Fille de l'empereur Ashoka, elle fut une religieuse bouddhiste qui apporta le bouddhisme à Sri Lanka vers 246 av. J.-C. Elle fonda le premier ordre de nonnes bouddhistes (bhikkhunis) de l'île et y apporta une bouture du figuier sacré de Bodh Gaya.
Saṃghamittā
Saṃghamittā
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Fille de l'empereur Ashoka et de la reine Devi, née vers 282 av. J.-C.
- Ordonnée nonne bouddhiste (bhikkhuni) à l'âge de 18 ans
- Envoyée en mission à Sri Lanka vers 246 av. J.-C. à la demande du roi Devanampiya Tissa
- Apporta une bouture du figuier de Bodh Gaya (arbre de l'Éveil du Bouddha) à Anuradhapura
- Fonda l'ordre des bhikkhunis à Sri Lanka, permettant aux femmes d'entrer dans la vie monastique
Œuvres & réalisations
Sanghamitta établit le premier ordre de nonnes bouddhistes pleinement ordonnées de Sri Lanka, permettant aux femmes de l'île d'accéder à la vie monastique complète. Cette institution fut déterminante pour la diffusion du bouddhisme féminin dans toute l'Asie du Sud-Est.
Sanghamitta apporta une bouture authentique du figuier de Bodh Gaya, préservant ainsi un lien vivant et symbolique avec le lieu de l'Éveil du Bouddha. L'arbre issu de cette bouture, le Sri Maha Bodhi, est encore vénéré de nos jours et est le plus vieil arbre daté par des textes historiques.
Premier monastère féminin de Sri Lanka, fondé par Sanghamitta à Anuradhapura. Il servit de centre de formation et d'ordination pour les femmes qui souhaitaient entrer dans la vie monastique bouddhiste.
Sanghamitta transmit le code de discipline monastique aux premières nonnes de Sri Lanka, leur permettant de vivre en conformité stricte avec les règles établies par le Bouddha. Son enseignement assura la pérennité du Sasana féminin sur l'île pendant plusieurs siècles.
Sanghamitta procéda à l'ordination complète de la princesse Anula (sœur du roi Devanampiya Tissa) et de nombreuses autres femmes sri-lankaises, fondant ainsi la première génération de nonnes bouddhistes indigènes de l'île.
Anecdotes
Sanghamitta était la fille de l'un des empereurs les plus puissants du monde antique, Ashoka, qui régnait sur une grande partie de l'Inde. Pourtant, elle choisit de renoncer à la vie de cour pour devenir nonne bouddhiste. Son père, bien qu'il ait lui-même embrassé le bouddhisme avec ferveur, hésita longuement avant d'accepter cette décision, tant il aimait sa fille.
Pour que les femmes de Sri Lanka puissent être pleinement ordonnées nonnes, il fallait impérativement qu'une nonne déjà ordonnée préside la cérémonie — or il n'en existait aucune sur l'île. C'est précisément pour cette raison que le roi Devanampiya Tissa demanda à Ashoka d'envoyer Sanghamitta : sans elle, les femmes auraient pu devenir novices, mais jamais bhikkhunis à part entière. Sa venue fut donc décisive pour l'égalité spirituelle des femmes à Sri Lanka.
Lors du départ de la bouture du figuier sacré de Bodh Gaya, la cérémonie fut extraordinaire selon les chroniques de l'époque : le rameau aurait émis une lumière dorée avant d'être placé sur le navire royal qui devait le transporter à Sri Lanka. Des milliers de personnes accompagnèrent la procession jusqu'au port. Ce récit, même s'il relève du merveilleux religieux, témoigne de l'importance immense que les peuples d'alors accordaient à cet événement.
Le figuier sacré que Sanghamitta planta à Anuradhapura vers 246 av. J.-C. est encore vivant aujourd'hui : c'est le Sri Maha Bodhi. Il est considéré comme le plus vieil arbre au monde dont la date de plantation est attestée par des textes historiques — soit près de 2 300 ans d'existence. Protégé dans un enclos gardé nuit et jour, il est vénéré par des millions de bouddhistes sri-lankais.
Sanghamitta fonda à Anuradhapura le premier couvent de nonnes bouddhistes de Sri Lanka, le Hatthalhaka Vihara. Elle y enseigna le Vinaya — le code de discipline monastique — à de nombreuses femmes de l'île, dont la sœur du roi elle-même, Anula, qui fut l'une des premières à recevoir l'ordination complète de ses mains.
Sources primaires
Sanghamitta, tenant le rameau sacré du Bodhi, s'embarqua sur le navire royal. Et le rameau resplendit d'une lumière dorée sur la mer, remplissant de joie tous ceux qui le contemplaient. Elle arriva ainsi à Anuradhapura et planta le rameau en présence du roi Devanampiya Tissa.
Sanghamitta, fille du roi Dhamma-Ashoka, reçut l'ordination complète et vint à Lanka avec le rameau du grand Bodhi et dix-huit bhikkhunis pour y établir le Sasana féminin.
L'ordination d'Anula et des autres femmes de Lanka ne pouvait être accomplie sans la présence d'un quorum de bhikkhunis ; c'est pourquoi Sanghamitta vint avec des religieuses ordonnées pour que la cérémonie soit valide selon le Vinaya.
Le roi Priyadarshi envoya son fils Mahinda et sa fille Sanghamitta pour propager le Dharma dans les contrées lointaines, conformément aux enseignements du Bienheureux Bouddha.
Lieux clés
Capitale de l'Empire Maurya, c'est là que Sanghamitta naquit et grandit à la cour de son père Ashoka. C'est également le lieu du Troisième Concile bouddhiste où fut décidé l'envoi de missionnaires à travers l'Asie.
Site de l'Éveil du Bouddha sous le figuier sacré, c'est là que Sanghamitta prélevait la bouture avant son départ pour Sri Lanka. Bodh Gaya est toujours l'un des quatre grands lieux de pèlerinage bouddhistes dans le monde.
Capitale du royaume de Sri Lanka au IIIe siècle av. J.-C., c'est là que Sanghamitta s'établit, fonda le premier couvent de nonnes et planta la bouture du figuier sacré. La ville est aujourd'hui classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.
L'arbre issu de la bouture apportée par Sanghamitta en 246 av. J.-C., encore vivant aujourd'hui. Il est considéré comme le plus vieil arbre au monde dont la date de plantation est attestée par des sources historiques écrites.
Colline proche d'Anuradhapura où le frère de Sanghamitta, Mahinda, rencontra le roi Devanampiya Tissa et lui enseigna pour la première fois le bouddhisme. Ce lieu est considéré comme le berceau du bouddhisme sri-lankais.
Objets typiques

