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Tapputi-Belatekallim(1200 av. J.-C. — ?)

Tapputi-Belatekallim

Babylonie

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SciencesTechnologieScientifiqueAvant J.-C.Mésopotamie, civilisation babylonienne, vers le XIIe siècle avant J.-C. (âge du bronze)

Tapputi-Belatekallim est une parfumeuse babylonienne du IIe millénaire avant notre ère, souvent considérée comme la première chimiste de l'histoire. Son nom apparaît sur une tablette cunéiforme décrivant ses procédés de fabrication de parfums.

Questions fréquentes

Tapputi-Belatekallim était une intendante du palais (bēlet ekalli) à Babylone vers 1200 avant J.-C. Ce qui la rend unique, c'est que son nom est gravé sur une tablette cunéiforme décrivant des procédés de fabrication de parfums, ce qui en fait la plus ancienne personne identifiée comme chimiste dans l'histoire. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'avant elle, les recettes étaient anonymes ; ici, on connaît la créatrice. Elle utilisait des techniques comme la distillation, la macération et la filtration répétée, qui sont encore employées aujourd'hui.

Faits marquants

  • Mentionnée sur une tablette cunéiforme datée d'environ 1200 av. J.-C. en Mésopotamie babylonienne
  • Considérée comme la première chimiste connue de l'histoire dont le nom nous est parvenu
  • Son titre 'Belatekallim' indique qu'elle dirigeait un palais ou une administration royale
  • Elle décrit des techniques de distillation, filtration et extraction par solvants pour produire des parfums
  • Ses méthodes préfigurent les procédés de la chimie et de l'alchimie ultérieures

Œuvres & réalisations

Procédés de fabrication de parfums consignés sur tablette (vers 1200 av. J.-C.)

Recettes et étapes techniques (macération, distillation, filtration) attribuées à Tapputi. C'est l'un des plus anciens textes de chimie pratique connus signé d'un nom.

Méthode de distillation appliquée aux arômes (vers 1200 av. J.-C.)

Usage documenté du chauffage et de la condensation pour extraire les essences. Tapputi est considérée comme une pionnière de cette technique fondamentale de la chimie.

Onguents et parfums de palais (vers 1200 av. J.-C.)

Produits aromatiques élaborés pour la cour babylonienne, utilisés dans la vie quotidienne, la médecine et les rituels religieux.

Technique de filtration répétée (vers 1200 av. J.-C.)

Procédé de clarification consistant à filtrer plusieurs fois le mélange pour purifier le parfum. Il témoigne d'une démarche méthodique proche de l'expérimentation.

Anecdotes

Tapputi-Belatekallim est la première personne identifiée comme chimiste dans l'histoire dont le nom nous soit parvenu : il est gravé sur une tablette d'argile en écriture cunéiforme datée d'environ 1200 avant notre ère. Avant elle, les recettes étaient anonymes ; ici, on connaît la créatrice.

Son titre « Belatekallim » n'est pas vraiment un nom de famille : en akkadien, « bēlet ekalli » signifie « maîtresse du palais » ou intendante. Elle occupait donc une fonction officielle importante à la cour babylonienne, ce qui montre qu'une femme pouvait diriger un atelier royal de parfumerie.

Pour fabriquer ses parfums, Tapputi utilisait des techniques que les chimistes emploient encore : la distillation, l'extraction par solvant et la filtration. Elle mélangeait fleurs, huiles, plantes aromatiques comme le calamus, de la myrrhe et de l'eau, puis chauffait et filtrait plusieurs fois pour obtenir une odeur durable.

La même tablette mentionne une autre femme parfumeuse dont le nom est en partie effacé (on lit seulement « …-ninu »), qui aurait rédigé un traité sur la fabrication des parfums. Cela suggère que Tapputi n'était pas une exception isolée, mais qu'il existait tout un milieu de femmes spécialistes des arômes en Mésopotamie.

Les parfums n'étaient pas qu'un luxe de coquetterie : en Mésopotamie, ils servaient aussi dans les rituels religieux, la médecine et les offrandes aux dieux. Le travail de Tapputi mêlait donc science, artisanat et sacré, à une époque où ces domaines n'étaient pas séparés.

Sources primaires

Tablette cunéiforme assyro-babylonienne sur la fabrication des parfums (mentionnant Tapputi-Belatekallim) (vers 1200 av. J.-C.)
La tablette enregistre les opérations menées par Tapputi-Belatekallim, intendante du palais, qui prépare un onguent parfumé en combinant fleurs, huile et calamus avec de l'eau, puis distille et filtre le mélange à plusieurs reprises.
Martin Levey, « Babylonian Chemistry: A Study of Arabic and Second Millennium B.C. Perfumery » (1956 (étude du texte ancien))
Le texte cunéiforme attribue les procédés à une femme nommée Tapputi, qualifiée de bēlet ekalli (« maîtresse du palais »), et constitue l'un des plus anciens documents techniques de chimie connus.

Lieux clés

Babylone

Grande cité de Mésopotamie, centre politique et culturel où vivait et travaillait Tapputi à la cour royale. Son titre d'intendante du palais l'y rattache.

Palais royal babylonien

Lieu de travail de Tapputi, où elle dirigeait la production de parfums et d'onguents destinés à la cour et aux rituels. Son titre « maîtresse du palais » s'y réfère directement.

Mésopotamie (vallée du Tigre et de l'Euphrate)

Région du Proche-Orient ancien, berceau de l'écriture et des premières sciences, cadre géographique général de l'activité de Tapputi.

Assur

Capitale assyrienne au nord de la Mésopotamie, lieu où des tablettes assyro-babyloniennes de parfumerie ont été retrouvées et étudiées par les assyriologues.

Voir aussi