Tulsidas(1532 — 1623)
Tulsîdâs
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Poète et saint hindou de l'Inde du Nord, figure majeure du mouvement de dévotion bhakti. Il est l'auteur du Ramcharitmanas, réécriture en hindi (avadhi) de l'épopée du Râmâyana, qui a popularisé le culte de Râma auprès du peuple.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né vers 1532 dans la région de l'actuel Uttar Pradesh, en Inde du Nord
- Compose le Ramcharitmanas à partir de 1574, version en hindi avadhi du Râmâyana de Vâlmîki
- Rend l'épopée de Râma accessible au peuple en l'écrivant en langue vernaculaire plutôt qu'en sanskrit
- Auteur de la Hanuman Chalisa, hymne dévotionnel toujours récité aujourd'hui
- Mort en 1623 à Varanasi (Bénarès), ville sainte de l'hindouisme
Œuvres & réalisations
Réécriture en hindi avadhi du Râmâyana, chef-d'œuvre de la littérature hindie. Il rendit l'épopée de Râma accessible au peuple et reste récité et joué (Râmlîlâ) encore aujourd'hui.
Hymne de quarante strophes à la gloire du dieu-singe Hanumân. C'est l'une des prières hindoues les plus populaires et les plus récitées au monde.
Recueil de poèmes-prières adressés à Râma, exprimant la dévotion humble et le repentir. Une des œuvres les plus intimes du poète.
Anthologie poétique narrant des épisodes de la vie de Râma dans des mètres variés. Elle montre la virtuosité littéraire de Tulsîdâs.
Recueil de chants dévotionnels reprenant l'histoire de Râma sous forme lyrique, destinés à être chantés. Il enrichit la tradition musicale bhakti.
Collection de distiques (dohâ) condensant enseignements moraux et spirituels. Beaucoup sont devenus des proverbes populaires en Inde du Nord.
Poème sur le détachement et la sagesse du renonçant. Il expose l'idéal ascétique cher à Tulsîdâs.
Anecdotes
La tradition raconte que Tulsîdâs était si attaché à son épouse Ratnâvalî qu'il la suivit un jour de mousson jusque chez ses parents. Elle l'aurait réprimandé en lui disant que s'il aimait Râma autant qu'il aimait son corps, il aurait déjà atteint la délivrance. Ces mots auraient déclenché sa renonciation au monde et sa vie d'ascète dévot.
On dit que Tulsîdâs commença la rédaction du Ramcharitmanas à Ayodhyâ en 1574, le jour des Rama-Navami, fête de la naissance de Râma. Il mit environ deux ans et sept mois à composer ce poème immense de plusieurs milliers de vers en avadhi, langue du peuple plutôt qu'en sanskrit savant.
La légende veut que des brahmanes orthodoxes de Bénarès, choqués qu'il écrive l'épopée sacrée dans une langue vulgaire et non en sanskrit, aient déposé son manuscrit au fond du temple de Vishvanâth pour le tester. Au matin, le Ramcharitmanas se serait retrouvé au sommet de la pile des Écritures saintes, portant la mention « satyam shivam sundaram » (le Vrai, le Bon, le Beau).
Tulsîdâs est traditionnellement crédité de la fondation du temple de Sankat Mochan à Bénarès, dédié au dieu-singe Hanumân. La tradition affirme qu'Hanumân lui serait apparu en personne à cet endroit, et que c'est grâce à lui que le poète aurait pu obtenir une vision de Râma lui-même.
On lui attribue la Hanumân Châlîsâ, hymne de quarante vers en l'honneur d'Hanumân, qui reste aujourd'hui l'une des prières hindoues les plus récitées au monde, du matin au soir, dans des millions de foyers de l'Inde du Nord.
Sources primaires
Je m'incline devant Sîtâ et Râma, les souverains de l'univers, dont la forme est ineffable, source de toute beauté, océan de compassion.
Ayant nettoyé le miroir de mon esprit avec la poussière des pieds de mon maître, je chante la gloire immaculée de Râghuvar (Râma), qui octroie les quatre fruits de la vie.
Ô Râma, je n'ai ni force, ni intelligence, ni richesse ; toi seul es mon refuge et mon soutien, comme l'enfant ne connaît que sa mère.
Tulsîdâs n'a d'autre maître que Râma ; mendiant, il chante de porte en porte le nom qui sauve, sans s'incliner devant les puissants de ce monde.
Lieux clés
Village des bords de la Yamunâ traditionnellement présenté comme le lieu de naissance de Tulsîdâs. Un manuscrit ancien du Ramcharitmanas y serait conservé.
Ville sainte considérée comme la cité natale du dieu Râma, où Tulsîdâs commença la composition de son épopée en 1574. Cœur géographique du culte de Râma.
Grande cité spirituelle sur le Gange où Tulsîdâs passa une grande partie de sa vie, enseigna et mourut. Il y aurait fondé le temple de Sankat Mochan.
Sanctuaire dédié à Hanumân dont la fondation est attribuée à Tulsîdâs. La tradition y situe son apparition du dieu-singe au poète.
Escalier sacré au confluent de la rivière Assi et du Gange, lieu traditionnel de la mort de Tulsîdâs. Un lieu de mémoire pour ses dévots.
Région forestière de pèlerinage liée à l'exil de Râma dans le Râmâyana, fréquentée par Tulsîdâs. C'est là que la tradition place sa vision du dieu grâce à Hanumân.