Objet central de la vie monastique bouddhiste, ce bol en métal ou en argile servait à recevoir la nourriture offerte par les fidèles lors de la tournée matinale. Sanghamitta, comme toutes les bhikkhunis, dépendait entièrement de la générosité des laïcs pour se nourrir.

Sanghamitta transporta depuis l'Inde une bouture de l'arbre sous lequel le Bouddha avait atteint l'Éveil. Ce rameau, planté à Anuradhapura, est l'objet le plus emblématique associé à sa mission, et l'arbre qui en est issu est toujours vénéré aujourd'hui.

Les nonnes bouddhistes portaient trois pièces de tissu teint en safran ou en ocre, conformément au code monastique (Vinaya). Ces robes symbolisaient le renoncement au monde et l'égalité au sein de la communauté religieuse.

Le Vinaya Pitaka et les sutras enseignés par Sanghamitta étaient consignés sur des feuilles de palmier palmyra séchées et gravées d'un stylet. Ces textes constituaient la base de la formation des novices dans le vihara qu'elle dirigeait.

Utilisée pour les cérémonies religieuses et les séances de méditation nocturnes, la lampe à huile éclairait les salles de chant (uposatha) où les nonnes récitaient les préceptes monastiques deux fois par mois lors des jours de pleine et nouvelle lune.

Objet quotidien utilisé pour purifier le bol d'aumônes et accomplir les ablutions prescrites par le Vinaya. L'eau, symbole de pureté dans le bouddhisme comme dans l'hindouisme, jouait un rôle important dans la vie monastique sri-lankaise.
Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Sanghamitta se levait avant l'aube pour méditer en silence dans sa cellule, puis rejoignait les autres nonnes du Hatthalhaka Vihara pour la récitation collective des sutras en pali. Au lever du soleil, elle sortait avec son bol d'aumônes pour la tournée dans les rues d'Anuradhapura, recevant en silence la nourriture offerte par les fidèles laïcs.
Après-midi
L'après-midi, elle enseignait le Dharma et le Vinaya aux novices et aux nouvelles nonnes, les guidant dans l'apprentissage de la discipline monastique. Elle supervisait également l'entretien du vihara et veillait au soin apporté au figuier sacré planté dans l'enceinte du temple.
Soir
La communauté des nonnes se réunissait pour une session de méditation et de chant rituel. Les jours de pleine lune, elles récitaient collectivement le Patimokkha, le code des 311 règles monastiques féminines. Sanghamitta se retirait ensuite dans sa cellule avant minuit, conformément aux prescriptions du Vinaya.
Alimentation
Comme toutes les bhikkhunis, Sanghamitta ne mangeait qu'une seule fois par jour, le matin, uniquement ce qui lui avait été offert en aumône. Son régime était végétarien : riz, lentilles, légumineuses, légumes tropicaux, fruits (mangues, bananes, noix de coco). Toute nourriture consommée après midi était interdite par la règle monastique.
Vêtements
Sanghamitta portait le tricivara, l'habit monastique féminin composé de trois pièces de tissu teint en ocre ou en safran. La tête rasée et les pieds nus sur le sol de pierre du vihara, elle marchait posément, son bol d'aumônes suspendu au bras. Ces vêtements uniformes symbolisaient le renoncement total aux distinctions sociales.
Habitat
Sanghamitta vivait dans le Hatthalhaka Vihara qu'elle avait fondé à Anuradhapura, un complexe de cellules en brique et bois entouré de jardins irrigués. Sa cellule était petite et sobre : une natte de sol pour dormir, une lampe à huile, quelques manuscrits sur feuilles de palme. Le luxe de la cour royale de Pataliputra n'était plus qu'un souvenir lointain.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Style visuel
Style inspiré des reliefs de Sanchi et de l'art maurya, avec robes safran, stupas blancs, jardins de lotus et lumière dorée tropicale ; tons ocre, terre cuite et vert profond.
Ambiance sonore
Ambiance d'un monastère bouddhiste tropical à Anuradhapura, avec récitations en pali à l'aube, cloches de temple, frémissement du figuier sacré et bruits de la forêt tropicale sri-lankaise.
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Fondation de l'ordre des bhikkhunis à Sri Lanka
vers 246 av. J.-C.
Transplantation du rameau du Bodhi à Anuradhapura
246 av. J.-C.
Fondation du Hatthalhaka Vihara
vers 246-240 av. J.-C.
Enseignement du Vinaya Pitaka aux nonnes sri-lankaises
à partir de 246 av. J.-C.
Ordination d'Anula et des premières bhikkhunis locales
vers 246 av. J.-C.






