Tite-Live est un historien latin né à Patavium (Padoue) vers 58 av. J.-C. Il est l'auteur d'une monumentale Histoire romaine en 142 livres, dont 35 nous sont parvenus. Son œuvre retrace l'histoire de Rome depuis sa fondation légendaire jusqu'à son époque.
Tite-Live(58 av. J.-C. — 17)
Tite-Live
Rome antique
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Questions fréquentes
Citations célèbres
« Vae victis ! (Malheur aux vaincus !)»
« Il n'y a pas de paix sincère : c'est une paix différée.»
Faits marquants
- Né vers 58 av. J.-C. à Patavium (actuelle Padoue, en Italie du Nord)
- Rédige l'Ab Urbe Condita (« Depuis la fondation de la Ville »), fresque historique en 142 livres
- Contemporain d'Auguste, dont il fréquente le cercle sans en être un courtisan
- Son œuvre couvre plus de 700 ans d'histoire, de la fondation légendaire de Rome (-753) à la mort de Drusus (-9)
- Mort vers 17 apr. J.-C. à Patavium
Œuvres & réalisations
Œuvre monumentale en 142 livres retraçant l'histoire de Rome depuis sa fondation légendaire (753 av. J.-C.) jusqu'à l'époque d'Auguste. Seuls 35 livres nous sont parvenus complets, faisant de cette perte l'une des plus importantes de la littérature latine.
Premiers livres conservés, couvrant la fondation de Rome, la monarchie et les débuts de la République. Ils contiennent les grands mythes fondateurs comme Romulus et Rémus, ou le sacrifice de Mucius Scaevola.
Récit de la guerre contre Hannibal (219-201 av. J.-C.), considéré comme le sommet littéraire de l'œuvre. La traversée des Alpes par Hannibal et la bataille de Cannes y sont décrites avec une puissance dramatique remarquable.
Derniers livres conservés, traitant de l'expansion romaine en Grèce et en Orient (200-167 av. J.-C.). Ils témoignent de la rencontre entre la civilisation romaine et la culture hellénistique.
Résumés tardifs des livres disparus, rédigés par des copistes anonymes. Sans ces Periochae, on ignorerait presque tout du contenu des 107 livres perdus de l'Ab Urbe Condita.
Anecdotes
Tite-Live n'a jamais quitté l'Italie pour mener des enquêtes sur le terrain, contrairement à son prédécesseur Polybe. Il a écrit son histoire monumentale en s'appuyant uniquement sur des sources écrites conservées à Rome, ce qui lui vaut d'être critiqué pour certaines imprécisions géographiques, notamment dans ses récits des campagnes d'Hannibal.
L'empereur Auguste lui-même appréciait tant l'œuvre de Tite-Live qu'il lui aurait pardonné ses sympathies républicaines affichées, le surnommant affectueusement 'Pompéien'. Ce surnom témoigne de la nostalgie de Tite-Live pour la République romaine, alors même qu'il vivait à la cour du premier princeps.
Sur les 142 livres de son Histoire romaine (Ab Urbe Condita), seuls 35 nous sont parvenus complets. Les autres ne sont connus que par des résumés tardifs appelés 'Périoques'. C'est l'une des plus grandes pertes de la littérature latine : environ 75 % de l'œuvre a disparu au fil des siècles.
Tite-Live commença à rédiger son histoire vers 27 av. J.-C., au moment précis où Auguste instaurait le Principat. Il y travailla jusqu'à sa mort, soit pendant plus de quarante ans. Il est l'un des rares auteurs antiques dont on sait avec certitude qu'il est retourné mourir dans sa ville natale de Patavium.
Sources primaires
« Je ne sais si le sujet vaut la peine que je m'y attache... Mais si la chose m'a séduit, c'est que j'échapperai ainsi à la vue des maux que notre époque a vus depuis si longtemps. »
« Hannibal, à peine âgé de neuf ans, suppliait son père Hamilcar, qui se préparait à partir pour l'Espagne, de l'emmener avec lui... Hamilcar, attendri, lui fit jurer sur les autels qu'il serait l'ennemi éternel de Rome. »
« Romulus, après avoir pris les auspices, fonda la ville et lui donna son nom. »
« Tite-Live possède une éloquence admirable dans les récits, une pureté de style incomparable, et ses discours sont si adaptés aux personnages et aux circonstances que l'on croirait avoir affaire non pas à un historien mais à des orateurs véritables. »
Lieux clés
Ville natale de Tite-Live, cité prospère de Gaule Cisalpine réputée pour sa moralité austère et ses traditions. Tite-Live y est né vers 58 av. J.-C. et y est mort en 17 ap. J.-C.
Capitale de l'Empire et centre intellectuel où Tite-Live passa la majeure partie de sa vie d'adulte. Il y fréquenta le cercle d'Auguste et y consulta les archives et bibliothèques pour rédiger son histoire.
L'une des grandes bibliothèques publiques de Rome, fondée par Auguste, où Tite-Live put consulter de nombreuses sources pour son Ab Urbe Condita. Les bibliothèques publiques étaient un outil essentiel pour les historiens latins.
Cœur politique et symbolique de Rome que Tite-Live décrit abondamment dans son histoire. C'est là que se jouaient les débats du Sénat et les grandes décisions qui ont façonné la République romaine.
Objets typiques

