William Sherman(1820 — 1891)
William Tecumseh Sherman
États-Unis
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Général américain de l'armée de l'Union pendant la guerre de Sécession. Il est célèbre pour sa « marche vers la mer » à travers la Géorgie en 1864, application précoce du concept de guerre totale.
Questions fréquentes
Citations célèbres
« War is hell. »
Faits marquants
- Né en 1820 dans l'Ohio, mort en 1891 à New York
- Capture et incendie d'Atlanta en septembre 1864
- Conduit la « marche vers la mer » de Atlanta à Savannah (novembre-décembre 1864)
- Pratique de la « guerre totale » visant les ressources économiques du Sud confédéré
- Commandant en chef de l'armée américaine de 1869 à 1883
Œuvres & réalisations
Participation décisive au siège qui donna à l'Union le contrôle total du Mississippi, coupant la Confédération en deux.
Victoire stratégique majeure qui démoralisa le Sud et contribua à la réélection de Lincoln.
Campagne d'Atlanta à Savannah appliquant la « guerre totale » : destruction des ressources économiques du Sud pour hâter sa reddition.
Remontée vers le nord à travers les deux Carolines, aboutissant à la reddition de l'armée de Joseph Johnston.
Directives organisant le ravitaillement de l'armée sur le pays durant la marche en Géorgie.
Récit autobiographique de sa carrière militaire, source majeure et controversée sur la guerre de Sécession.
En tant que général en chef, il modernisa l'armée et fonda l'école de commandement de Fort Leavenworth.
Anecdotes
Le deuxième prénom de Sherman, « Tecumseh », lui fut donné par son père en hommage au célèbre chef amérindien shawnee. Orphelin de père à neuf ans, il fut élevé par un voisin influent, Thomas Ewing, dont il épousa plus tard la fille Ellen.
Au début de la guerre, Sherman fut un temps écarté du commandement : la presse le qualifia de « fou » car il jugeait qu'il faudrait des centaines de milliers d'hommes pour vaincre le Sud. L'avenir lui donna raison, et il revint en grâce après la bataille de Shiloh en 1862.
Lors de sa « marche vers la mer » en 1864, Sherman ordonna à ses 60 000 soldats de vivre sur le pays : ils détruisirent voies ferrées, récoltes et entrepôts sur une bande de territoire large d'une centaine de kilomètres, pour briser la capacité du Sud à poursuivre la guerre.
On lui attribue la formule restée célèbre « War is hell » (« La guerre, c'est l'enfer »), résumant sa conviction que la guerre devait être menée durement pour être plus courte. Il refusa par ailleurs avec fermeté toute candidature à la présidence en 1884.
Sherman et le général Ulysses S. Grant nouèrent une amitié profonde et durable. Sherman disait de leur lien : « Il s'est tenu à mes côtés quand j'étais fou, et je me suis tenu au sien quand il était ivre. »
Sources primaires
Je suis las et malade de la guerre. Sa gloire n'est que sottise. Ce sont ceux qui n'ont jamais tiré un coup de feu, ni entendu les cris et les gémissements des blessés, qui réclament à grands cris le sang, la vengeance, la désolation.
La guerre est la cruauté même, et l'on ne peut la raffiner ; ceux qui ont introduit la guerre dans notre pays méritent toutes les malédictions qu'un peuple peut faire pleuvoir.
L'armée se nourrira librement sur le pays pendant la marche. À cette fin, chaque commandant de brigade organisera un bon parti de fourrageurs.
Il y a beaucoup de jeunes gens, aujourd'hui, qui considèrent la guerre comme une gloire éclatante ; mais, mes garçons, c'est l'enfer.
Lieux clés
Ville natale de Sherman, où il naquit en 1820. Il y fut recueilli par la famille Ewing après la mort de son père.
Sherman y reçut sa formation d'officier et en sortit diplômé en 1840. Il y côtoya de futurs généraux des deux camps.
Nœud ferroviaire et industriel du Sud, pris par Sherman le 2 septembre 1864. La ville fut en grande partie incendiée avant le départ de l'armée.
Port atlantique terminus de la « marche vers la mer », pris le 21 décembre 1864. Sherman l'offrit symboliquement à Lincoln pour Noël.
Site de la sanglante bataille d'avril 1862 où Sherman, blessé, se distingua par son sang-froid. Cette bataille relança sa carrière.
Ville où Sherman passa ses dernières années et mourut en 1891. Ses funérailles réunirent d'anciens adversaires, signe de réconciliation nationale.






