Stokely Carmichael(1941 — 1998)
Stokely Carmichael
États-Unis, Trinité-et-Tobago, Guinée
6 min de lecture
Stokely Carmichael est un militant afro-américain des droits civiques, figure majeure du mouvement Black Power dans les années 1960. Leader du SNCC puis proche des Black Panthers, il popularise le slogan « Black Power » et radicalise la lutte pour l'égalité raciale aux États-Unis.
Questions fréquentes
Citations célèbres
« Black Power!»
Faits marquants
- Né en 1941 à Trinité-et-Tobago, émigre aux États-Unis en 1952
- Participe aux Freedom Rides en 1961 contre la ségrégation dans les transports
- Devient président du SNCC (Student Nonviolent Coordinating Committee) en 1966
- Popularise le slogan « Black Power » lors d'un discours en juin 1966 dans le Mississippi
- S'exile en Guinée en 1969, prend le nom de Kwame Ture, et meurt en 1998
Œuvres & réalisations
Formule lancée à Greenwood qui donne son nom à tout un mouvement de fierté et d'autodétermination noire.
Il transforme l'organisation étudiante non-violente en mouvement défendant l'auto-défense et l'identité noire.
Parti politique noir qu'il aide à fonder en Alabama, dont l'emblème de la panthère noire inspirera les Black Panthers.
Essai coécrit avec Charles V. Hamilton, ouvrage de référence définissant le concept de pouvoir noir.
Sous le nom de Kwame Ture, il fonde le All-African People's Revolutionary Party et milite pour l'unité africaine.
Récit posthume de sa vie et de ses combats, témoignage majeur sur le mouvement des droits civiques.
Anecdotes
En juin 1966, lors de la « Marche contre la peur » dans le Mississippi, Stokely Carmichael est arrêté pour la 27e fois. À sa libération, il lance devant la foule le slogan « We want Black Power ! » : ces deux mots vont électriser tout un mouvement et marquer durablement la lutte des Noirs américains.
Étudiant brillant, Carmichael fut accepté dans plusieurs universités blanches prestigieuses, mais il choisit délibérément l'université Howard, historiquement noire, à Washington. C'est là qu'il s'engage dans les « Freedom Rides », ces voyages en bus pour contester la ségrégation dans les transports du Sud.
À seulement 24 ans, il devient président du SNCC (Comité de coordination des étudiants non-violents) en 1966. Sous sa direction, l'organisation abandonne peu à peu la stratégie non-violente de Martin Luther King pour défendre l'idée d'auto-défense et de fierté noire.
Né à Trinité (Trinidad) en 1941, Carmichael arrive à New York à 11 ans et grandit dans le Bronx. À la fin de sa vie, il s'installe en Guinée, en Afrique, et change de nom pour Kwame Ture, en hommage aux dirigeants panafricanistes Kwame Nkrumah et Sékou Touré.
Pendant des années, jusqu'à sa mort d'un cancer en 1998, il répondait au téléphone par la formule « Ready for the revolution ! » (« Prêt pour la révolution ! »), montrant que son engagement militant ne l'avait jamais quitté.
Sources primaires
We been saying 'freedom' for six years. What we are going to start saying now is 'Black Power!'
Le pouvoir noir signifie que les Noirs doivent s'unir, reconnaître leur héritage et bâtir un sentiment de communauté afin de parler d'une voix forte.
Notre lutte n'est pas seulement américaine : elle est liée à celle de tous les peuples colonisés du tiers-monde qui combattent l'oppression.
Le SNCC m'a appris que la dignité ne se demande pas, elle se prend et se défend.
Lieux clés
Ville natale de Stokely Carmichael, dans les Caraïbes, qu'il quitte à 11 ans pour rejoindre les États-Unis.
Quartier où grandit Carmichael après son arrivée aux États-Unis ; il y forge sa conscience politique.
Université historiquement noire où il étudie la philosophie et s'engage dans les Freedom Rides.
Ville où, en juin 1966, Carmichael lance publiquement le slogan « Black Power » lors de la Marche contre la peur.
Capitale où Carmichael s'installe à partir de 1969, prend le nom de Kwame Ture et milite pour le panafricanisme jusqu'à sa mort.