Support d'écriture principal de l'Antiquité romaine. Tite-Live rédigeait et consultait ses sources sous cette forme ; un seul livre de son histoire pouvait tenir sur un ou plusieurs rouleaux.

Le calame, roseau taillé en pointe, était l'instrument d'écriture des lettrés romains. Tite-Live l'utilisait pour coucher ses récits sur le papyrus, avec une encre à base de suie et de gomme.

Utilisée pour les brouillons et les notes préparatoires. Tite-Live prenait probablement ses notes sur ces tablettes avant de les transcrire proprement sur papyrus.

Registres officiels tenus par le grand pontife, l'une des principales sources primaires de Tite-Live pour les périodes archaïques de Rome. Leur consultation était indispensable pour retracer les événements anciens.

Dans les grandes familles romaines, les imagines (masques en cire des ancêtres) rappelaient la mémoire des grands hommes. Tite-Live célèbre précisément ces figures héroïques du passé romain dans son histoire.

L'éclairage artificiel permettait aux lettrés de travailler tôt le matin ou tard le soir. Tite-Live, qui a passé des décennies à rédiger son œuvre, devait en faire un usage quotidien.
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Vie quotidienne
Matin
Tite-Live se levait tôt, au lever du soleil, comme tout Romain respectueux des traditions. Après une toilette sommaire, il prenait un léger repas (ientaculum) de pain, fromage et olives. Il se rendait ensuite à la bibliothèque ou travaillait dans son tablinum (bureau) à la rédaction de ses livres.
Après-midi
L'après-midi était consacré à la consultation de sources dans les archives publiques ou les bibliothèques du Palatin. Tite-Live recevait peut-être aussi des disciples et de jeunes lettrés : on sait qu'il conseilla le futur empereur Claudius dans ses recherches historiques. Le repas principal (cena) était pris en fin d'après-midi.
Soir
La soirée permettait les conversations littéraires et philosophiques avec des amis ou des membres du cercle d'Auguste. Tite-Live, connu pour ses sympathies républicaines, devait mesurer ses propos à la cour impériale. Il relisait et corrigeait probablement ses travaux à la lumière des lampes à huile.
Alimentation
La nourriture romaine des classes aisées consistait en légumes, légumineuses, pain, fromage, poisson, œufs et viandes variées. Le vin, coupé d'eau, était la boisson quotidienne. Les repas étaient souvent pris en position allongée sur des lits de table (triclinium) lors des dîners formels.
Vêtements
Tite-Live portait la toge blanche (toga virilis) comme tout citoyen romain de bonne naissance. Pour travailler, il revêtait probablement une tunique plus pratique. Les chaussures romaines en cuir (calcei) complétaient sa tenue en public.
Habitat
À Rome, Tite-Live vivait probablement dans une domus (maison individuelle) dotée d'un atrium et d'un péristyle avec jardin, signe de sa position sociale aisée. La maison romaine aisée comprenait un tablinum servant de bureau et de salle de réception, éclairé par des lampes à huile et décoré de fresques.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Style visuel
Style inspiré des fresques et reliefs de l'époque augustéenne : tons chauds en ocre et marbre blanc, architecture classique romaine, atmosphère studieuse et solennelle.
Ambiance sonore
L'atmosphère sonore de l'historien romain : le calme studieux d'une bibliothèque du Palatin, ponctué par le bruit de la ville éternelle qui s'éveille au loin.
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Ab Urbe Condita (Histoire romaine)
vers 27 av. J.-C. — 17 ap. J.-C.
Livres I-X (Des origines à 293 av. J.-C.)
vers 27-20 av. J.-C.
Livres XXI-XXX (Deuxième guerre punique)
vers 20-15 av. J.-C.
Livres XXXI-XLV (Guerres macédoniennes)
vers 15-5 av. J.-C.
Periochae (résumés des livres perdus)
IVe siècle ap. J.-C.






