Vi Redd (1928-2022) est une saxophoniste alto et chanteuse de jazz américaine, l'une des rares femmes instrumentistes reconnues de la scène jazz d'après-guerre. Héritière du style bebop de Charlie Parker, elle mène une double carrière de musicienne et d'enseignante.
Vi Redd(1928 — 2022)
Vi Redd
États-Unis
6 min de lecture
Questions fréquentes
Faits marquants
- Née le 20 septembre 1928 à Los Angeles dans une famille de musiciens
- Enregistre son premier album sous son nom, « Bird Call », en 1962
- Publie l'album « Lady Soul » en 1963
- Se produit avec des figures majeures du jazz comme Count Basie, Dizzy Gillespie et Earl Hines
- Décédée en 2022, elle reste un modèle rare de saxophoniste femme dans un milieu masculin
Œuvres & réalisations
Premier album sous son nom, hommage à Charlie « Bird » Parker, qui révèle son talent de saxophoniste alto dans le style bebop.
Second album mettant en valeur sa double facette de saxophoniste et de chanteuse de jazz.
Engagée par l'un des plus prestigieux big bands du jazz, elle voyage et se produit aux côtés de musiciens de renom.
Elle partage la scène avec des figures majeures du jazz, confirmant sa place parmi les solistes reconnus.
Ses concerts à l'étranger témoignent de sa carrière internationale, rare pour une femme instrumentiste de l'époque.
Parallèlement à la musique, elle se consacre à l'éducation dans les écoles publiques, transmettant son savoir aux jeunes.
Anecdotes
Vi Redd a grandi dans une famille de musiciens : son père, Alton Redd, était un batteur de jazz dans le style de La Nouvelle-Orléans. C'est pourtant sa grand-tante, Alma Hightower, qui lui apprend la musique en dirigeant un orchestre de jeunes dans son quartier de Los Angeles.
À une époque où l'on attendait surtout des femmes qu'elles chantent, Vi Redd s'imposa comme saxophoniste alto, un instrument presque exclusivement masculin dans le jazz. Les critiques la comparaient à Charlie Parker, surnommé « Bird », tant elle maîtrisait le langage rapide et virtuose du bebop.
En 1962, elle enregistre son premier album sous son nom, intitulé « Bird Call » : un clin d'œil direct à Charlie « Bird » Parker, son modèle. La même année, elle part en tournée avec le célèbre orchestre de Count Basie.
Vi Redd a mené deux vies de front : musicienne le soir sur scène et en studio, elle était aussi enseignante le jour dans les écoles de Los Angeles, où elle s'occupait notamment d'élèves en difficulté.
Reconnue par ses pairs, elle a partagé la scène avec des géants du jazz comme Dizzy Gillespie et le pianiste Earl Hines, et s'est produite jusqu'en Europe et au Japon, prouvant qu'une femme instrumentiste pouvait s'imposer dans ce monde.
Sources primaires
Premier disque enregistré par Vi Redd sous son nom, dont le titre rend hommage à Charlie « Bird » Parker, figure tutélaire du bebop dont elle revendique l'héritage au saxophone alto.
Second album publié sous le nom de Vi Redd, qui met en valeur sa double identité d'instrumentiste au saxophone et de chanteuse.
Leonard Feather, l'un des grands critiques du jazz américain, a soutenu et fait connaître la carrière de Vi Redd, soulignant la rareté d'une femme reconnue comme soliste instrumentiste à cette époque.
Lieux clés
Ville natale de Vi Redd, où elle a appris la musique, vécu et enseigné dans les écoles publiques.
Cœur de la vie musicale afro-américaine de Los Angeles, où s'épanouissaient les clubs de jazz dans la jeunesse de Vi Redd.
Ville du célèbre Monterey Jazz Festival, où Vi Redd s'est produite parmi les grands noms du jazz.
Étape de ses tournées européennes, qui firent connaître son jeu au-delà des États-Unis.
Vi Redd s'est produite au Japon, signe de la reconnaissance internationale de son talent d'instrumentiste.
Objets typiques

L'instrument de prédilection de Vi Redd, sur lequel elle déployait le langage rapide du bebop hérité de Charlie Parker.

Petite lamelle de roseau fixée sur l'embouchure qui fait vibrer l'air ; une bonne anche était essentielle à la sonorité de l'instrumentiste.

Vi Redd n'était pas seulement saxophoniste : elle chantait aussi, et le micro accompagnait ses prestations vocales sur scène.

Ses albums « Bird Call » (1962) et « Lady Soul » (1963) furent gravés sur ces disques vinyles qui diffusèrent sa musique.

Feuilles de musique et grilles d'accords servant de base aux « standards » que les musiciens improvisaient ensemble.

Boîte rigide protégeant l'instrument lors des nombreux déplacements de tournée, de Los Angeles jusqu'au Japon.
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Vie quotidienne
Matin
Quand elle enseignait, Vi Redd commençait tôt sa journée pour rejoindre l'école où elle s'occupait d'élèves, parfois en difficulté. Les matinées étaient consacrées au travail éducatif, loin de l'agitation des clubs de jazz.
Après-midi
L'après-midi pouvait être réservé aux répétitions, au travail de son instrument et à la préparation des morceaux. Un musicien de jazz devait entretenir sa technique par des heures d'exercices quotidiens.
Soir
Le soir, la vie basculait dans l'univers des clubs et des concerts : montées sur scène, improvisations en groupe et longues soirées de musique parfois jusque tard dans la nuit.
Alimentation
Comme beaucoup de musiciens en tournée, ses repas dépendaient des horaires des concerts : repas rapides entre deux prestations, parfois pris tard le soir après le spectacle. La cuisine afro-américaine du sud des États-Unis faisait partie de sa culture.
Vêtements
Sur scène, les musiciennes de jazz soignaient leur apparence avec des robes élégantes ou des tenues habillées. En journée, sa tenue d'enseignante était plus sobre et adaptée au travail à l'école.
Habitat
Vi Redd vivait à Los Angeles, ville étendue de Californie. Sa carrière de tournée l'amenait toutefois à loger régulièrement dans des hôtels, aux États-Unis comme à l'étranger.






