Robert Lamoureux (1920-2011) est un humoriste, acteur, auteur dramatique et metteur en scène français. Célèbre pour ses monologues comiques, notamment « La Chasse au canard », il connaît aussi le succès au théâtre de boulevard et au cinéma avec la série des « 7e Compagnie ».
Robert Lamoureux(1920 — 2011)
Robert Lamoureux
France
6 min de lecture
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né le 4 janvier 1920 à Saint-Mandé et mort le 29 octobre 2011 à Boulogne-Billancourt
- Rendu célèbre à la fin des années 1940 par ses monologues comiques, dont « La Chasse au canard »
- Auteur de nombreuses pièces de théâtre de boulevard à succès à partir des années 1950
- Réalise et joue dans la trilogie cinématographique de « La 7e Compagnie » (1973-1977), grand succès populaire
Œuvres & réalisations
Sketch culte qui le révèle au grand public et devient son numéro emblématique.
Comédie familiale populaire des années 1950 qui asseoit sa notoriété au cinéma.
Pièce de boulevard écrite et jouée par Lamoureux, illustrant son talent d'auteur dramatique.
Comédie de guerre qu'il écrit et réalise, immense succès et point de départ d'une saga.
Deuxième volet des aventures des soldats de 1940, confirmant le triomphe populaire.
Troisième film de la série qui clôt la trilogie devenue classique de la comédie française.
Anecdotes
Robert Lamoureux devient une vedette du jour au lendemain grâce à son monologue « La Chasse au canard », créé au cabaret à la fin des années 1940. Ce sketch, où un chasseur raconte une partie de chasse qui tourne à la catastrophe, est resté si populaire qu'il l'a rejoué durant toute sa carrière.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le jeune Robert Lamoureux est requis pour le Service du travail obligatoire (STO) en Allemagne. Cette expérience difficile de la guerre marque toute une génération de Français nés autour de 1920.
En 1973, Lamoureux écrit et réalise « Mais où est donc passée la 7e compagnie ? », une comédie sur des soldats français perdus lors de la débâcle de 1940. Le film connaît un immense succès populaire et donne naissance à toute une série, devenant un classique de la comédie française.
Homme-orchestre du spectacle, Robert Lamoureux ne se contentait pas de jouer : il écrivait ses monologues, signait des pièces de boulevard comme « La Brune que voilà » et mettait en scène ses propres spectacles, cumulant les métiers d'auteur, d'acteur et de metteur en scène.
Passionné d'équitation, Lamoureux était un cavalier accompli qui a longtemps pratiqué et enseigné le dressage, au point de publier des ouvrages sur l'art équestre — une passion loin des projecteurs qu'il cultivait avec sérieux.
Sources primaires
Le chasseur y raconte, dans un crescendo comique, comment sa partie de chasse au canard dégénère : le sketch repose entièrement sur le rythme du récit parlé et les quiproquos.
L'histoire suit trois soldats français, Chaudard, Pithivier et Tassin, égarés derrière les lignes allemandes lors de la débâcle de juin 1940.
Chronique familiale et populaire de la France des années 1950 où Lamoureux incarne un jeune homme de la classe moyenne parisienne.
Lieux clés
Commune limitrophe de Paris où Robert Lamoureux naît en 1920.
Capitale du music-hall et du théâtre où Lamoureux triomphe avec ses monologues et ses pièces après-guerre.
Pays où le jeune Lamoureux est envoyé au titre du Service du travail obligatoire pendant la guerre.
Ville des Hauts-de-Seine où Robert Lamoureux meurt en 2011.
Objets typiques

Accessoire central de son monologue « La Chasse au canard », qui a fait sa renommée. L'arme y devient un ressort comique plus qu'un outil de chasse.
📷 Domaine public · Wikimedia Commons ↗
Instrument du monologuiste qui capte la voix et les silences du comique face au public. Le music-hall d'après-guerre repose sur ce lien direct avec la salle.

Tenue militaire française de 1940 portée par les personnages de sa célèbre saga cinématographique. Le costume incarne le soldat ordinaire pris dans la débâcle.

Objet de sa passion pour le dressage, qu'il pratiquait avec sérieux hors des plateaux. Lamoureux a même publié sur l'art équestre.

Cahier de travail de l'auteur dramatique, où il écrivait ses comédies destinées aux théâtres parisiens. L'écriture était au cœur de son métier.

Outil du réalisateur qu'il fut pour la série des « 7e Compagnie ». Elle marque son passage de la scène à la mise en scène cinématographique.
📷 CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons ↗Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Homme de scène, Lamoureux vivait souvent au rythme du spectacle : les matinées servaient à écrire ses monologues et ses pièces, à peaufiner un texte ou à répondre au courrier. Amateur d'équitation, il s'accordait aussi des sorties à cheval quand son emploi du temps le permettait.
Après-midi
L'après-midi était consacré aux répétitions, aux essais de mise en scène ou, à partir des années 1970, aux tournages de cinéma. Il dirigeait ses comédiens, réglait les gags et vérifiait le rythme comique, essentiel à son art.
Soir
La soirée était le moment fort : représentation au cabaret ou au théâtre devant un public parisien. Le monologuiste y testait ses effets, écoutait les rires et ajustait son jeu au fil des soirs.
Alimentation
Sa table était celle d'un Parisien de la France des Trente Glorieuses : cuisine de bistrot, plats mijotés et bonne chère, dans un pays qui redécouvrait l'abondance après les privations de la guerre et du rationnement.
Vêtements
En scène, il soignait l'élégance du music-hall : costume-cravate, allure impeccable du monologuiste. À la ville, il portait le complet classique de l'homme du spectacle des années 1950-1970, et la tenue de cavalier lors de ses passions équestres.
Habitat
Lamoureux vivait dans la région parisienne, entre Paris et sa banlieue résidentielle, dans le confort du milieu artistique d'après-guerre. Sa passion du cheval le rapprochait aussi de la campagne et des centres équestres.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
La Chasse au canard (monologue)
fin des années 1940
La Brune que voilà
1957
Mais où est donc passée la 7e compagnie ?
1973
On a retrouvé la 7e compagnie
1975






