Interview imaginaire

Interview imaginaire avec Selma Lagerlöf

par Charactorium · Selma Lagerlöf (1858 — 1940) · Lettres · 4 min de lecture

Interview imaginaire générée par IA à partir de sources documentées.

Deux jeunes visiteurs de douze ans poussent la porte de la grande maison de Mårbacka, en Suède. Une vieille dame aux yeux doux les attend près de la cheminée. Elle s'appelle Selma Lagerlöf, et elle adore raconter des histoires.

C'était comment, votre enfance ici, dans la campagne suédoise ?

Tu sais, mon enfant, je suis née en 1858 dans le Värmland, une région de forêts et de lacs. Le soir, ma grand-mère s'asseyait près du feu et racontait. Des contes, des légendes, des histoires de trolls et de bêtes qui parlent. Imagine une pièce sans aucune lumière forte, juste une lampe à huile qui tremble. Et sa voix, toute douce, qui peuplait l'ombre. Je l'écoutais sans bouger, le cœur battant. C'est là, dans cette chaleur, que j'ai appris à aimer les récits. Toutes mes histoires viennent de ces soirées. Ma grand-mère ne savait pas qu'elle fabriquait une écrivaine.

Ma grand-mère ne savait pas qu'elle fabriquait une écrivaine.

Pourquoi vous avez racheté cette maison de Mårbacka quand vous étiez grande ?

Parce que c'était ma maison du cœur, tu comprends ? J'y étais née, j'y avais grandi. Mais ma famille avait dû la vendre, et ça me faisait une peine immense. Alors, dès que j'ai gagné assez d'argent avec mes livres, j'ai racheté Mårbacka. C'était comme retrouver une partie de moi-même. J'en ai fait un refuge, un endroit pour écrire au calme, entourée des champs et des forêts du Värmland. Le matin, je me levais tôt, je prenais un peu de pain et de café, et je travaillais. Une maison, ce n'est pas que des murs. C'est tous les souvenirs qui dorment dedans.

Une maison, ce n'est pas que des murs, c'est les souvenirs qui dorment dedans.

C'était quoi, votre tout premier vrai livre ?

Mon premier grand livre, c'est La Saga de Gösta Berling, en 1891. J'avais un peu plus de trente ans. Le héros, Gösta, est un pasteur qui a perdu son métier — on dit défroqué, ça veut dire qu'il n'a plus le droit de prêcher à l'église. Il erre dans le Värmland, ma région. J'ai mêlé le vrai et le merveilleux, les fêtes et les chagrins. Tu sais, j'avais tellement peur que personne ne l'aime. Et puis le succès est venu, doucement, jusqu'à l'étranger. Ce livre m'a ouvert la porte. Avant lui, j'étais institutrice. Après lui, je suis devenue écrivaine.

Avant ce livre j'étais institutrice ; après, je suis devenue écrivaine.

C'est vrai que vous avez écrit un livre exprès pour apprendre la géographie aux enfants ?

Oui, mon enfant, et c'était un défi ! On m'a demandé d'écrire un livre pour faire découvrir la Suède aux écoliers. La géographie, ça peut être ennuyeux, avec des listes de villes à apprendre par cœur. Alors j'ai eu une idée. J'ai imaginé un petit garçon, Nils, transformé en lutin minuscule. Il monte sur le dos d'une oie sauvage et survole tout le pays. Les lacs, les montagnes, les forêts défilent sous lui. Comme ça, en suivant son voyage, tu apprends la Suède sans même t'en rendre compte. Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson est né en 1906.

En suivant le voyage de Nils, tu apprends la Suède sans même t'en rendre compte.

Vous aviez vraiment vu la Suède d'en haut comme votre petit Nils ?

Non, mon enfant ! De mon temps, personne ne volait dans le ciel. Pour voir mon pays comme une oie, je n'avais que mon imagination et de grandes cartes étalées sur ma table. Je posais le doigt sur une rivière, et je rêvais le paysage. J'ai aussi beaucoup voyagé en train, en bateau, à cheval, pour sentir l'air des régions. Imagine : je devais tout dessiner dans ma tête. Quand Nils regarde la Suède sous lui, c'est mon regard à moi, posé sur les cartes, qui s'envole. L'imagination, vois-tu, c'est la plus belle paire d'ailes.

