Le service à la russe et la table du bohème parisien
Au temps de Gautier, la grande cuisine française abandonne peu à peu le service « à la française » (tous les plats posés ensemble) pour le service « à la russe », où les mets arrivent l'un après l'autre, chauds et dans l'ordre. La journée du Parisien cultivé s'articule autour du déjeuner à la fourchette en milieu de matinée, du dîner du soir, et — pour l'homme de lettres noctambule — du souper d'après-spectacle pris au sortir de l'Opéra ou du théâtre, arrosé de café dans les cafés du Quartier Latin. À cela s'ajoutent, chez ce grand voyageur, les saveurs rapportées d'Espagne, de Turquie et d'Italie.
Signature : Le confit et le gras de canard de Gascogne
Gautier est natif de Tarbes, en pays gascon, où l'on conserve depuis des siècles oie et canard cuits dans leur propre graisse. Ce gras parfumé, devenu matière à cuisiner, est la touche du terroir natal qui revient comme une signature dans sa cuisine du quotidien, face au faste parisien de ses soupers.
Théophile Gautier à table
1811 — 1872
5 recettes d’époque
🧂
QuotidienLa garbure bigourdane
Soupe-repas du foyer gascon
🧂 🍄· 2 h (dont trempage la veille)
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🧂
FestifTournedos à la Rossini
Le souper d'après-spectacle (service à la russe)
🧂 🍄· 40 min
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🍋
VoyageGazpacho andalou
Le rafraîchissement du voyageur (cuisine de chemin espagnole)
🍋 🧂· 20 min (+ 2 h au frais)
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☕
BoissonLe café noir des nuits littéraires
Le café du cénacle romantique
☕· 8 min
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🍯
OffrandeLoukoums à l'eau de rose
La douceur de l'hospitalité (inspirée de la table ottomane)
🍯· 1 h 30 (+ une nuit de prise)
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