Interview imaginaire

Interview imaginaire avec Victor Hugo

par Charactorium · Victor Hugo (1802 — 1885) · Lettres · Politique · 5 min de lecture

Interview imaginaire générée par IA à partir de sources documentées.

Ce matin-là, deux élèves de 5e en classe découverte poussent la porte de la maison de la place des Vosges. Un vieux monsieur à la barbe blanche les attend, l'œil malicieux. Il s'appelle Victor Hugo, et il a accepté de répondre à toutes leurs questions.

C'était comment, Paris, quand vous étiez jeune ? Il y avait beaucoup de pauvres ?

Tu sais, mon enfant, le Paris de ma jeunesse n'avait rien d'une carte postale. Imagine des ruelles étroites, sombres, où l'eau sale coulait au milieu. Et partout, des gens qui avaient faim. En 1832, un soulèvement a éclaté dans le quartier de la rue Saint-Méry. J'étais là, dans la rue, et j'ai vu les barricades, les coups de fusil, le sang sur les pavés. J'ai vu des enfants maigres, des femmes qui mendiaient. Ça m'a serré le cœur. Je me suis dit : il faut que je raconte ça. Beaucoup plus tard, ces images sont devenues Les Misérables. On n'invente jamais la misère. On la regarde, et on s'en souvient.

On n'invente jamais la misère. On la regarde, et on s'en souvient.

Pourquoi vous avez écrit un roman entier sur une cathédrale ?

Bonne question ! Quand j'étais jeune, on ne respectait plus les vieilles églises. La cathédrale de Paris, Notre-Dame, tombait en ruine. On cassait ses pierres, on bouchait ses fenêtres. Ça me rendait triste. Imagine qu'on laisse pourrir la plus belle chose de ta ville, sous tes yeux. Alors en 1831, j'ai écrit un roman avec Quasimodo, le sonneur de cloches, et la pierre est devenue un personnage à part entière. Je voulais que les gens relèvent la tête et regardent ce trésor au-dessus d'eux. Et tu sais quoi ? Ça a marché. Après mon livre, on a commencé à réparer les vieilles cathédrales. Un livre peut sauver des pierres.

Un livre peut sauver des pierres.

Vous pensiez que les livres étaient plus forts que les bâtiments ?

Ah, c'est exactement ce que je crois ! Dans mon roman, il y a une phrase que j'aime beaucoup : « Ceci tuera cela. Le livre tuera l'édifice. » Je m'explique, parce que ça paraît mystérieux. Pendant des siècles, les hommes racontaient leurs idées en bâtissant des cathédrales géantes. C'était leur façon d'écrire dans le ciel. Mais ensuite est arrivée l'imprimerie, cette machine qui copie les mots sur du papier. Imagine : avant, il fallait des années pour graver une idée dans la pierre. Avec l'imprimerie, mille livres en quelques jours ! Les idées sont devenues légères, voyageuses. Une cathédrale reste à sa place. Un livre, lui, traverse les mers.

Une cathédrale reste à sa place. Un livre, lui, traverse les mers.

C'est qui, Jean Valjean ? Pourquoi tout le monde le connaît ?

Jean Valjean, c'est le héros des Misérables, mon grand roman de 1862. Imagine un homme qui vole un simple pain parce que les enfants de sa sœur ont faim. Pour ce pain, on l'enferme des années au bagne. Quand il sort, tout le monde le rejette, comme un chien galeux. Et pourtant, cet homme va devenir bon, généreux, presque un saint. Je voulais montrer une chose simple : ce n'est pas la prison qui fait l'homme mauvais ou bon, c'est son cœur. La société condamne trop vite les pauvres. Moi, je voulais leur tendre la main à travers une histoire. C'est pour ça qu'on lit encore Jean Valjean partout dans le monde.

Ce n'est pas la prison qui fait l'homme, c'est son cœur.

Vous étiez vraiment contre la peine de mort ? Pourquoi ça vous touchait autant ?

Oui, et de toutes mes forces, toute ma vie. Tu sais, dès 1829, j'ai écrit un petit livre, Le Dernier Jour d'un condamné. J'y fais parler un homme qui va être exécuté, heure par heure. J'ai écrit cette phrase terrible : « Un condamné à mort, c'est un homme auquel on a coupé les jambes et auquel on dit : marche ! » Imagine ça : on punit quelqu'un, puis on lui demande l'impossible. Couper la tête d'un homme, ce n'est pas réparer le mal qu'il a fait. C'est juste ajouter une mort à une mort. Je trouvais ça barbare, indigne d'un pays civilisé. Alors j'ai pris ma plume comme on prend un bouclier.

