires. Ces campagnes fondatrices lui donnèrent l'expérience nécessaire pour gravir les échelons de la hiérarchie militaire.
Pelleport prit part aux grandes campagnes de l'Empire en Allemagne et en Italie. Son comportement au feu et ses qualités de commandement lui valurent d'être promu au rang de général et d'obtenir le titre de baron d'Empire.
Napoléon conféra à Pelleport le titre de baron d'Empire, distinction réservée aux officiers ayant rendu des services éminents. Ce titre, associé au nom de Saint-Avold, consacrait officiellement sa place dans la nouvelle noblesse impériale méritocratique.
Après 1815, Pelleport dut s'adapter au retour des Bourbons. Certains généraux furent réintégrés dans l'armée royale, d'autres mis en demi-solde, navigant entre loyautés passées et nécessités présentes — une épreuve morale caractéristique de sa génération.
Anecdotes
Pierre de Pelleport s'engagea dans l'armée révolutionnaire dès sa jeunesse, en pleine période de bouleversements politiques. Traversant la Révolution, le Consulat, l'Empire et la Restauration, il servit sous pas moins de cinq régimes politiques différents, illustrant la destinée singulière des officiers de sa génération, contraints de s'adapter aux fractures constantes de la France.
Lors des campagnes napoléoniennes, Pelleport se distingua par son comportement au feu et son sens du commandement. Napoléon, qui récompensait personnellement ses officiers méritants, lui accorda le titre de baron d'Empire — signe d'une reconnaissance exceptionnelle réservée à une élite militaire. Ce titre, associé au nom de Saint-Avold en Lorraine, ancrait sa noblesse impériale dans une tradition géographique précise.
Après la défaite de Waterloo en 1815, Pelleport dut naviguer entre fidélité à son passé bonapartiste et nécessité de coexister avec les Bourbons restaurés. De nombreux officiers de l'Empire furent mis en demi-solde, réduits à une existence précaire et moralement difficile ; pour ceux qui, comme Pelleport, survécurent à cette période, la longévité devenait elle-même une forme de résistance.
Mort en 1855 à l'âge remarquable de 82 ans, Pierre de Pelleport aura traversé presque toute la première moitié du XIXe siècle, de la Révolution au Second Empire. Son nom demeure aujourd'hui perpétué dans la géographie parisienne : la station de métro Pelleport, sur la ligne 3bis dans le 20e arrondissement, rappelle discrètement aux voyageurs l'existence de ce général tombé dans l'oubli.
Sources primaires
Sa Majesté l'Empereur et Roi, voulant donner une marque de sa satisfaction pour les services rendus, a conféré le titre de baron de l'Empire à Pierre de Pelleport, officier général de ses armées, avec rattachement au nom de Saint-Avold.
Le général Pelleport a servi aux armées de la République et de l'Empire pendant plus de vingt années consécutives, ayant participé aux principales campagnes d'Allemagne et d'Italie, et s'est distingué par son zèle et sa bravoure.
Parmi les barons créés par décret impérial figurent plusieurs officiers généraux dont le baron de Saint-Avold (Pierre de Pelleport), en récompense de ses états de services éminents sous les drapeaux français.
Les titres nobiliaires conférés aux officiers de l'Empire, y compris ceux de baron, sont enregistrés au sceau de l'État et transmissibles selon les conditions fixées par le présent sénatus-consulte instituant la noblesse impériale.
Lieux clés
La station de métro Pelleport sur la ligne 3bis perpétue le nom du général dans la géographie parisienne. Le quartier et la rue Pelleport, dans le 20e arrondissement, gardent ainsi la mémoire de ce militaire de l'Empire.
Ville de Lorraine dont le nom est associé au titre de baron de Saint-Avold accordé à Pelleport. Ce rattachement géographique était une pratique courante sous l'Empire pour ancrer la nouvelle noblesse impériale dans le territoire national.
Haut lieu de la mémoire militaire française, les Invalides abritent le tombeau de Napoléon et les archives de l'armée. C'est là que sont conservés les états de services des officiers généraux de l'Empire comme Pelleport.
Pelleport participa aux grandes campagnes napoléoniennes en Europe. Ces régions — de la plaine du Pô aux plaines d'Allemagne — furent les terrains où il forja sa réputation d'officier général aguerri.
Résidence officielle de Napoléon et cœur du pouvoir impérial, les Tuileries étaient le lieu où les généraux recevaient leurs titres, leurs affectations et les faveurs directes de l'Empereur.
Objets typiques

