Vassilissa la Belle est l'héroïne d'un conte populaire russe. Orpheline maltraitée par sa belle-mère, elle accomplit des épreuves imposées par la sorcière Baba Yaga grâce à une poupée magique léguée par sa mère, avant d'épouser le tsar.
Vassilissa la Belle
Vassilissa la Belle (Vassilissa Prekrasnaïa)
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Héroïne d'un conte merveilleux issu de la tradition orale slave orientale
- Aidée par une poupée magique léguée par sa mère mourante pour affronter les épreuves
- Confrontée à la sorcière Baba Yaga, dont elle rapporte un feu (crâne aux yeux ardents)
- Conte recueilli et publié par Alexandre Afanassiev dans ses « Contes populaires russes » (1855-1863)
- Popularisée par les illustrations d'Ivan Bilibine au tournant des XIXe-XXe siècles (1899-1902)
Œuvres & réalisations
Le conte lui-même, l'un des récits merveilleux russes les plus célèbres, modèle de l'héroïne orpheline triomphant par la bénédiction maternelle.
Recueil monumental qui consacre Vassilissa et sauve de l'oubli des centaines de contes populaires russes.
Planches en couleur au style folklorique devenues les images de référence de Vassilissa et de Baba Yaga.
Étude structuraliste fondatrice qui analyse Vassilissa comme modèle des fonctions du conte merveilleux.
Adaptations animées qui popularisent le conte auprès des enfants en URSS et au-delà.
Traduction anglaise qui diffuse le conte en Occident et inspire les études comparées du folklore.
Anecdotes
Le conte de Vassilissa la Belle a été recueilli par le folkloriste russe Alexandre Afanassiev et publié dans son grand recueil de Contes populaires russes (1855-1863). C'est cette version écrite qui a fixé pour toujours l'histoire transmise oralement de génération en génération.
L'objet le plus étrange du conte est un crâne aux yeux flamboyants posé sur un bâton, que Baba Yaga donne à Vassilissa. Ramené à la maison, il brûle de son regard ardent la belle-mère et les deux sœurs cruelles, libérant l'héroïne de ses persécutrices.
La poupée magique léguée par la mère mourante est un motif typiquement slave : nourrie d'un peu de pain et d'eau, elle accomplit les tâches impossibles pendant la nuit. Les ethnographes y voient un écho des poupées protectrices que les paysannes russes confectionnaient réellement pour leurs enfants.
Quand Baba Yaga apprend que Vassilissa est protégée par la 'bénédiction de sa mère', la sorcière la chasse aussitôt : elle ne supporte aucun être béni dans sa maison. Ce détail montre que, même chez l'ogresse, le folklore russe oppose le sacré au monde des forces noires.
Dans la dernière partie du conte, Vassilissa tisse un lin si fin et si blanc que personne à la cour n'ose le travailler ; elle en coud elle-même des chemises pour le tsar, qui tombe amoureux d'elle et l'épouse. Le talent au métier à tisser, vertu cardinale de la femme russe traditionnelle, scelle son destin.
Sources primaires
Vassilissa prit le crâne et se mit en route ; la nuit, le crâne éclairait son chemin de ses yeux ardents, et il ne s'éteignit qu'à l'aube.
Sur son lit de mort, la mère appela sa fille, lui donna une petite poupée et lui dit : « Garde-la toujours sur toi, ne la montre à personne ; quand un malheur t'arrivera, donne-lui à manger et demande-lui conseil. »
The doll fed and comforted, did the hardest of the tasks set by the witch, and so the helpless orphan was saved by her dead mother's blessing.
Lieux clés
Lieu de tous les périls, royaume de Baba Yaga ; la forêt boréale russe est le décor symbolique des épreuves initiatiques.
Demeure mythique de Baba Yaga, entourée d'une palissade d'ossements humains éclairée de crânes lumineux.
Maison familiale où l'orpheline est maltraitée par sa belle-mère et ses demi-sœurs avant son départ vers la forêt.
Lieu mythique du dénouement où Vassilissa offre ses chemises tissées et épouse le souverain.
Région russe d'où le folkloriste Afanassiev, né non loin, collecta nombre des contes du fonds national.





