Héroïne du conte populaire vietnamien Tấm Cám, jeune femme maltraitée par sa marâtre et sa demi-sœur Cám, qui devient reine grâce à l'aide magique de Bụt. Figure emblématique de la littérature orale vietnamienne, son histoire est rapprochée du motif universel de Cendrillon. [1]
Tấm
Tấm
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Questions fréquentes
Citations célèbres
« Bống bống, bang bang / Lên ăn cơm vàng cơm bạc nhà ta / Chớ ăn cơm hẩm, cháo hoa nhà người. [formule traditionnelle du conte, [1]]»
Faits marquants
- Personnage principal du conte merveilleux Tấm Cám, l'un des plus célèbres de la littérature populaire vietnamienne [1]
- Tấm (« grain de riz brisé ») est maltraitée par sa marâtre, mère de Cám (« son de riz »), après la mort de son père [1]
- Aidée par Bụt (figure magique dérivée du mot Buddha), elle reçoit vêtements, souliers brodés et cheval issus des os de son poisson magique (cá bống) [1]
- Perd un soulier brodé lors d'une traversée à gué ; le roi, incapable de trouver celle dont le pied y entre, la découvre et l'épouse [1]
- Le conte présente de nombreuses versions (dị bản) ; rapproché du motif de Rhodopis (Grèce antique) et de Cendrillon européen [1]
Œuvres & réalisations
Récit fondateur de la littérature orale vietnamienne, classifié comme 'truyện cổ tích thần kì' (conte merveilleux). Il met en scène les tensions entre belle-mère et belle-fille et le triomphe du bien sur le mal.
Nombreuses versions coexistent : certaines font de Tấm et Cám des jumelles, supprimant la marâtre ; d'autres substituent un prince (Hoàng tử ou Vương tử) au roi comme figure de sauveur.
Récit des minorités ethniques vietnamiennes présentant une trame similaire à Tấm Cám, attestant d'un motif partagé au sein de la diversité culturelle du Vietnam.
La source Wikipedia rapproche explicitement Tấm Cám du motif de Cendrillon européen et du mythe de Rhodopis, positionnant le conte dans une tradition narrative mondiale autour de la sandale perdue et de l'élévation sociale par le mariage royal.
Anecdotes
Lors d'un concours de pêche organisé par la marâtre, Tấm remplit consciencieusement son panier de crevettes et de poissons, mais Cám la trompa en lui criant que sa tête était sale pour qu'elle aille se baigner. Profitant de son absence, Cám vida le panier de Tấm dans le sien et rentra triomphalement. C'est en pleurant devant son panier vide que Tấm reçut la visite de Bụt, l'esprit bienfaisant inspiré du Bouddha. [1]
Le seul poisson sauvé — un petit cá bống — devint l'ami fidèle de Tấm. Elle lui portait chaque jour une part de son repas en chantant : 'Bống bống, bang bang / Lên ăn cơm vàng cơm bạc nhà ta / Chớ ăn cơm hẩm, cháo hoa nhà người.' Jalouse, la marâtre espionnera le rituel, tuera le poisson et le mangera ; Tấm ne trouva à la surface du puits qu'un caillot de sang. [1]
Pour empêcher Tấm d'aller à la fête royale, la marâtre mélangea un boisseau de riz avec un boisseau de paddy et lui ordonna de les trier. Bụt envoya une nuée de moineaux qui séparèrent les grains en quelques instants. Les quatre jarres d'arêtes de bống enfouies sous le lit révélèrent alors une robe somptueuse, des chaussures brodées, un cheval et une selle. [1]
En franchissant un gué sur le chemin de la capitale, Tấm perdit une chaussure brodée dans l'eau. Les éléphants de tête de la procession royale plantèrent leurs défenses en terre et refusèrent d'avancer ; les soldats plongèrent et remontèrent la chaussure. Le roi la fit essayer à toutes les femmes présentes ; Tấm fut la seule dont le pied y entra parfaitement, et il l'épousa. [1]
Rentrée chez sa marâtre pour préparer les offrandes funéraires de l'anniversaire de son père, Tấm fut envoyée cueillir une grappe de noix de bétel au sommet d'un aréquier. Pendant qu'elle grimpait, la marâtre abattit l'arbre à coups de couteau ; Tấm tomba et mourut. Le récit se poursuit ensuite à travers plusieurs métamorphoses — oiseau, arbre, fruit, retour à la vie humaine — dont les détails sont partiellement documentés dans les nombreuses variantes du conte. [1]
Sources primaires
Ngày xưa, có Tấm và Cám là hai chị em cùng cha khác mẹ. Hai chị em suýt soát tuổi nhau. Tấm là con vợ đầu, Cám là con vợ kế.
Bống bống, bang bang / Lên ăn cơm vàng cơm bạc nhà ta, / Chớ ăn cơm hẩm, cháo hoa nhà người.
Rặt rặt xuống nhặt cho tao, / Ăn mất hạt nào thì tao đánh chết.
Le conte de Tấm Cám est rapproché du motif de Rhodopis, courtisane grecque qui épousa un pharaon après qu'un aigle eut emporté sa sandale et la laissa tomber sur les genoux du souverain.
Lieux clés
Lieu de l'enfance et de la servitude de Tấm, où elle accomplissait toutes les corvées sans répit pendant que Cám vivait dans l'oisiveté. C'est là que Bụt lui apparut plusieurs fois pour l'aider.
Lieu magique où Tấm gardait et nourrissait son poisson bống chaque jour avec une formule rituelle. C'est également là qu'elle fut trompée par Cám pour aller se baigner, permettant le vol de sa prise.
Espace de travail quotidien de Tấm où se déroule le concours de pêche organisé par la marâtre. Symbole de l'exploitation et du labeur paysan dans le Vietnam féodal.
Passage d'eau où Tấm perdit sa chaussure brodée lors du voyage vers la fête royale. Les éléphants du roi s'y immobilisèrent, déclenchant la rencontre décisive avec le souverain.
Ville non précisée dans le conte où se tient la grande fête royale (hội). Tấm y est conduite en litière après l'essayage de la chaussure, sous les yeux haineux de sa marâtre et de Cám.
Objets typiques

