Wole Soyinka est un écrivain, dramaturge et poète nigérian né en 1934. Premier auteur africain à recevoir le prix Nobel de littérature en 1986, il est une figure majeure de la défense des droits humains et de la liberté en Afrique.
Wole Soyinka(1934 — ?)
Wole Soyinka
Nigeria
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Questions fréquentes
Citations célèbres
« Le tigre ne proclame pas sa tigritude, il bondit.»
Faits marquants
- Né le 13 juillet 1934 à Abeokuta, au Nigéria
- Emprisonné de 1967 à 1969 pendant la guerre du Biafra pour ses prises de position
- Premier écrivain africain à recevoir le prix Nobel de littérature, en 1986
- Auteur de pièces majeures comme La Danse de la forêt (1960) et La Mort et l'Écuyer du roi (1975)
- Contraint à l'exil dans les années 1990 sous la dictature de Sani Abacha
Œuvres & réalisations
Pièce créée pour l'indépendance du Nigéria, qui refuse l'idéalisation du passé et avertit la jeune nation.
Comédie satirique sur le choc entre tradition villageoise et modernité, parmi ses pièces les plus jouées.
Notes de prison écrites pendant sa détention, manifeste contre le silence face à la tyrannie.
Drame fondé sur un fait réel et la cosmologie yoruba, considéré comme son chef-d'œuvre théâtral.
Récit autobiographique acclamé sur son enfance, mêlant tendresse, humour et regard sur la société coloniale.
Première récompense Nobel littéraire attribuée à un écrivain africain, consacrant l'ensemble de son œuvre.
Anecdotes
Pendant la guerre du Biafra, Wole Soyinka est emprisonné de 1967 à 1969, dont une grande partie en isolement total. Privé de papier, il rédige des poèmes entre les lignes des rares livres autorisés et sur des bouts de papier toilette. Ces textes deviendront le livre 'The Man Died' (1972).
En octobre 1965, Soyinka aurait fait irruption dans un studio de la radio régionale de l'Ouest nigérian et, sous la menace, fait remplacer le discours de victoire d'un politicien par un message dénonçant des élections truquées. Jugé pour ce geste, il fut finalement acquitté.
En 1986, il devient le tout premier écrivain africain à recevoir le prix Nobel de littérature. Il dédie sa conférence Nobel à Nelson Mandela, alors toujours emprisonné en Afrique du Sud sous le régime d'apartheid.
Critique célèbre du mouvement de la Négritude, Soyinka aurait lancé la formule restée fameuse : « Un tigre ne proclame pas sa tigritude, il bondit sur sa proie. » Une façon de dire que l'identité se prouve par les actes plutôt que par les slogans.
Sous la dictature du général Sani Abacha, menacé de mort, Soyinka fuit le Nigéria en 1994 en passant clandestinement par une frontière. En 1997, le régime le condamne à mort par contumace ; il ne rentrera au pays qu'après la mort d'Abacha en 1998.
Sources primaires
« L'homme meurt en tous ceux qui se taisent face à la tyrannie. »
Soyinka dédie son discours à Nelson Mandela et y dénonce le système d'apartheid sud-africain comme une honte pour l'humanité.
Récit autobiographique où Soyinka raconte son enfance à Abeokuta, entre la maison familiale chrétienne, l'école et l'univers des traditions yoruba.
Dans sa préface, Soyinka avertit que la pièce ne doit pas être réduite à un simple « choc des cultures », mais comprise à travers la vision du monde yoruba et la notion de devoir.
Lieux clés
Ville de l'ouest du Nigéria où naît Soyinka en 1934 et où se déroule son enfance racontée dans 'Aké'.
Lieu de ses études supérieures au Nigéria, puis centre intellectuel et théâtral important de sa carrière.
Où Soyinka étudie la littérature anglaise à la fin des années 1950 avant de revenir au Nigéria.
Théâtre londonien où Soyinka travaille comme lecteur de pièces, période formatrice de sa carrière de dramaturge.
Lieu où il est détenu, souvent en isolement, durant la guerre du Biafra entre 1967 et 1969.
Objets typiques

Outil de travail de l'écrivain du XXe siècle, sur laquelle Soyinka compose ses pièces, poèmes et essais. Symbole du métier d'auteur engagé.

Bouts de papier et marges de livres sur lesquels Soyinka écrivit secrètement durant son isolement. Témoignage de la résistance par l'écriture.

Masque rituel inspiré des traditions yoruba, utilisé dans le théâtre que Soyinka met en scène. Il relie spectacle vivant et héritage spirituel africain.

Distinction reçue en 1986, faisant de lui le premier lauréat africain de littérature. Elle symbolise la reconnaissance mondiale des lettres africaines.

Ouvrages imprimés rassemblant ses drames, comme 'La Mort et l'Écuyer du roi'. Ils diffusent sa vision mêlant culture yoruba et critique politique.
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Vie quotidienne
Matin
Écrivain et professeur, Soyinka commence souvent ses journées tôt, à lire et écrire au calme. La matinée est consacrée à la création de pièces, de poèmes ou d'essais, parfois interrompue par ses cours à l'université.
Après-midi
L'après-midi mêle enseignement, réunions de troupe de théâtre et répétitions. Militant infatigable, il participe aussi à des débats publics et à des rencontres en faveur des droits humains.
Soir
Les soirées peuvent être occupées par des représentations théâtrales, des lectures publiques ou l'écriture. Homme de convivialité, il aime aussi les discussions entre amis, artistes et intellectuels.
Alimentation
Son alimentation reflète la cuisine ouest-africaine et yoruba : plats à base d'igname, de manioc, de riz, ragoûts épicés et soupes. Pendant sa détention, il connaît au contraire la faim et des rations très maigres.
Vêtements
Soyinka porte aussi bien des vêtements occidentaux que des tenues traditionnelles africaines amples et colorées. Sa célèbre chevelure et sa barbe blanches deviennent avec l'âge une véritable signature.
Habitat
Au fil de sa vie, il réside dans des logements universitaires au Nigéria, à l'étranger lors de ses exils, et dans une maison près d'Abeokuta. La prison lui impose une cellule étroite durant près de deux ans.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
A Dance of the Forests (Une danse des forêts)
1960
The Lion and the Jewel (Le Lion et la Perle)
1963
The Man Died (L'Homme est mort)
1972
Death and the King's Horseman (La Mort et l'Écuyer du roi)
1975
Aké: The Years of Childhood (Aké, les années d'enfance)
1981
Prix Nobel de littérature
1986






