Religieuse française de l'ordre de la Visitation, au monastère de Paray-le-Monial. Ses visions du Christ sont à l'origine de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus. Elle fut canonisée en 1920.
Sainte Marguerite-Marie Alacoque
Sainte Marguerite-Marie Alacoque
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Née en 1647 à Verosvres, en Bourgogne
- Entre au monastère de la Visitation de Paray-le-Monial en 1671
- Reçoit ses grandes visions du Sacré-Cœur entre 1673 et 1675
- Meurt en 1690 à Paray-le-Monial
- Béatifiée en 1864 puis canonisée par le pape Benoît XV en 1920
Œuvres & réalisations
Récit de sa vie et de ses visions, rédigé par obéissance à ses supérieurs ; source principale sur son expérience spirituelle.
Correspondance abondante diffusant la dévotion au Sacré-Cœur et guidant des âmes, éditée après sa mort.
Promotion d'un culte qui deviendra l'une des dévotions catholiques les plus répandues dans le monde.
Origine de la fête liturgique du Sacré-Cœur, étendue plus tard à toute l'Église catholique.
Dévotions associées à ses visions, dont l'Heure Sainte et la communion des premiers vendredis du mois.
Anecdotes
Née en 1647 à Verosvres en Bourgogne, Marguerite-Marie perdit son père très jeune et passa une partie de son enfance malade, alitée pendant près de quatre ans, ce qui nourrit sa piété précoce.
Entrée chez les Visitandines de Paray-le-Monial en 1671, elle racontait recevoir des apparitions du Christ. Ses sœurs et même certaines supérieures se montrèrent d'abord méfiantes et la jugèrent illuminée.
Selon ses écrits, lors de la 'grande apparition' de juin 1675, le Christ lui aurait montré son cœur en demandant l'instauration d'une fête en son honneur le vendredi après la Fête-Dieu : c'est l'origine de la fête du Sacré-Cœur.
Le jésuite Claude La Colombière, devenu son directeur spirituel en 1675, fut l'un des rares à la croire et contribua à diffuser la dévotion au Sacré-Cœur dans toute l'Église.
Morte en 1690 à seulement 43 ans, elle fut béatifiée en 1864 puis canonisée par le pape Benoît XV en 1920, près de deux siècles et demi après ses visions.
Sources primaires
Il me découvrit les merveilles inexplicables de son pur amour et jusqu'à quel excès il l'avait porté à aimer les hommes, dont il ne recevait que des ingratitudes.
Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu'il n'a rien épargné jusqu'à s'épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour.
Cette dévotion au Sacré-Cœur de Jésus-Christ est solidement appuyée sur des fondements très chrétiens.
Lieux clés
Village de Bourgogne où Marguerite-Marie naquit en 1647 et passa son enfance.
Couvent où elle entra en 1671, vécut ses visions et mourut en 1690. Lieu majeur de la dévotion au Sacré-Cœur.
Ville voisine de Paray-le-Monial, dans le Charolais bourguignon, région où s'écoula toute sa vie religieuse.
Sanctuaire devenu un grand lieu de pèlerinage international lié à ses apparitions.
Objets typiques

Robe noire et voile des religieuses visitandines, signe de leur consécration et de leur clôture. Marguerite-Marie le porta dès 1671.

Représentation d'un cœur enflammé, couronné d'épines et surmonté d'une croix, devenue l'emblème de la dévotion née de ses visions.

Croix portant le corps du Christ, objet central de la méditation des religieuses. Marguerite-Marie y rattachait ses contemplations de la Passion.

Suite de grains servant à compter les prières du Rosaire, instrument quotidien de la piété mariale au monastère.

Instrument de pénitence porté à même la peau pour mortifier le corps. Marguerite-Marie pratiquait de sévères mortifications.

Matériel d'écriture avec lequel elle rédigea, par obéissance à ses supérieurs, son autobiographie et ses nombreuses lettres.
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Vie quotidienne
Matin
Réveillée avant l'aube par la cloche, elle se rendait au chœur pour l'office des Matines et l'oraison silencieuse. La matinée se poursuivait par la messe et un long temps de prière mentale.
Après-midi
L'après-midi alternait travaux manuels et tâches communautaires : couture, soin des malades, parfois surveillance des novices. Le silence et le recueillement encadraient chaque occupation.
Soir
Le soir réunissait la communauté pour les Vêpres et les Complies, puis venait un examen de conscience avant le coucher. Marguerite-Marie prolongeait souvent ses veilles en prière devant le Saint-Sacrement.
Alimentation
L'alimentation monastique était frugale : pain, légumes, soupes, poisson les jours maigres, avec de fréquents jeûnes. Marguerite-Marie y ajoutait des mortifications volontaires, mangeant peu et renonçant aux mets qu'elle préférait.
Vêtements
Elle portait l'habit noir de la Visitation : robe de serge, guimpe blanche au cou et voile noir. Sous le vêtement, elle dissimulait parfois des instruments de pénitence comme le cilice.
Habitat
Elle vivait dans la clôture du monastère de Paray-le-Monial, occupant une cellule étroite et dépouillée. Les religieuses partageaient chapelle, réfectoire et salle commune, coupées du monde extérieur.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Autobiographie
vers 1685
Lettres spirituelles
1675-1690
Diffusion de la dévotion au Sacré-Cœur
à partir de 1675
Institution de la fête du Sacré-Cœur
1685 (première célébration), 1856 (extension universelle)
Pratique des 'douze promesses' et de l'Heure Sainte
à partir de 1674






