Héros légendaire du Vietnam, l'un des Quatre Immortels (Tứ bất tử) de la croyance populaire vietnamienne. Enfant miraculeux resté muet jusqu'à trois ans, il s'éveille soudainement pour repousser une invasion étrangère, puis s'envole au ciel. Il symbolise la résistance aux envahisseurs et la force de la jeunesse.
Thánh Gióng
Thánh Gióng
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Figure semi-légendaire associée au règne du 6e roi Hùng Vương (période mythique, av. J.-C.) [1]
- L'un des Tứ bất tử (Quatre Immortels) du panthéon populaire vietnamien [1]
- Enfant muet et immobile jusqu'à 3 ans, il se lève sur appel du roi pour combattre les envahisseurs (« giặc Ân ») [1]
- Après la victoire à Trâu Sơn, il s'envole au ciel depuis le mont Sóc Sơn (9e jour du 4e mois) [1]
- Vénéré au moins depuis la dynastie Lý (Xe-XIIIe s.) : Lý Thái Tổ lui décerne le titre Xung Thiên Thần Vương et fait ériger un temple à Phù Đổng [1]
Œuvres & réalisations
Thánh Gióng repoussa seul l'armée Ân qui menaçait le pays de Văn Lang, tuant son roi à Trâu Sơn. Cette victoire est le fait central de sa légende et la raison première de son titre de Phù Đổng Thiên Vương. [1]
Après son ascension, Hùng Vương fit bâtir un temple dans le village natal du héros, doté de mille mẫu de rizières pour l'entretien des rites. La Lý étendit ensuite ce culte à l'échelle du royaume. [1]
L'octroi de ce titre posthume par le premier roi de la Lý intégra officiellement Thánh Gióng dans le panthéon d'État et légitima son culte national, attesté à la fois par le Lĩnh Nam chích quái et le Đại Việt sử ký toàn thư. [1]
Selon le Thiền uyển tập anh, le temple de Vệ Linh fut un lieu de prière avant la campagne militaire contre les Song ; réputé miraculeusement efficace, cet épisode renforça durablement l'autorité du culte de Gióng dans la défense nationale. [1]
Anecdotes
Jusqu'à l'âge de trois ans, Thánh Gióng ne pouvait ni parler, ni s'asseoir, ni rire — un enfant étrange qui se contentait de manger. Un jour, sa mère plaisanta amèrement : « Mon fils ne sait qu'avaler, incapable de chasser les envahisseurs pour mériter une récompense royale. » Soudain, l'enfant prit la parole pour la première fois et dit : « Mère, appelle le messager du roi. » Ce fut sa première phrase, prononcée à trois ans, pour offrir ses services à la patrie. [1]
Lorsque le messager royal arriva, Gióng demanda des armes très précises : un cheval de fer de dix-huit thước de haut, une épée de fer de sept thước, une canne de fer et un chapeau de fer. Le roi ordonna de fondre cinquante catties de fer pour les forger. À partir de ce moment, Gióng se mit à grandir à une vitesse prodigieuse, dévorant des quantités de nourriture impossibles à fournir par sa seule mère — les voisins apportèrent buffles, vin de riz, gâteaux et fruits, mais il n'était jamais rassasié. [1]
Gióng grandissait si vite qu'aucun vêtement ne pouvait plus couvrir son corps gigantesque. Les habitants du village durent attacher des roseaux en fleur (hoa lau) autour de lui pour lui servir de tunique de fortune. Quand les armées Ân atteignirent le mont Trâu Sơn, il se leva d'un bond, mesurait plus de dix thước, éternua plus de dix fois de suite, tira son épée et cria : « Je suis le Général Céleste ! » avant de bondir sur son cheval de fer. [1]
Après avoir repoussé les envahisseurs Ân — dont le roi mourut dans la bataille — Thánh Gióng arriva au mont Sóc Sơn. Sans un mot, il ôta son armure, et s'envola vers le ciel le neuvième jour du quatrième mois lunaire, laissant seulement des empreintes gravées dans la roche. Hùng Vương, reconnaissant, lui décerna le titre de Phù Đổng Thiên Vương et fit ériger un temple dans son village natal, doté de mille mẫu de rizières. [1]
Selon le Việt điện u linh tập, une version plus ancienne de la légende ne précise ni l'époque exacte ni le règne d'un Hùng Vương spécifique — ce qui intrigua les lettrés des dynasties suivantes. Dans cette variante, au mont Vệ Linh, Gióng aurait grimpé dans un banian et se serait envolé vers les cieux, laissant ses vêtements sur place ; l'arbre fut appelé « cây Dịch Phục » (l'arbre du vêtement troqué) et vénéré jusqu'à l'époque Trần. [1]
Sources primaires
Con cả cười bảo rằng : « Mẹ hãy đưa nhiều cơm rượu cho tôi ăn, việc đánh giặc mẹ chớ có lo. » […] Đi đến đất Sóc Sơn huyện Kim Hoa, Thiên tướng cởi áo cưỡi ngựa mà lên trời, hôm đó là ngày mồng 9 tháng 4, còn để vết tích ở hòn đá trên núi.
Sóc Thiên vương sinh ở một làng kia, lúc còn nằm nôi, trong nước có giặc, vua sai sứ giả đi mộ khắp dân gian xem có ai phá được giặc thì ban cho tước lộc. Thiên vương dậy hỏi mẹ, mẹ mới bảo rõ ràng như vậy, Thánh Gióng nói : « Thế thì mẹ đem nhiều cơm đến đây cho con ăn. »
Đời Hùng Vương thứ 6, ở hương Phù Đổng, bộ Vũ Ninh có người nhà giàu, sinh một con trai, đến năm hơn ba tuổi ăn uống béo lớn nhưng không biết nói cười. […] Đứa trẻ cởi áo giáp, phi ngựa lên trời mà đi.
Đêm mộng thấy một vị thần mình mặc áo giáp vàng, tay bên tả cầm giáp vàng, tay bên hữu xách cái bảo tháp […] bảo rằng : « Ta là Tỳ Sa Môn Đại Vương […] Thiên đế có sắc bảo qua ở nước này để phù hộ cho hạ dân. »
Lieux clés
Lieu de naissance légendaire de Thánh Gióng selon le Lĩnh Nam chích quái et le Đại Việt sử ký toàn thư. Hùng Vương y fit ériger un temple après l'ascension du héros ; la dynastie Lý le reconstruisit et y ajouta une statue. [1]
Site de la bataille légendaire où Thánh Gióng, monté sur son cheval de fer, écrasa l'armée Ân. Le roi Ân y trouva la mort et ses troupes se rendirent ou furent dispersées. [1]
Lieu de l'ascension de Thánh Gióng vers le ciel le 9e jour du 4e mois lunaire. Il y ôta son armure et laissa des empreintes dans la roche. La Lý y fit sculpter une statue et ériger un temple vénéré jusqu'à l'époque Trần. [1]
La dynastie Lý y construisit un second temple dédié à Thánh Gióng, inscrit au registre officiel des cultes (Tự Điển). Ce lieu témoigne de la diffusion nationale du culte bien au-delà du village natal du héros. [1]