Couper une tête, ce n'est pas réparer le mal. C'est ajouter une mort à une mort.
Tableau de Victor Hugo par Jean-Loup Othenin-Girard
Tableau de Victor Hugo par Jean-Loup Othenin-GirardWikimedia Commons, CC BY-SA 4.0 — Jean-Loup Othenin-Girard

Vous en avez parlé devant les hommes politiques ? Ils vous écoutaient ?

Oui ! En 1848, j'étais élu, je siégeais à l'Assemblée, là où on fait les lois. Je me suis levé devant tous ces messieurs en costume, et j'ai défendu la vie des condamnés. J'ai dit que « la mort n'est pas une punition, c'est une négation ». Cela veut dire qu'en tuant un homme, on n'éduque personne, on efface tout, c'est fini. Tous n'étaient pas d'accord, crois-moi. Certains me regardaient en ricanant. Mais je m'en moquais. Quand tu crois à une chose juste, tu la répètes, même seul, même mille fois. C'est lent, le progrès. Une idée juste, c'est comme une graine : il faut parfois cent ans pour la voir devenir un arbre.

Une idée juste, c'est une graine : il faut parfois cent ans pour la voir grandir.

C'est vrai que vous avez dû quitter la France ? Vous aviez fait quoi ?

Je n'avais rien fait de mal, mon enfant. C'est lui qui a mal agi. En 1851, un homme, Louis-Napoléon, a pris le pouvoir par la force, en piétinant la République. Moi, je l'ai combattu de toutes mes paroles. Du coup, je suis devenu dangereux pour lui, et j'ai dû fuir pour ne pas être arrêté. Je suis parti loin, sur une petite île au milieu de la mer, Guernesey. Imagine une maison battue par le vent, face aux vagues grises, à des heures de bateau de mon pays. J'y suis resté presque vingt ans. C'était dur, le mal du pays. Mais je préférais l'exil au mensonge.

Je préférais l'exil au mensonge.
Victor Hugo, Barrias
Victor Hugo, BarriasWikimedia Commons, CC0 — Wisi eu

Vous n'étiez pas trop triste, tout seul sur votre île ?

Triste, oui, parfois. Mais jamais vaincu. Sur mon rocher de Guernesey, j'écrivais à mon amie Juliette, et je lui disais : « Je suis en exil, mais ma pensée est libre. » Tu comprends, on peut enfermer mon corps sur une île, mais pas mes idées. Alors j'ai continué à écrire, encore plus fort. J'ai composé un recueil de poèmes féroces, Les Châtiments, en 1853, pour dénoncer celui qui avait volé la République. C'était mes flèches lancées par-dessus la mer. Et puis j'écoutais les vagues, je regardais l'horizon, et je travaillais. Un homme libre dans sa tête n'est jamais vraiment prisonnier.

On peut enfermer mon corps, jamais ma pensée.

Ça fait quoi de devenir si célèbre que tout le monde vous aime ?

Tu sais, c'est étrange et bouleversant à la fois. En 1841, on m'avait fait entrer à l'Académie française, ce club des grands écrivains. C'était un honneur. Mais le vrai bonheur est venu plus tard. En 1877, pour mon anniversaire, des centaines de milliers de Parisiens ont défilé devant ma maison, juste pour me saluer ! Imagine une foule immense, des chapeaux qu'on agite, des enfants sur les épaules de leur père, et tout ça pour un vieux monsieur à sa fenêtre. J'en avais les larmes aux yeux. Ce n'était pas moi qu'ils aimaient, au fond. C'était la liberté, c'était le peuple qui se reconnaissait dans mes livres.

Ce n'était pas moi qu'ils aimaient : c'était la liberté.

Et après votre mort, qu'est-ce que vous aimeriez qu'on garde de vous ?

Quelle belle question pour finir. Quand je partirai, je le sais, on me fera de grandes funérailles, et on me déposera au Panthéon, là où la France honore ses grands hommes. Mais les honneurs, vois-tu, ça ne dure qu'un jour. Ce que je veux laisser, c'est autre chose. Je veux qu'un enfant comme toi, dans cent ans, ouvre Les Misérables et se dise : « Je ne dois jamais mépriser un pauvre. » Je veux qu'on continue à défendre les faibles et à détester l'injustice. Mes livres ne sont pas faits pour rester sur une étagère. Ils sont faits pour te rendre meilleur. Voilà mon vrai tombeau : ton cœur.

Mon vrai tombeau, ce ne sont pas les pierres : c'est ton cœur.
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Cette interview imaginaire a été générée par intelligence artificielle à partir des sources documentées dans la fiche de Victor Hugo. Elle met en scène ce que la figure aurait pu dire à partir de ce que nous savons d'elle, mais ne constitue pas un propos historique attesté. Pour les sources primaires et la documentation factuelle, consultez la fiche complète.