L'imagination, c'est la plus belle paire d'ailes.
The Author Selma Lagerlöf label QS:Lsv,"Selma Lagerlöf"label QS:Len,"Selma Lagerlöf"
The Author Selma Lagerlöf label QS:Lsv,"Selma Lagerlöf"label QS:Len,"Selma Lagerlöf"Wikimedia Commons, Public domain — Carl Larsson

Qu'est-ce que ça fait de recevoir le prix Nobel ?

Ah, ça, je ne l'oublierai jamais. C'était en 1909, j'avais cinquante et un ans. Le prix Nobel de littérature, c'est la plus grande récompense pour un écrivain. Et jamais une femme ne l'avait reçu avant moi. Imagine mon émotion : monter sur cette grande scène, recevoir une médaille d'or, devant tous ces messieurs en habit. Mon cœur cognait fort. Je pensais à ma grand-mère, à Mårbacka, à toutes ces histoires du soir. Je n'étais pas seulement une dame récompensée. J'étais une porte qui s'ouvrait pour les femmes qui écriraient après moi.

Je n'étais pas qu'une dame récompensée : j'étais une porte qui s'ouvrait.

Vous étiez la seule femme parmi tous ces hommes savants ?

Souvent, oui. Quelques mois après le Nobel, je suis entrée à l'Académie suédoise. C'est l'institution la plus respectée du pays pour la langue et les lettres. Là encore, j'étais la première femme. Imagine une salle pleine de vieux messieurs très sérieux, et moi qui m'assois parmi eux. Certains pensaient qu'une femme n'avait pas sa place là. Mais mes livres avaient parlé pour moi. Tu sais, je n'ai pas crié, je n'ai pas tapé du poing. J'ai simplement bien fait mon travail, livre après livre. Parfois, le meilleur argument, c'est l'ouvrage qu'on laisse derrière soi.

Le meilleur argument, c'est l'ouvrage qu'on laisse derrière soi.
The Author Selma Lagerlöf
The Author Selma LagerlöfWikimedia Commons, Public domain — Carl Larsson

Pourquoi vous ne vous êtes jamais mariée ?

C'est une vraie question, et je vais te répondre franchement. À mon époque, une femme qui se mariait devait souvent tout abandonner pour son mari et sa maison. Moi, je voulais écrire. Écrire prend tout ton temps, toute ta tête, tout ton cœur. J'ai choisi de rester libre pour garder ma plume à moi. Ça paraissait audacieux, presque scandaleux, pour une dame de mon temps. Mais grâce à ce choix, j'ai pu voyager, jusqu'en Italie, et travailler quand je voulais. Je ne regrette rien. Chacun doit trouver le chemin où il respire le mieux.

J'ai choisi de rester libre pour garder ma plume à moi.

Une journée à écrire, ça ressemblait à quoi pour vous ?

Le matin, je me levais tôt, quand la maison était encore silencieuse. Un peu de pain, de beurre, une tasse de café, et je m'installais. C'est le moment où ma tête était la plus claire. Je trempais ma plume dans l'encrier — à mon époque, on écrivait à la main, lettre après lettre. L'après-midi, je marchais dans les jardins et les forêts de Mårbacka. Le grand air me donnait des idées. Le soir, je lisais, ou j'écrivais des lettres à mes amis. Écrire, ce n'est pas un éclair de génie. C'est du travail patient, chaque jour, comme un jardinier soigne ses plantes.

Écrire, ce n'est pas un éclair de génie, c'est du travail patient chaque jour.

Si on se souvient de vous aujourd'hui, qu'est-ce que vous aimeriez qu'on retienne ?

Quelle belle question, mon enfant. J'aimerais qu'on se souvienne que les histoires comptent. Celles de ma grand-mère, près du feu, valaient autant que les grands livres savants. J'ai pris les légendes de mon Värmland, les contes merveilleux, les oies sauvages, et j'en ai fait des livres lus dans le monde entier. Si une petite fille de la campagne a pu monter sur la scène du Nobel, alors toi aussi tu peux rêver grand. Garde tes histoires, écoute celles des vieux, et raconte-les à ton tour. C'est ainsi qu'on reste vivant bien après sa mort.

Garde tes histoires, écoute celles des vieux, et raconte-les à ton tour.
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Cette interview imaginaire a été générée par intelligence artificielle à partir des sources documentées dans la fiche de Selma Lagerlöf. Elle met en scène ce que la figure aurait pu dire à partir de ce que nous savons d'elle, mais ne constitue pas un propos historique attesté. Pour les sources primaires et la documentation factuelle, consultez la fiche complète.