Panier tressé utilisé par Tấm et Cám pour attraper crevettes et poissons dans les rizières. La marâtre avait promis un yếm rouge à celle qui le remplirait la première.

Petit poisson de fond recueilli par Tấm, nourri chaque jour dans le puits avec une formule magique. Sa mort par la marâtre déclenche la révélation des jarres et des dons de Bụt.

Chaussures richement brodées sorties de la jarre magique d'arêtes de bống. La perte de l'une d'elles au gué et l'essayage royal constituent le motif central du conte, rapproché de Cendrillon et de Rhodopis.

Minuscule cheval sorti de la troisième jarre qui, posé à terre, se transforma instantanément en véritable monture. Il permit à Tấm de se rendre à la fête royale dans la capitale.

Pièce de vêtement féminin traditionnel vietnamien couvrant la poitrine, en soie rouge, promise comme récompense du concours de pêche. Symbole de féminité et de statut dans le conte.

Quatre jarres dans lesquelles Tấm enterra les arêtes de son poisson sur instruction de Bụt. En les déterrant, elle y trouva successivement sa parure de fête, ses chaussures brodées, un cheval et une selle.

Palmier dont les noix servent aux offrandes funéraires et aux cérémonies traditionnelles vietnamiennes. La marâtre envoya Tấm en cueillir une grappe puis abattit l'arbre au couteau pour la tuer.
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Vie quotidienne
Matin
Tấm se levait à l'aube pour mener les buffles aux pâturages lointains que lui imposait sa marâtre pour l'éloigner du village. Elle portait également l'eau et coupait les patates douces (thái khoai) pour toute la maisonnée, sans jamais désobéir malgré les injustices accumulées.
Après-midi
Les après-midi, Tấm ramassait les lentilles d'eau (vớt bèo) dans les étangs et travaillait dans les champs. Elle rendait visite à son poisson bống après chaque repas, lui gardant une part de ses maigres portions et l'appelant par sa formule rituelle au bord du puits.
Soir
Les soirées étaient consacrées au décorticage et au pilage du riz (xay lúa giã gạo), corvée nocturne épuisante que la marâtre lui imposait sans fin. Pendant ce temps, Cám se reposait, choyée et oisive.
Alimentation
Tấm mangeait peu et modestement : le conte évoque le 'cơm hẩm, cháo hoa' (riz rassis, bouillie claire) comme la nourriture des pauvres, par contraste avec les 'cơm vàng cơm bạc' (riz doré et argenté) de la formule magique. Elle sacrifiait une part de ses repas pour nourrir son poisson.
Vêtements
Avant sa transformation, Tấm portait des habits 'rách rưới' (en loques), si misérables que Bụt dut lui fournir une nouvelle tenue pour qu'elle soit admise à la fête royale. Sa parure comprenait une robe de soie trois épaisseurs, une jupe de soie, un yếm de soie rouge et un foulard de brocart (nhiễu).
Habitat
Tấm vivait dans la maison paysanne de sa marâtre, dormant dans sa propre chambre dont les quatre pieds du lit cachaient les jarres magiques contenant les arêtes de bống. Après son mariage avec le roi, elle résidait au palais royal (hoàng cung).
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Tấm Cám — conte populaire vietnamien (version standard)
Époque indéterminée — tradition orale sur plusieurs siècles
Dị bản — variantes régionales du conte
Époque indéterminée
Nàng Khao nàng Đăm — conte comparatif des minorités ethniques du Vietnam
Époque indéterminée
Motif universel de Cendrillon (Cô bé Lọ Lem) — rapprochement comparatiste
XVIIe siècle (Perrault) — motif antérieur





