Zhou Enlai fut le premier Premier ministre de la République populaire de Chine, de sa fondation en 1949 jusqu'à sa mort en 1976. Diplomate habile et fidèle compagnon de Mao Zedong, il joua un rôle central dans la politique étrangère chinoise et modéra certains excès de la Révolution culturelle.
Zhou Enlai(1898 — 1976)
Zhou Enlai
République populaire de Chine, dynastie Qing, république de Chine
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Participe à la Longue Marche (1934-1935) aux côtés de Mao Zedong
- Devient Premier ministre de la République populaire de Chine à sa fondation en 1949
- Cumule les fonctions de ministre des Affaires étrangères de 1949 à 1958
- Participe à la conférence de Bandung en 1955, promouvant la solidarité afro-asiatique
- Artisan du rapprochement sino-américain avec la visite de Nixon en Chine en 1972
Œuvres & réalisations
Cadre diplomatique fondé sur le respect mutuel de la souveraineté et la non-ingérence, co-formulé avec l'Inde. Il devint un repère de la politique étrangère chinoise.
Zhou contribua aux accords mettant fin à la guerre d'Indochine. Il y affirma le poids international de la nouvelle Chine.
Intervention qui rallia de nombreux pays décolonisés à la Chine. Elle posa Zhou en figure de pont entre les nations afro-asiatiques.
Négociation secrète avec Henry Kissinger puis accueil de Nixon à Pékin. Un tournant majeur de la guerre froide aboutissant au Communiqué de Shanghai.
Plan de modernisation de l'agriculture, de l'industrie, de la défense et des sciences. Il inspira les réformes ultérieures de Deng Xiaoping.
Anecdotes
En avril 1955, à la conférence afro-asiatique de Bandung en Indonésie, Zhou Enlai séduit les délégués par sa modération et son éloquence, présentant la Chine comme une amie des pays décolonisés. Il y défend les « cinq principes de la coexistence pacifique », qui deviennent un pilier de la diplomatie chinoise.
En février 1972, Zhou Enlai accueille le président américain Richard Nixon à Pékin lors d'une visite historique qui met fin à plus de vingt ans d'hostilité entre les deux pays. La fameuse poignée de main à la descente d'avion est restée un symbole : quelques années plus tôt, à Genève en 1954, le secrétaire d'État américain Foster Dulles avait refusé de serrer la main de Zhou.
On surnommait Zhou Enlai « le survivant » car il réussit à conserver son poste de Premier ministre pendant 27 ans, traversant des purges et des campagnes politiques qui éliminèrent presque tous ses rivaux. Pendant la Révolution culturelle, il intervint en coulisses pour protéger des hauts responsables, des intellectuels et des trésors du patrimoine menacés par les gardes rouges.
Atteint d'un cancer, Zhou Enlai continua de travailler depuis son lit d'hôpital jusqu'à ses derniers jours. À sa mort en janvier 1976, des centaines de milliers de Chinois bravèrent l'interdiction officielle pour lui rendre hommage place Tiananmen, lors de ce qu'on a appelé l'« incident de Tiananmen » d'avril 1976.
Jeune homme, Zhou Enlai étudia au Japon puis partit en France au début des années 1920 dans le cadre d'un programme « travail-études ». C'est en Europe, à Paris et dans la Ruhr allemande, qu'il adhéra au communisme et participa à fonder la branche européenne du Parti communiste chinois.
Sources primaires
Le peuple chinois est venu ici pour rechercher l'unité et non pour la querelle. Nous, les peuples d'Asie et d'Afrique, devons rechercher un terrain d'entente tout en réservant nos différences.
Les deux parties ont passé en revue les relations internationales de longue date marquées par de graves antagonismes ; elles sont convenues que les pays, quel que soit leur système social, doivent conduire leurs relations selon les principes du respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale.
Réaliser dans l'ensemble la modernisation de l'agriculture, de l'industrie, de la défense nationale, ainsi que de la science et de la technique, afin de placer notre économie nationale aux premiers rangs du monde.
Lieux clés
Ville natale de Zhou Enlai, dans l'est de la Chine. Sa maison d'enfance est aujourd'hui un mémorial.
Zhou y séjourna au début des années 1920 dans le cadre du programme « travail-études » et s'y engagea dans le communisme.
Ville de la conférence afro-asiatique de 1955 où Zhou Enlai s'imposa comme une grande voix diplomatique du tiers-monde.
Complexe gouvernemental au cœur de Pékin où siégeaient les dirigeants chinois et où Zhou Enlai exerçait ses fonctions de Premier ministre.
Capitale de la République populaire de Chine où Zhou travailla et mourut en 1976. Place Tiananmen y accueillit les hommages populaires après sa mort.
Objets typiques

Veste à col droit boutonnée et à quatre poches, portée par Zhou Enlai comme par les dirigeants chinois. Elle symbolisait l'égalitarisme et la rupture avec les habits traditionnels.

Lieu de travail privilégié de Zhou, fin négociateur, lors des grandes conférences internationales. Autour d'elle se jouèrent Genève, Bandung et l'ouverture à l'Amérique.

Le thé accompagnait les longues réunions et entretiens diplomatiques de Zhou Enlai. Le partage du thé était un rituel d'hospitalité au cœur de la culture chinoise.

Zhou gérait l'administration de la République populaire à travers d'innombrables dossiers et rapports. Réputé travailleur infatigable, il les annotait souvent tard dans la nuit.

Recueil de citations de Mao Zedong, omniprésent pendant la Révolution culturelle. Brandi par les gardes rouges, il incarnait le culte de la personnalité auquel Zhou dut composer.
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Vie quotidienne
Matin
Réputé pour son endurance, Zhou Enlai commençait souvent ses journées tôt après de courtes nuits. Il enchaînait lectures de rapports, réunions gouvernementales et préparation des dossiers diplomatiques.
Après-midi
L'après-midi était consacré aux audiences, aux entretiens avec des délégations étrangères et à la coordination des ministères. Premier ministre méticuleux, il suivait personnellement de nombreux dossiers.
Soir
Le soir, Zhou recevait fréquemment des invités officiels lors de banquets d'État au Grand Palais du Peuple. Il prolongeait ensuite son travail tard dans la nuit, annotant les documents administratifs.
Alimentation
Son alimentation suivait la cuisine chinoise, à base de riz, de légumes, de plats mijotés et de thé. Lors des banquets diplomatiques, il veillait au raffinement des mets pour honorer ses hôtes.
Vêtements
Zhou portait le costume Mao (zhongshan) à col droit, sobre et boutonné, devenu l'uniforme des dirigeants chinois. Sa tenue impeccable contrastait avec son image d'austérité révolutionnaire.
Habitat
Il vivait et travaillait à Zhongnanhai, l'enceinte gouvernementale jouxtant la Cité interdite à Pékin. Son mode de vie était réputé modeste pour un dirigeant de son rang.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Les cinq principes de la coexistence pacifique
1954
Rôle diplomatique à la conférence de Genève
1954
Discours de Bandung
1955
Ouverture diplomatique vers les États-Unis
1971-1972
Programme des « Quatre Modernisations »
1975






