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La mesa conventual novohispana
Dans les couvents de la Nouvelle-Espagne du XVIIe siècle, le repas suit un ordre monastique greffé sur le calendrier liturgique : un almuerzo léger le matin, la comida copieuse à midi (un guiso de fête les jours de saint, sinon frijoles et tortillas), une merienda l'après-midi rythmée par le chocolat, et les fameux dulces de convento, confiseries que les religieuses préparaient pour conserver les fruits et offrir aux bienfaiteurs. La cuisine y est un véritable laboratoire baroque où chiles, maïs et cacao du Nouveau Monde rencontrent cannelle, sucre de canne et amandes apportés d'Espagne.
Signature : Le métissage baroque du chile et des épices de Castille
La signature des fourneaux conventuels est cette alliance audacieuse — toute baroque, comme les vers de Sor Juana — entre les chiles broyés sur le metate et les épices venues de l'Ancien Monde (cannelle, clou de girofle, amandes, sucre). Le résultat : des plats à la fois piquants, sucrés et parfumés, où rien n'est jamais simplement salé.

Sor Juana Inés de la Cruz à table

1651 — 1695

5 recettes d’époque