Théodose I
Flavius Theodosius (Théodose Ier dit « le Grand »)
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Théodose Ier est le dernier empereur à régner sur l'ensemble de l'Empire romain, d'Orient comme d'Occident. Il fit du christianisme nicéen la religion officielle de l'Empire par l'édit de Thessalonique en 380 et interdit les cultes païens.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Proclamé empereur d'Orient en 379 par Gratien après la défaite d'Andrinople (378)
- Édit de Thessalonique (380) : fait du christianisme nicéen la religion officielle de l'Empire
- Convoque le concile de Constantinople (381) qui réaffirme le dogme de Nicée
- Interdit définitivement les cultes païens et abolit les Jeux olympiques antiques (392-393)
- À sa mort en 395, partage l'Empire entre ses fils Arcadius (Orient) et Honorius (Occident), division devenue définitive
Œuvres & réalisations
Texte qui fait du christianisme nicéen la religion officielle de l'Empire romain, fondement de l'Europe chrétienne.
Concile œcuménique qui réaffirme le Credo de Nicée et fixe durablement le dogme de la Trinité.
Lois interdisant les sacrifices et la fréquentation des temples, marquant la fin officielle du paganisme d'État.
Traité installant les Goths comme peuple fédéré dans l'Empire, tournant majeur dans l'intégration des « barbares ».
Dernière réunification de tout l'Empire romain sous un seul souverain, présentée comme un triomphe chrétien.
Stabilisation militaire et diplomatique de la frontière danubienne après l'effondrement de 378.
Anecdotes
En 390, après que la population de Thessalonique eut lynché un général goth, Théodose ordonna en représailles un massacre dans l'hippodrome de la ville : plusieurs milliers de spectateurs furent tués. L'évêque de Milan, Ambroise, refusa alors de lui donner la communion et l'obligea à faire pénitence publique, un cas rare d'empereur s'inclinant devant l'Église.
Théodose n'était pas destiné au trône : il s'était retiré dans ses terres en Espagne après la disgrâce de son père. C'est l'empereur Gratien qui le rappela en 379 pour lui confier l'Orient, ravagé par les Goths après le désastre d'Andrinople.
Par l'édit de Thessalonique en 380, Théodose imposa le christianisme nicéen comme religion d'État et qualifia d'« insensés et fous » ceux qui suivaient d'autres croyances. C'est sous son règne que furent interdits les sacrifices païens et, dit-on, suspendus les Jeux olympiques antiques.
En 394, lors de la bataille de la rivière Frigidus contre l'usurpateur Eugène, la tradition rapporte qu'un violent vent (la « bora ») se leva et rabattit les flèches et javelots sur l'armée ennemie, ce que les chrétiens interprétèrent comme un miracle en faveur de Théodose.
À sa mort en 395, Théodose partagea l'Empire entre ses deux fils : Arcadius reçut l'Orient et Honorius l'Occident. Cette division ne fut jamais refaite : il fut le dernier à régner seul sur tout l'Empire romain.
Sources primaires
Nous voulons que tous les peuples que régit la modération de notre clémence professent la religion que le divin apôtre Pierre a transmise aux Romains.
Je t'exhorte, je te prie, je t'engage, je t'avertis ; car c'est pour moi une douleur que toi, qui étais un modèle de piété, tu n'aies pas eu horreur de la mort de tant d'innocents.
Tu as rendu à l'Empire la paix après la tempête et relevé l'État ébranlé par tant de défaites.
L'empereur, touché par les remontrances de l'évêque Ambroise, déposa les insignes impériaux et fit pénitence publique dans l'église.
Lieux clés
Ville d'Hispanie considérée comme le lieu de naissance de Théodose, dans la province de Gallécie.
Capitale de l'Orient romain où Théodose installa sa résidence et présida le concile de 381.
Ville macédonienne où fut promulgué l'édit de 380 et où eut lieu le massacre de 390.
Lieu de la bataille décisive de 394 où Théodose vainquit l'usurpateur Eugène et réunifia l'Empire.
Capitale impériale d'Occident où siégeait l'évêque Ambroise et où Théodose mourut en 395.






