Yambo Ouologuem(1940 — 2017)
Yambo Ouologuem
Mali
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Yambo Ouologuem (1940-2017) est un écrivain malien, premier auteur africain à recevoir le prix Renaudot en 1968 pour son roman « Le Devoir de violence ». Figure majeure et controversée de la littérature africaine francophone, il se retira ensuite de la vie publique.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1940 à Bandiagara, au Soudan français (actuel Mali)
- Publie « Le Devoir de violence » en 1968, fresque historique de l'Empire africain fictif du Nakem
- Reçoit le prix Renaudot en 1968, premier auteur africain à l'obtenir
- Accusé de plagiat à partir de 1971, il se retire progressivement de la scène littéraire
- Retourné vivre à Sévaré au Mali, il meurt en 2017
Œuvres & réalisations
Roman-fresque retraçant l'histoire violente d'un empire africain imaginaire, le Nakem ; lauréat du prix Renaudot et œuvre majeure de la littérature africaine francophone.
Recueil d'essais et de lettres satiriques où l'auteur interroge avec ironie les rapports entre l'Afrique, la France et l'Occident.
Roman publié sous le pseudonyme d'Utto Rodolph, qui témoigne de la liberté de ton et de l'audace de l'écrivain.
Anecdotes
En 1968, à seulement 28 ans, Yambo Ouologuem devient le premier écrivain africain à recevoir le prestigieux prix Renaudot pour son roman « Le Devoir de violence ». La nouvelle fait sensation : un jeune Malien remporte l'un des grands prix littéraires français.
Dans « Le Devoir de violence », Ouologuem ose briser un tabou de son époque : au lieu d'idéaliser l'Afrique précoloniale comme le faisait le mouvement de la négritude, il montre que la violence et l'esclavage existaient aussi du fait de dynasties africaines. Ce regard cru choque autant qu'il fascine.
À partir de 1971, le roman est accusé de plagiat : des critiques anglais relèvent des passages très proches d'œuvres de Graham Greene et d'André Schwarz-Bart. La polémique blesse profondément l'écrivain, qui se sent injustement traité par le milieu littéraire parisien.
Déçu et meurtri, Ouologuem finit par tourner le dos à la gloire. Il rentre au Mali dans les années 1970, s'installe à Sévaré, se consacre à l'islam et refuse pendant des décennies de recevoir journalistes et chercheurs venus le retrouver.
Avant son grand roman, Ouologuem était un élève brillant : envoyé étudier en France vers 1960, il fréquente de grands lycées parisiens et obtient des diplômes de lettres, de philosophie et d'anglais, preuve d'une immense culture qui nourrira son écriture.
Sources primaires
Nos yeux boivent l'éclat du soleil, et, vaincus, s'étonnent de pleurer. Maschallah ! oua bismillah !…
Un récit de l'aventure sanglante de la négraille retrace les siècles de violence d'un empire africain imaginaire, le Nakem, de 1202 jusqu'à la colonisation.
Recueil de lettres satiriques dans lesquelles Ouologuem interpelle la France et l'Occident sur leur regard sur l'Afrique et sur les Africains.
Lieux clés
Ville du pays dogon où naît Ouologuem en 1940, au cœur d'une région réputée pour ses falaises et sa riche culture.
Lieu de ses études supérieures et de la publication de ses œuvres ; c'est là qu'il reçoit le prix Renaudot en 1968.
Ville où Ouologuem se retire après son retour au Mali ; il y vit en reclus jusqu'à sa mort en 2017.
Grand port fluvial sur le Niger, proche de Sévaré, centre régional de la zone où l'écrivain a passé ses dernières décennies.