L'arme personnelle des généraux de l'Empire était un sabre richement orné, souvent gravé aux armes de son propriétaire. Il symbolisait à la fois le statut militaire et les victoires auxquelles son porteur avait participé.

Document officiel signé par Napoléon et scellé aux armes impériales, attestant la création du titre de baron. Pour Pelleport, ce parchemin représentait la consécration d'une carrière militaire au service de la France napoléonienne.

Habit bleu à broderies dorées, épaulettes d'or, bicorne orné de plumes tricolores : l'uniforme des généraux était à la fois une tenue de combat et un insigne de rang, permettant de reconnaître immédiatement l'officier supérieur sur le champ de bataille.

Les généraux napoléoniens utilisaient des cartes topographiques détaillées pour planifier leurs manœuvres et anticiper les mouvements ennemis. Ces documents annotés à la main étaient essentiels pour conduire des opérations militaires à grande échelle.

Créée par Napoléon en 1802, la Légion d'honneur récompensait les actes de bravoure et les services rendus à la France. Un général baron d'Empire en était presque certainement décoré, et la portait en toutes occasions officielles.

De nombreux officiers de l'Empire tenaient des carnets relatant leurs campagnes, leurs observations tactiques et leurs réflexions personnelles. Ces documents constituent aujourd'hui des sources précieuses pour les historiens de la période napoléonienne.
Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Un général de l'Empire commençait sa journée dès l'aube, surtout en campagne. Il passait en revue ses troupes, lisait les rapports des éclaireurs et transmettait ses ordres de marche. En garnison ou en temps de paix, la matinée était consacrée à la correspondance officielle et aux affaires administratives du commandement.
Après-midi
L'après-midi était le moment des inspections, des exercices militaires et des réunions d'état-major. En campagne, les généraux étudiaient les cartes avec leurs officiers et planifiaient les mouvements du lendemain. En période de paix, ils recevaient des officiers subalternes ou se rendaient aux audiences du commandement supérieur.
Soir
Les soirées des généraux, lorsqu'ils n'étaient pas en opération, étaient plus sociales : dîners entre officiers, lectures des bulletins de la Grande Armée ou des gazettes politiques, parfois rédaction du journal de campagne. En opérations, la soirée servait à rédiger les rapports de bataille et à anticiper les ordres du lendemain.
Alimentation
La nourriture d'un officier général différait radicalement de celle du simple soldat. En campagne, Pelleport disposait d'une cuisine de campagne et pouvait se procurer viandes, pains et vins locaux réquisitionnés dans les pays traversés. En France, sa table reflétait son rang social : repas copieux, vins de qualité, conformes aux traditions gastronomiques de l'époque.
Vêtements
Hors service, un baron d'Empire portait des habits civils bourgeois élégants — redingote sombre, pantalon, haute cravate blanche, chapeau haut-de-forme. En service, son uniforme de général — grand habit bleu brodé d'or, épaulettes, bicorne orné — affichait clairement son grade et ses décorations, dont la Légion d'honneur portée en évidence.
Habitat
Un général baron d'Empire disposait d'un logement confortable : hôtel particulier à Paris ou résidence en province, avec domestiques et personnel de maison. En campagne, il occupait les meilleures chambres disponibles dans les auberges ou chez l'habitant, parfois même dans des châteaux réquisitionnés, selon la pratique habituelle des armées napoléoniennes.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Participation aux campagnes de la Révolution française
1792-1799
Participation aux campagnes napoléoniennes
1800-1813
Obtention du titre de baron d'Empire — baron de Saint-Avold
vers 1810-1813
Service militaire sous la Restauration
1815-1830






